Lorsqu’on marche en forêt, on doit garder l’oeil ouvert

Nos forêts croulant sous la neige semblent beaucoup plus calmes et désertes qu’elles ne le sont lors de la période estivale.  Plusieurs espèces ont en effet quitté vers des contrées plus chaudes.  Ou elles se sont assoupies dans l’attente du temps doux.

Dans un tel contexte de quiétude et de silence, j’ai tendance à partir dans ma tête, jonglant avec une idée ou une autre.  Mon attention s’étiole par le fait même.  Ce qui n’est pas toujours la chose à faire.  Car tout autour de moi, la vie est là, malgré le froid.

Cette semaine, je me déplaçais en forêt, les yeux tournés vers la cime des arbres.  J’espérais repérer une chouette, une buse ou un hibou.  C’est pourtant à la hauteur de mes pieds que la vie s’est animée.

Tout juste devant moi, j’ai vu quelque chose qui a remué.  C’était un animal sous la neige.  Quelle ne fut pas ma surprise de voir apparaître un cerf de Virginie!

Les cerfs dorment à même le sol.  Lorsqu’il neige, ils sont recouverts de neige.  Et deviennent très difficiles à repérer.  C’est vraiment à la dernière minute que je l’ai aperçu celui-là.

En se levant, il s’est secoué pour faire tomber la neige qui le recouvrait.  Il s’est ensuite tourné vers moi et m’a fait une grimace.  Une façon comme une autre de me signaler que je l’avais réveillé 😉

 

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Une journée parmi les cerfs!

L’hiver, je fais surtout de la photo dans la région de Chaudière-Appalaches et de Montréal.  Ce sont des régions où l’on retrouve de fortes populations de cerfs de Virginie.

Mais il y a une différence de taille entre les deux régions quand on parle de photographie.  Près de Montréal, les cerfs sont habitués à la présence de l’humain.  Ils sont plus facilement approchables que là où se trouve ma maison du fond des bois, c’est-à-dire dans Chaudière-Appalaches.  Là, les approcher est à toutes fins utiles impossibles.  Il faut absolument consacrer plusieurs heures à l’affût pour espérer les apercevoir.

Parce que j’aime bien investir mes énergies au bon endroit, je mise donc sur la photo de lièvres et de gélinottes lorsque je suis dans Chaudière-Appalaches et sur la photo de cerfs quand je suis à Montréal.

Hier, j’ai eu l’occasion de me rendre dans les boisés de la périphérie de Montréal.  Mon objectif était de réaliser des images de cerfs dans des paysages d’hiver.  J’espérais que certains d’entre-eux arboreraient encore leur panache (les cerfs perdent leurs bois durant l’hiver).  J’ai été chanceux!  Plusieurs d’entre-eux les avaient encore.

Ce n’est quand même pas parce que les cerfs sont dans la région de Montréal habitués à entendre et voir les humains que la photo devient du même coup extrêmement facile.  Les cerfs ne tolèrent pas qu’on s’approche trop d’eux.  Un geste un peu trop brusque, une branche qui craque trop fort, et pouf, ils détallent comme…des lièvres!

Avec beaucoup de patience, je suis tout de même parvenu à m’approcher suffisamment d’eux, hier, pour réaliser quelques photos qui me plaisent.

En plus, il s’est un moment donné mis à neiger.  J’aime beaucoup les photos exposant des scènes hivernales. Avec la neige qui tombe, c’est encore mieux. Pour les cerfs de Virginie, je trouve que c’est encore plus vrai!

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Pour réaliser ces photos, j’ai travaillé à l’approche, caméra à la main.  J’ai utilisé une Sony A6000 avec l’objectif Sony 70-200mm.