Le cri du renard

Un jour de la semaine dernière, après mon boulot d’écriture, j’ai eu le goût d’aller voir ce qui arrivait de bon avec mes renards.

Arrivé sur place, je m’installe et l’attente commence. Interminable. Rien ne se passe. Je décide par conséquent d’aller dans un autre secteur où je sais qu’un renard est installé.

En m’y rendant, je tombe directement sur le renard qui se nourrit au champ. Je me penche et m’installe, sans avoir bien sûr l’opportunité de bien me cacher. Je constate qu’il a déjà une proie. Ça tombe bien, ça monopolise entièrement son attention. Et il ne me remarque pas.

Une fois le repas terminé, il se tourne en ma direction. Et il aperçoit la grosse masse que je suis et qui n’a pas eu le temps de se cacher.

Bien sûr, le renard comprend que ce n’est pas normal. Il détalle en direction de la forêt. Arrivé à la lisière, il s’arrête net, se sentant suffisamment en sécurité en pareille position pour examiner plus attentivement la grosse masse blanche que je suis.

Et quelle fut ma surprise quand il s’est mis à japper (glapir) en ma direction! Quel moment!

Pour écouter le fameux cri du renard:

 

Publicités

Le contact est établi!

Depuis une semaine, je fréquente un secteur où j’aperçois fréquemment des renards.  Les premiers jours, je n’en voyais jamais plus d’un en même temps.  J’étais tout de même sous l’impression qu’il y avait là plus d’un renards.

J’en ai eu la confirmation hier alors que j’ai aperçu non pas deux, mais trois renards en même temps.  Une famille est établie dans le secteur, ce qui me permet de réaliser des photos intéressantes de ce canidé extraordinaire!

renard trio

Parce que je vais régulièrement sur ce site, et que je m’installe pas mal aux mêmes endroits pour les affûts, le contact est en train de s’établir entre ces renards et moi.  Hier, quand je suis arrivé sur place, des crottes de renard se trouvaient à l’endroit où je fais souvent des affûts.  C’est un signe qui ne ment pas. Les renards m’ont de la sorte signifié qu’ils comprennent mon manège et que ça les dérange de moins en moins.  Ils commencent à m’accepter dans leur environnement! D’où la plus grande proximité que je suis en train d’avoir avec eux pour réaliser mes photos.

Ce nouveau contexte me permet d’assister à des comportements aussi.  Je vois les renards jouer et chasser devant moi.  Ils sautent dans les airs pour mieux se projeter à travers la couche de neige.  C’est comme ça qu’ils attrapent les campagnols qui circulent sous la neige.

Mais ils dorment aussi devant moi!

Ces moments que je passe avec les renards sont privilégiés.  Ils m’apaisent et me redonnent un peu d’espoir pour la suite du monde.  J’y retourne dans quelques jours.  De nouvelles images suivront!

* Pour réaliser mes photos, j’utilise un boîtier Sony A77ii.  Je monte dessus le téléobjectif Tamron 150-600mm.  Je ne vais jamais au-delà de 500mm, car la qualité des images réalisées se dégrade par la suite.

Renards à l’affût

La semaine dernière, j’ai exploré un secteur qui me semblait prometteur pour les photos de renards.  Le champ, car c’est d’un champ dont il est question, était tout juste à côté d’une petite forêt urbaine que fréquentent assidûment les renards.  Je pouvais difficilement me tromper!

Le champ, lui, attire particulièrement les renards pour les rongeurs qui y circulent et qu’il consomment goulûment.  Des pistes abondantes prouvaient que les renards apprécient ce champ.

Le premier jour, je me suis installé à l’ouest du champ.  J’avais choisi ce côté pour avoir le vent de face.  Et la lumière du jour dans le dos.

Les pistes me laissaient croire que les renards utilisaient les rigoles cerclées d’arbustes pour circuler d’un endroit à un autre.  J’avais une bonne vue sur l’une d’entre-elles.

Comme de fait, un renard l’a emprunté pour circuler alors que j’étais à l’affût.  Mais il est demeuré loin de moi, rendant la photo assez difficile. Car je dus utiliser mon téléobjectif à son maximum de puissance, soit 600mm.  Et à 600mm, cet objectif (Tamron 150-600mm) performe moins bien. Comme si ce n’était suffisant, j’étais habillé en camouflage foncé.  Et quand j’ai remué pour mieux me placer pour prendre une photo, le renard m’a aperçu.  Et il s’est enfui.

IMG_1066.jpg

Le jour tirait de toute façon à sa fin.  Je me suis dit que j’aurais plus de chance le lendemain.

***

Le lendemain, j’ai misé sur le début de la journée plutôt que la seconde portion du jour comme j’avais fait la veille.  Mais c’est le renard qui a décidé du moment de la rencontre.  J’ai eu beau être sur place dès les aurores, c’est à midi que le renard est arrivé sur les lieux.

