Rencontre inoubliable

Lors du tournage de notre documentaire Québec profond, il est arrivé toutes sortes de choses toutes plus marquantes les unes que les autres.  Mais parmi toutes celles-là, notre sortie aux phoques gris à l’île Bonaventure restera marquée dans nos esprits à jamais.

C’était en 2016.  La météo était clémente.  Et nous avons pu nous rendre aisément à l’île, en partant du port de l’Anse-à-Beaufils.

Arrivés sur le site, plusieurs dizaines de phoques gris nous attendaient.  Je dirais environ 75 à 100.  Sous l’eau, ils ne sont pas tous venus nous rendre visite.  Mais une bonne dizaine se sont approchés de nous, alors que deux ou trois se sont même risqués à entrer en interaction avec nous.

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Normalement, je suis contre le fait de toucher les animaux sauvages.  Mais ceux de l’île Bonaventure sont tellement habitués à la présence des plongeurs qu’ils viennent d’eux-mêmes jouer avec nous.  Je n’aime pas ça.  Mais bon, une fois n’est pas coutume.

Surtout que les phoques deviennent parfois franchement intenses.  Cette fois-là, l’un d’eux à mis notre gopro dans sa gueule.  Alors que d’autres tentaient de mordre le dôme de ma caméra.

Les images obtenues pour les film étaient franchement spectaculaires.  Nos souvenirs encore davantage!

Pour voir à quoi ça ressemble quand je filme des phoques gris, au Québec, visionnez cette vidéo!

 

 

 

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Docu sur le St-Laurent: la bande-annonce

Ça fait quand même longtemps que j’en parle.  Et ça arrive enfin.  Notre film sur le Saint-Laurent marin sera diffusé le 25 avril sur les ondes de Canal D.  Il sera ensuite diffusé à quelques autres reprises durant la même semaine.

Pour vous faire patienter, je vous propose de visionner la bande-annonce!

QUÉBEC PROFOND | Bande annonce officielle from Catbird Productions on Vimeo.

 

Le Saint-Laurent, l’hiver

Depuis 10 ans maintenant, je multiplie les plongées dans les profondeurs du Saint-Laurent. Et je suis toujours étonné de constater que bien des animaux qui s’y trouvent, et qui vivent bien souvent à quelques centaines de mètres seulement de nos maisons, demeurent profondément méconnus.  Méconnus de tous, et même des biologistes et océanographes!

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Pour essayer de comprendre un peu mieux ce milieu de vie spectaculaire que je fréquente assidûment une bonne partie de l’année, j’ai acheté les guides disponibles sur le marché.  En fait, je me suis procuré « le » guide car il y en a vraiment qu’un seul, celui de Pierre-Henry Fontaine.  Je consulte régulièrement ce livre intitulé Beautés et richesses des fonds marins du Saint-Laurent.  M. Fontaine a plongé des décennies durant dans ces eaux et en a rapporté des informations précieuses.  Son guide l’est par conséquent tout autant.  Mais il demeure incomplet.  Comme le sont tous les livres du monde.

Ce qui fait que chaque été, je croise la route d’animaux que je ne connais pas et qui ne figurent pas dans ce guide.  Ou j’assiste, sous les flots, à des comportements que je ne pourrais expliquer, et ce, parce qu’ils ne le sont dans aucun livre.

Afin de m’aider à mieux comprendre la vie qui s’installe dans la colonne d’eau du Saint-Laurent, je me suis dernièrement procuré le magnifique ouvrage de Christian Sardet et édité par l’Ulmer.  Le titre:  Plancton.  Aux origines du vivant.  C’est grâce à ce livre que j’ai pu identifier les appendiculaires qui foisonnaient dans les eaux du Saint-Laurent, l’été dernier.  Il a enrichi considérablement mes connaissances eu égard à ce grand fleuve car il traite d’animaux que passe sous silence le guide de Pierre-Henry Fontaine. Mon arsenal de connaissances s’est enrichi, mais ça demeure seulement deux livres quand même.

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J’explore le Saint-Laurent au cours des mois « chauds ».  C’est-à-dire du mois de mai au moins d’octobre.  On dit chaud, mais ce ne l’est pas vraiment.  La température de l’eau est en moyenne de zéro à quatre degrés.  Je n’ai plongé qu’une seule fois l’hiver dans le Saint-Laurent.  Et à cette saison, le Saint-Laurent demeure encore plus méconnu qu’il ne l’est l’été.

Heureusement, une équipe de recherche s’affaire ces jours-ci à étudier le Saint-Laurent, l’hiver.  Pour plus de détails, on peut lire cet article:

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Des étoiles comme des racines

À chaque anfractuosité que l’on croise lorsque l’on évolue sous les flots du Saint-Laurent, on observe d’étranges racines.  On se demande alors bien quelle plante peut trouver confortable de pousser ainsi sous les pierres, les pattes en l’air.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’une plante. Mais d’une étoile de mer.  Une fragile étoile de mer que l’on appelle ophiure pâquerette.

Celle-ci se protège sous les pierres en laissant dépasser ses pattes.  De la sorte, elle peut capturer des petits crustacés, des débris organiques ou de petits vers dont elle se nourrit et qui passerait par là.

Cette étoile est fort abondante dans le Saint-Laurent.  Mais on ne la voit pratiquement jamais dans son entièreté.  À moins de déplacer des pierres.  Mais ce faisant, on met en péril la micro-faune qui s’y abrite.  Alors vaut mieux ne pas le faire.

Un jour ou l’autre, il y aura bien une ophiure qui acceptera de sortir d’elle-même de sa cachette pour qu’on l’observe plus attentivement, dans toute son entièreté.

Un trio de rorquals à bosse

Hier, je dois bien le dire, nous avons vécu une journée en mer mémorable.  Le Saint-Laurent était d’un calme olympien.  Sans vagues.  Le soleil était au rendez-vous.  Ce qui permettait d’admirer ce cours d’eau de la plus belle façon qui soit.

Et les rorquals à bosse étaient présents!  Un trio de ces animaux impressionnants croisaient allègrement la route du zodiac.  De si près que nous recevions en plein visage l’humidité produite par leur respiration!

Je les voyais sur le sonar.  Elles plongeaient jusqu’à une profondeur de 130 mètres!

Parmi le trio de cétacés, il y avait un veau.  Depuis quelques décennies, les rorquals à bosse qui fréquentent le Saint-Laurent sont de moins en moins souvent accompagnés de veaux.  Cela inquiète les biologistes qui suspectent des problèmes de reproduction chez cette espèce qui fut grandement malmenée, jadis, par les baleiniers.  Des dizaines de milliers de rorquals à bosse ont été tués au XXe siècle pour en extraire une huile qui permettait d’allumer des réverbères ou de lubrifier des machines capricieuses.

Pour en savoir plus sur les problèmes qui semblent affecter cette baleine, les biologistes de la station de recherche de Mingan ont débuté une opération consistant à prélever des échantillons de gras sur le dos des femelles rorquals à bosse.  Question de connaître leur état de santé et de vérifier si elles sont enceintes.  On aura des nouvelles de tout ça dans les prochaines années, j’imagine.

Cela étant dit, voir un veau tout juste devant notre zodiac ne nous permet assurément pas d’être rassurant par rapport à l’avenir de cette baleine, mais ça reste quand même une bonne nouvelle.  Et ce fut un spectacle tellement extraordinaire!

 

Qui a vu le loup?

L’eau a maintenant repris sa teinte verdâtre.  À cause d’une belle couche de phytoplancton qui vient de reprendre possession des lieux.  Les fonds marins du Saint-Laurent sont par conséquent moins lumineux qu’au cours des derniers jours.  Et cela plaît grandement aux poissons.

Ils étaient beaucoup plus nombreux sur mes sites de plongée, hier.  Il faut dire que j’ai amené mon ami plongeur à l’un de mes endroits de prédilection.  Là où je croise toujours la route de gros chaboisseaux, de gros sébastes et de grosses morues.

Il est aussi possible d’y observer mon espèce fétiche dans le Saint-Laurent:  le loup Atlantique!

C’est un poisson qui peut mesurer jusqu’à tout près de deux mètres de long.  Il a une gueule puissante.  Et des dents broyeuses.  Ça lui est bien utile puisque le loup dévore crabes et oursins!

