Scènes de chasse

Ce que j’apprécie tout particulièrement en macrophotographie, c’est la facilité relative avec laquelle nous pouvons observer des comportements animaliers; comportements animaliers que je recherche toujours activement lorsque je me retrouve sur le terrain pour la photo.

Quand on se concentre sur les mammifères ou les oiseaux, observer des sujets qui agissent naturellement, c’est franchement plus difficile.  Les insectes et autres dignes représentants de la micro-faune sont, eux, plus généreux à ce chapitre.

Depuis quelques jours, les marguerites commencent à éclore sur les terrains que je fréquente assidûment.  Procurant bien du plaisir à l’oeil qui se fixe dans leur direction puisqu’il s’agit d’une fort belle fleur.  Mais en ce qui me concerne, c’est davantage un autre objectif qui me convainc de les examiner de si près, ces dites fleurs.  Je sais que misumena vatia les apprécie tout particulièrement pour y tendre des affûts.  Et misumena donne toujours naissance à des photos intéressantes.  Alors donc…

Quand on sait cela, il est évident qu’on se rapproche de la possibilité d’observer cette espèce d’araignée-crabe en chasse en examinant les marguerites des alentours.

Mais pour accroître mes chances, j’ai quand même un petit truc.  Je recherche les marguerites qui présentent des pétales qui semblent attachées les unes avec les autres.    C’est que misumena les colle ensemble afin de se faire une cachette d’où elle attend que passe une proie à sa portée.

Ces jours-ci, j’ai plusieurs fois eu la chance d’observer la chasse de cette espèce d’araignée spectaculaire grâce à ce petit truc tout simple!

Publicités

L’araignée-sauteuse la prédatrice

Depuis que je me suis installé au Camping de la Mer, à Pointe-Lebel, j’explore les buissons des environs.  Caméra à la main.  Dans ce coin-ci, des insectes, il y en a à profusion. De belles occasions pour faire de la macro!

Ce soir, je me suis contenté de m’assoir près d’une talle de fougères tout près de ma roulotte.  Je regardais ce qu’il y avait là.  Et il y en avait suffisamment, des insectes je veux dire, pour me constituer une collecte de photos digne de ce nom.

Parmi les sujets intéressants du jour, il y avait cette petite araignée-sauteuse.  J’en ai posées plusieurs alors que je passais du temps dans le Boisé du Tremblay, mais ici, sur la Côte-Nord, c’était la première fois que j’en voyais une.  Et pour une première, je fus gâté.

Un moustique s’est posé tout juste à côté d’elle.  Elle ne fit ni une ni deux et elle s’empara de lui.  Trop rapidement pour ma caméra, mais bon.  Je pus quand même réaliser plusieurs photos de la scène.  Donc certaines en utilisant la fameuse lentille Mitakon super macro dont je vous parle depuis quelques articles déjà (les autres ont été réalisées avec une lentille macro 90mm).  En augmentant la vitesse d’obturation ce soir, je suis parvenu à réaliser des images que j’aime bien avec cette lentille.

Demain, je sorirai à nouveau cette lentille super macro, mais avec trépied et télécommande.  Ça devrait enfin régler mon problème de flou de bougé.

Voici les autres photos de la collecte du jour:

Il faut payer le prix!

Le marais est actuellement envahi par les moustiques.  Il suffit de marcher dans l’herbe haute pour faire lever des nuées de moustiques qui ne manquent pas de s’attaquer à nos chairs tendres.

Prendre des photos en macro, dans ces conditions, ce n’est pas de la tarte.  Le temps pris pour faire le focus sur l’oeil d’un insecte et voilà qu’une horde de moustiques a déjà commencé à nous piquer.

Mais n’en demeure pas moins que le temps est fructueux pour la macro.  Les insectes sont enfin bien présents.  Dans une belle diversité.

Aujourd’hui, j’ai eu le bonheur de photographier l’une des espèces d’araignées-sauteuses que l’on trouve au Québec.  Il y en a 43 espèces au Québec.

Je peux me tromper, mais je crois que c’est une araignée Erin flava que j’ai posée.

Ce sont ces araignées qui ont la meilleure vision dans le monde des arthropodes.  Et pour cause, avec de tels yeux, on comprend facilement qu’elles doivent bien voir ce qui se passe autour d’elles.

Grâce à leur vision fine, ces araignées sautent sur leurs proies.  Ou pour échapper à leurs prédateurs.  Étant donné l’importance de la vue dans leur vie, ce sont des araignées diurnes.  Et plutôt petites.

On dit qu’elles pourraient apercevoir un mouvement qui s’effectue à deux mètres d’elles!

Voici le reste de ma récolte d’aujourd’hui: