Nudibranche à crinière

Le nudibranche à crinière (Aeolidia papillosa) est l’un des plus gros nudibranches de nos eaux. Il peut mesurer plus de 10 centimètres de longueur.

On rencontre habituellement le nudibranche à crinière à des profondeurs assez faibles, et donc fréquentables en plongée. Mais des individus de l’espèce ont été observés par les scientifiques jusqu’à 800 mètres de profondeur.

Ce nudibranche se nourrit des anémones que l’on retrouve dans le Saint-Laurent. Surtout l’anémone plumeuse. Au moment de prendre une bouchée dans l’anémone, le nudibranche à crinière sécrète un mucus qui le protège contre le mécanisme de défense de l’anémone. Celle-ci excrète des aconties. Ce sont des filaments urticants qui ont pour mission de décourager les prédateurs de la manger.

Le nudibranche à crinière est hermaphrodite. Il pond ses oeufs en spirales blanches. Les larves se retrouvent, un temps, dans le zooplancton.

Deux jours en mer

Les derniers jours, je les ai passés sur le Saint-Laurent, à conduire des plongeurs sur mes sites de plongée.  Le beau temps était au rendez-vous.  La visibilité sous les flots du grand fleuve était belle.  Les plongeurs étaient ravis.  Moi aussi.

J’adore conduire des plongeurs sur mes sites de plongée.  Pour leur faire découvrir les splendeurs du Saint-Laurent.  Mais aussi, je dois bien le dire, parce que ça me laisse toute la liberté pour vaquer à mes propres activités de photo sous-marine, tout juste à côté d’eux.

Dans mon secteur, la plongée est quand même facile.  Il n’y a pas de courant.  Pas vraiment de problèmes de vagues puisqu’on peut toujours trouver une baie où se mettre à l’abri.  Il n’y a que le froid qui transforme certaines plongées en défi.  Mais les plongeurs sont équipés en conséquence.

Cette semaine, l’eau était très froide.  Autour du degré celsius.  Mes mains tenant ma caméra ont souffert.  Mais j’ai quand même pu prendre plusieurs photos dont je suis content.

Pour l’une des deux journées, j’ai sorti mon attirail macro.  J’étais entre autres à la recherche de nudibranches. Et j’en ai vus en quantité!

Le nudibranche est une genre de limace marine.  Il y en a quelques espèces dans le Saint-Laurent.  Ce qui m’étonne avec cet animal, c’est qu’il est en mesure de consommer le venin des anémones pour le placer par la suite dans les excroissances qu’il a sur son dos pour sa propre protection.  Ce tour de force demeure mystérieux.

J’ai aussi croisé un concombre de mer qui se nourrissait.  Cet animal, qui ressemble à un ballon de football, déploie ses bras dans le courant.  Il attend patiemment que des éléments du plancton s’empêtrent dans ses filets.  Il fait ensuite pénétrer ses bras dans sa bouche, pour « lécher » ses doigts.  Tout ça se passe bien lentement, il va sans dire!

Avec la macro, ce que j’aime bien, c’est de voir tous ces détails qu’on ne voit normalement pas vraiment à l’oeil nu.

Parlant d’oeil, c’est une belle technique, la macro je veux dire, pour capter le regard des crabes communs et crabes araignées qui pullulent dans le Saint-Laurent.

C’est aussi une belle technique pour observer les crevettes striées de près.  Elles ne mesurent que quelques centimètres.

crevette (1 sur 1)