D’ailleurs, pour trouver sa cachette, il suffit de regarder devant les amoncellements de pierres pour apercevoir les restes de ses proies.  Quand on voit beaucoup de pattes de crabes dans un secteur qui se trouve assez creux, c’est souvent le signe que le loup atlantique se trouve dans les parages.

Trop souvent, cette espèce m’est impossible à photographier.  Le poisson aime rester bien caché tout au fond de sa cachette.  Le plongeur peut le voir, avec sa lampe.  Mais pour faire une belle photo, c’est une tout autre histoire.  C’est probablement pour ça que je ne vous présente pas beaucoup de photos de loups sur mon blogue.  Et ce, même si j’en vois assez souvent.

Mais hier, j’ai eu de la chance.  Un beau gros loup a croisé ma route.  Et il était sorti de sa cachette!  Ça m’a permis de le photographier comme je le voulais.

Le loup a souffert au fil de ans, au point de se faire classer sur la liste des espèces en péril.  Il se retrouvait régulièrement parmi les prises accidentelles des pêcheurs commerciaux.

J’ai aussi découvert sur ce site une belle colonie de vers de type branchiomma.  L’animal se construit un tube pour se protéger et il laisse flotter dans le courant un genre de balai qui lui permet de capturer ses proies.  Il les entraîne par la suite vers sa gueule.

Les eaux du Saint-Laurent sont tellement riches que même des colonies de parasites se forment dans les yeux des poissons.  Ce pauvre chaboisseau en avait tellement que ça devait finir par affecter sa vision.

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La suite de la collecte du jour:

De l’eau toujours aussi claire!

Décidément, le Saint-Laurent est généreux avec moi cette année.  Depuis des semaines, l’eau est cristalline!  Très froide, certes, mais ça demeure parfait pour faire de la photo sous-marine.

En fin de semaine dernière, j’avais des clients avec moi.  Ils ont découvert avec bonheur les fonds marins du secteur de Baie-Comeau.  Et j’étais heureux de leur montrer les coins que je préfère!

Pour la photo, c’était aussi super.  sur l’un de mes sites, les petites poules de mer pullulaient.  Ce poisson, pas plus gros qu’un raisin, a des nageoires pelviennes que l’évolution a transformé en ventouses.  Le poisson nage difficilement. Il est drôle de le voir se déplacer. On peut ainsi comprendre qu’il préfère se fixer plutôt à la roche, attendant que les éléments du plancton passent tout juste devant son nez pour s’en nourrir.

Ce n’est pas un poisson si facile que ça à photographier.  Il est souvent fixé dans des endroits difficiles d’accès pour la caméra.  Et il a tendance à remuer toujours au moment où l’on s’apprête à appuyer sur le déclencheur.

 

Les stichées arctiques étaient également très présentes sur le site en question.  Le poisson est beaucoup plus fringant que la petite poule de mer, mais il se laisse plus facilement approcher, je trouve, que cette fameuse petite poule.

 

L’ulvaire deux-lignes, poisson plutôt nocturne, semblait se demander quel était tout ce remue-ménage devant sa cachette.  Il est ainsi sorti pour m’observer.  J’en ai profité pour lui tirer le portrait.

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Tout autour de moi les bébés bernard-l’ermite pourchassaient leur prochain repas.

Tout un défi de mettre le focus sur le bon oeil de ces sujet qui ne mesurent que quelques centimètres!

 

Les buccins semblaient quant à eux moins préoccupés par la nourriture que par la reproduction…

 

Et la suite de la collecte de la fin de semaine:

 

Deux jours en mer

Les derniers jours, je les ai passés sur le Saint-Laurent, à conduire des plongeurs sur mes sites de plongée.  Le beau temps était au rendez-vous.  La visibilité sous les flots du grand fleuve était belle.  Les plongeurs étaient ravis.  Moi aussi.

J’adore conduire des plongeurs sur mes sites de plongée.  Pour leur faire découvrir les splendeurs du Saint-Laurent.  Mais aussi, je dois bien le dire, parce que ça me laisse toute la liberté pour vaquer à mes propres activités de photo sous-marine, tout juste à côté d’eux.