Le vent, qui provenait de la direction contraire à la veille, m’a forcé à me placer ailleurs pour mon affût.  Je me suis de ce fait retrouvé au carrefour des deux sections principales du champ.

J’avais aussi pris la précaution de corriger une des erreurs de la veille:  le camouflage.  Cette journée là, j’étais camouflé en hiver.

IMG_1070.jpg

Les pistes les plus fraîches passaient directement devant moi.  J’étais confiant.  Malgré l’attente qui s’étirait.

Lorsque je commençais à perdre espoir de réaliser les photos que je voulais, j’ai vu apparaître un point orange au loin.  C’était mon renard!!!  Mais il était encore plus loin que la veille.  Trop loin pour une photo, en fait.  Il a commencé à remuer la neige.  J’espérais qu’il ne décide pas de chasser à cet endroit trop éloigné de moi.  Quand tout à coup, il s’est mis en marche.  Directement dans le sentier de pistes que j’avais repéré et qui se dirigeait droit vers moi.

J’attendais que le renard soit suffisamment près pour commencer à faire des photos.  Il s’approchait toujours, sans me repérer d’aucune façon.

À 15 mètres, il a stoppé net. Quelque chose le dérangeait.  J’ai commencé à réaliser mes photos! Je n’ai eu que quelques secondes pour le faire avant que le renard ne fuit dans la forêt.

Le vent était assez fort cette journée-là.  Probablement qu’un tourbillon a fini par amener mon odeur jusqu’au museau du renard.

Pas grave!  Je suis tout de même parvenu à faire des photos qui me plaisent!

Un lever du jour avec les renards

Dans les villes, il est de plus en plus possible d’observer tout une faune des plus spectaculaires.  Les ratons-laveurs, les marmottes et autres mouffettes vivent parmi nous depuis belle lurette déjà.  Mais ici, à Montréal, on entend parler de plus en plus de la présence du coyote.  Dans nos parcs, il s’est installé.  Et il y prospère.

L’autre matin, c’est toutefois le renard urbain qui retenait mon attention.

Je connais l’emplacement d’un terrier.  Il se situe tout près de chez moi. Les renardeaux sont désormais assez âgés pour effectuer de longues sorties hors du repaire familial.  Ce qui procure l’occasion de faire de belles photos.

Lors de la séance, j’ai même pu tourner des images (pour un projet de film) de la mère qui rapportait un rongeur à un renardeau que celui-ci s’est empressé de dévorer.

J’adore les canidés.  J’espère prochainement faire aussi des photos de coyotes!

Maître renard

Aujourd’hui fut une journée difficile dans le boisé du Tremblay.  Bien du vent et un peu de pluie.  Aussi bien dire que les animaux se faisaient discrets. Et moi de geler pendant ce temps-là!

Heureusement, il y avait au moins un arbre sur lequel a grimpé une vigne au cours des dernières années.  Les fruits attiraient tout un groupe de grives qui se sont relayées tout le jour pour les ingurgiter.  Il s’agissait fort probablement de grives à dos olive.  Mais je trouve qu’il est très difficile de les distinguer de la grive à joues grises.  Alors si quelqu’un est en mesure de les identifier mieux que moi, je suis preneur de l’information.

Autour de l’étang où je me trouvais, je n’ai pas aperçu beaucoup d’autres espèces d’oiseaux que les grives.  Il y avait bien sûr quelques mésanges à tête noire.  Comme toujours. Et des juncos ardoisés, mais rien qui sortait vraiment de l’ordinaire.

J’ai alors décider de chercher plutôt les dernières grenouilles qui chantaient, mais je ne suis pas parvenu à les prendre en photo.

C’était vraiment un jour difficile, quoi!

Sur le chemin du retour, je me suis arrêté dans le sentier du castor.  Il l’emprunte pour aller couper des arbres un peu plus loin dans la forêt.  J’espérais l’apercevoir. Et le prendre en photo. Je me suis arrêté là.  Et j’ai attendu.  Cinq minutes peut-être.  Et c’est alors que j’ai alors entendu un son.  Un jappement en fait.  J’ai tout de suite reconnu le cri du renard roux.  J’ai pénétré plus loin dans la forêt.  Tout doucement.  En essayant de faire le moins de bruit possible.

C’est alors que j’ai vu une silhouette bouger à travers les bosquets.  C’était le renard.  J’ai cessé de bouger.  Me disant que je serais très chanceux s’il venait vers moi puisque j’avais le vent dans le dos.  Mon odeur s’en allait donc directement sur le renard.  Celui-ci a quand même progressé vers moi encore quelques pas.  Sa tête a de ce fait percé entre les broussailles.  Il était assez loin de moi.  Mais il m’a senti quand même. Le renard s’est arrêté, inquiet, et m’a regardé.  J’ai eu une grosse seconde pour prendre ma photo.

Finalement, le jour s’est bien terminé.  Comme toujours 😉

renard (1 sur 1)