Des polatouches, sur leur tronc

Les dernières séances de piégeage photographique que j’ai réalisées avec les polatouches (écureuils-volants), je ne parvenais qu’à les poser au sol.  J’ai obtenu de belles photos dans le lot, mais on s’entend que ce n’est pas là une position qui est très naturelle pour cet animal.  Et ce, bien que l’on sait que le polatouche descend régulièrement au sol pour se nourrir.

En ce qui me concerne, je souhaitais obtenir des photos de polatouches, mais dans les arbres.  J’y suis parvenu il y a quelques semaines en me promenant dans les bois, la nuit.  Muni d’une lampe LED, je scrutais la cime des arbres pour repérer l’animal.  Et j’en ai vu quelques-uns.  Cela a donné une fichu de bonne photo, je trouve.

polatouche (1 sur 1)

Mais hier soir, il pleuvait.  Je n’avais décidément pas envie de répéter le même manège.  Demeurer au sec, cela me tentait.  C’est pourquoi j’ai eu recours à la trappe photo.

Il y a un arbre derrière chez moi que les polatouches semblent affectionner plus particulièrement.  C’est presque toujours là que je les retrouve en fait.  C’est donc mon site de prédilection pour cette espèce.  Et c’est encore là que j’ai posé mon piège, hier soir.

J’ai ajusté l’objectif de ma caméra à 18 mm (C’est une 16-35mm Sony).  Car je voulais bien voir le tronc et pas seulement le polatouche. Mais, avec le recul, je trouve que je n’ai pas suffisamment approché la trappe de l’endroit où le polatouche est passé.  En fait, il est passé plus haut sur l’arbre que je ne l’avais prévu.  L’éclair du flash a par conséquent mal éclairé le sujet, ce qui a donné des photos relativement sous-exposées.  Et la nuit, c’est mortel car on perd alors plus de détails que dans le jour.

Décidément, il me faudra régler le problème de l’éclairage que je traîne de séance en séance.  Il me faudrait un deuxième flash pour bien éclairer les scènes.  Mais le problème, à ce jour, est de bien les faire fonctionner en pair par grand froid.  Ils ne déclenchent pas toujours simultanément (ça, c’est vrai pour la Canon car pour la Sony, je n’ai qu’un seul flash). Et l’émetteur qui déclenche les flashs à distance ne fonctionne pas dans la boîte Pelican car le signal est bloqué par le plastique (ça aussi, c’est seulement vrai pour la Canon). Mais le printemps s’en vient, alors c’est le temps d’explorer plus à fond cette avenue.

D’ici là, j’ai quand même obtenu des photos intéressantes.  Si on fait abstraction du piqué bien sûr.

(je recadre les photos.  C’est pour ça que l’angle de prise de vue semble changer).

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Les polatouches, ces êtres nocturnes

L’automne dernier, j’ai découvert que des polatouches habitent la forêt derrière ma maison du fond des bois.  Il ne m’en fallait pas plus pour que je tente de les prendre en photo.

Poser ces animaux n’est pas une mince tâche.  Parce qu’ils sont nocturnes, essentiellement.

De ce fait, j’ai d’emblée tenté de les poser avec des pièges photographiques.  J’y suis parvenu.  Bien sûr. Mais je n’étais pas tellement content du résultat.

Il faut dire que j’utilise une très vieille caméra Canon dans mon piège photographique.  Ce qui donne des résultats moins intéressants que ceux que j’obtiens avec mes récentes caméras Sony.

Mais aussi parce que la composition, avec un piège photographique, relève du très grand défi.  La plupart du temps, je ne suis parvenu qu’à poser ainsi les polatouches alors qu’ils étaient au sol.  Ce qui n’est pas un endroit où on les trouve naturellement, minant de ce fait la qualité des photos.

polatouche arbre (1 sur 1)

Au cours de la dernière semaine, j’étais de retour dans ma maison du fond des bois.  J’ai donc tenté à nouveau de poser ces polatouches, qu’on appelle aussi familièrement écureuil-volant; enfin c’est comme ça au Québec. On les appelle ainsi parce qu’ils parviennent à planer d’arbre en arbre grâce à la membrane de peau qui relie leurs pattes d’en avant aux pattes d’en arrière.

Mais cette fois, j’ai laissé les pièges photographiques de côté et je me suis armé d’une barre de lampes LED. J’ai ainsi exploré la cime des arbres, de nuit bien-sûr.

Un moment donné, j’ai vu quelque chose filer comme l’éclair d’une branche à l’autre.  Deux petits silhouettes sautaient d’arbre en arbre. C’étaient bien des polatouches!  J’ai éteint ma lampe. Et j’ai attendu.  Dans le noir.  Tout était revenu d’un calme de plomb.

J’ai alors ré-ouvert la lampe, et un polatouche était juste là, devant moi, sur une branche basse.  J’ai pu prendre une photo qui me plaît bien davantage que celles que j’ai jusqu’ici obtenues avec les pièges photographiques.polatouche (1 sur 1)

Le polatouche était tellement à l’aise qu’il s’est alors mis à faire sa toilette.

polatouche2 (1 sur 1)

J’ai quand même fermé ma lampe rapidement, permettant à la forêt, et aux polatouches, de retrouver le calme de la nuit.