Dans mon secteur, la plongée est quand même facile.  Il n’y a pas de courant.  Pas vraiment de problèmes de vagues puisqu’on peut toujours trouver une baie où se mettre à l’abri.  Il n’y a que le froid qui transforme certaines plongées en défi.  Mais les plongeurs sont équipés en conséquence.

Cette semaine, l’eau était très froide.  Autour du degré celsius.  Mes mains tenant ma caméra ont souffert.  Mais j’ai quand même pu prendre plusieurs photos dont je suis content.

Pour l’une des deux journées, j’ai sorti mon attirail macro.  J’étais entre autres à la recherche de nudibranches. Et j’en ai vus en quantité!

Le nudibranche est une genre de limace marine.  Il y en a quelques espèces dans le Saint-Laurent.  Ce qui m’étonne avec cet animal, c’est qu’il est en mesure de consommer le venin des anémones pour le placer par la suite dans les excroissances qu’il a sur son dos pour sa propre protection.  Ce tour de force demeure mystérieux.

J’ai aussi croisé un concombre de mer qui se nourrissait.  Cet animal, qui ressemble à un ballon de football, déploie ses bras dans le courant.  Il attend patiemment que des éléments du plancton s’empêtrent dans ses filets.  Il fait ensuite pénétrer ses bras dans sa bouche, pour « lécher » ses doigts.  Tout ça se passe bien lentement, il va sans dire!

Avec la macro, ce que j’aime bien, c’est de voir tous ces détails qu’on ne voit normalement pas vraiment à l’oeil nu.

Parlant d’oeil, c’est une belle technique, la macro je veux dire, pour capter le regard des crabes communs et crabes araignées qui pullulent dans le Saint-Laurent.

C’est aussi une belle technique pour observer les crevettes striées de près.  Elles ne mesurent que quelques centimètres.

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Le départ, c’est pour bientôt

Dans quelques semaines, je quitterai la métropole montréalaise pour ma roulotte installée sur un camping sur le bord du Saint-Laurent marin.; à Pointe-Lebel, près de Baie-Comeau, pour être plus précis.  Ma mission:  collecter des images sous-marines!

Je suis en pourparlers avec des chaînes télés afin de lancer de nouveaux projets concernant le Saint-Laurent marin.  Tout ça devrait se concrétiser dans les prochaines semaines.  Je vous tiendrai au courant.

Mais une chose demeure, et c’est que cet été, je ne serai pas en production. Ce qui pointe à l’horizon, c’est un contrat en développement.  Ça veut dire que je serai en exploration et en rédaction de scénarios.  C’est le bout que j’aime le plus parce que ça laisse toute la place à la découverte et à l’imagination!

Comme je ne serai pas en production, j’aurai dans les prochaines semaines un peu plus de temps pour la photo que l’été dernier.

L’été dernier, nous devions tourner les images de surface et les images sous-marines dont nous avions besoin pour notre film qui sera diffusé en 2018 sur les ondes de Canal D.  Ç’a a pris tout mon temps.  Je n’ai pris conséquemment que très peu de photos.  Tant sous l’eau que dans les immenses forêts de la Côte-Nord.

Il en ira autrement au cours des prochaines semaines.  Parmi les espèces qui retiennent tout particulièrement mon attention cette année, il y a les baleines, les loups atlantiques, les grosses poules de mer et les nudibranches.  Je plongerai régulièrement aussi avec Jeffrey Gallant, le spécialiste des requins du Québec.  Nous tenterons de forcer la rencontre avec le mythique requin du Groenland. Ça, c’est pour le sous-marin.

À la surface, je veux me relancer dans l’ultra macro.  Les insectes de la Côte-Nord sont fort peu observés.  Ça me tente de vous les faire découvrir avec moi.  Mais je veux aussi m’attaquer aux mammifères.  Les ours particulièrement.  Je vous ferai part de mes stratégies pour les observer et les poser.

Mais d’ici là, il me reste des préparatifs à compléter.

Je dois compléter la préparation du zodiac et nettoyer et bien préparer mon caisson sous-marin pour les découvertes sous-marines.

Je travaille avec un caisson Aquatica.  À l’intérieur, j’y place ma Sony A7Sii.  Et j’utilise tant le dôme pour ma lentille Sony 16-35mm que le port macro pour ma lentille Sony 90mm.  J’ai un strobe Ikelite DS 161 pour la photo, mais qui ne fonctionne pas en ttl avec le caisson Aquatica.  Ça veut dire que je dois ajuster manuellement la puissance du faisceau lumineux du flash lorsque je l’utilise sous l’eau.  C’est un peu plus de manipulations qu’en ttl, mais ça fonctionne quand même bien.   Sinon, j’utilise les lampes Sola.  J’ai une 8000 et une 3000.  Elles me sont indispensables pour faire de la vidéo au fond du Saint-Laurent.

Lorsque je capte des images pour la télé, j’utilise un enregistreur Shogun externe.  Il est placé dans un caisson Nauticam.  Ça me permet de tourner en 4K pro res 4-2-2.  Dit plus clairement, c’est du 4K presque pas compressé.  Ça donne des images superbes, mais mautadit que ça prend de l’espace sur un disque dur.  À la fin d’une journée en mer (et je ne plonge que très rarement plus de deux fois par jour), je me ramasse avec des images qui pèsent 300-400 gig.

 

On prépare le zodiac

Le printemps a beau nous laisser sur notre faim, il n’en demeure pas moins que je dois quand même préparer le zodiac pour la prochaine saison de photo sous-marine.

En juin, je quitterai la métropole montréalaise pour m’installer dans notre roulotte, sur le bord du Saint-Laurent.  Ma mission?  Témoigner de la beauté de ce grand fleuve à l’aide de ma caméra.

L’an dernier, je n’ai pratiquement pas fait de photos sous-marines.  Tout mon temps était investi dans notre projet documentaire.  Maintenant que le film est à toutes fins pratiques terminé, je peux me concentrer sur d’autres projets.

Parmi eux, il y a la photo sous-marine.  Pour en faire un second livre.  Fort probablement.

Avec mes photos, je veux vous entraîner avec moi, via ce blogue, dans mon quotidien d’exploration du Saint-Laurent.  Par les années passées, je gardais davantage mes images pour mes projets de livre ou de film.  Cette année, bien sûr que je conserverai encore du matériel pour ces supports, mais je veux quand même vous partager des photos beaucoup plus régulièrement.  Pour que vous n’ayez pas à attendre quelques années avant de voir mon travail sur l’écran de votre téléviseur.

Mais pour faire de la photo sous-marine, dans le secteur qui est le mien (estuaire et golfe Saint-Laurent), ça prend un bateau.

Le mien, c’est un zodiac de 6 mètres.  Propulsé par un moteur Yamaha 115 forces.  Ce bateau me permet de faire de la distance et d’aller là où je sais que les animaux sont particulièrement intéressants à photographier.

L’hiver dernier, Patrice, Alex et moi avons complètement modifié le bateau afin qu’il soit plus pratique pour les tournages.  Cet été, j’attends encore des confirmations pour des projets de film, mais il est clair que le zodiac me sera bien utile pour la photo.

La présente préparation du bateau pour la saison qui vient n’est pas simple.  L’été dernier, le toit se faisait drôlement brasser sur les flots du Saint-Laurent.  J’effectue environ 100 sorties par été, et très souvent, dans de la bonne vague.  La structure d’acier du toit en a pris pour son rhume.  On a donc décidé de lui ajouter quelques renforts.  Ça veut dire qu’on a dû retirer le toit du bateau.  Et souder les nouveaux renforts.   Prochainement, je devrai sabler l’acier pour le repeindre.  Tout ça devrait prendre deux ou trois fins de semaines selon nos évaluations en temps toujours très fiables (bon, mettons plutôt 3-4 fins de semaine tout de suite 😉 ).

Ensuite, je devrai descendre à Baie-Comeau.  Pour aller chercher le camion et ensuite revenir à Montréal pour cueillir le bateau.  Et retour à Baie-Comeau jusqu’en septembre!

Que de travail tout ça.  Mais explorer le Saint-Laurent me passionne tellement que ces tâches ne me sont pas lourdes du tout!