Le contact est établi!

Depuis une semaine, je fréquente un secteur où j’aperçois fréquemment des renards.  Les premiers jours, je n’en voyais jamais plus d’un en même temps.  J’étais tout de même sous l’impression qu’il y avait là plus d’un renards.

J’en ai eu la confirmation hier alors que j’ai aperçu non pas deux, mais trois renards en même temps.  Une famille est établie dans le secteur, ce qui me permet de réaliser des photos intéressantes de ce canidé extraordinaire!

renard trio

Parce que je vais régulièrement sur ce site, et que je m’installe pas mal aux mêmes endroits pour les affûts, le contact est en train de s’établir entre ces renards et moi.  Hier, quand je suis arrivé sur place, des crottes de renard se trouvaient à l’endroit où je fais souvent des affûts.  C’est un signe qui ne ment pas. Les renards m’ont de la sorte signifié qu’ils comprennent mon manège et que ça les dérange de moins en moins.  Ils commencent à m’accepter dans leur environnement! D’où la plus grande proximité que je suis en train d’avoir avec eux pour réaliser mes photos.

Ce nouveau contexte me permet d’assister à des comportements aussi.  Je vois les renards jouer et chasser devant moi.  Ils sautent dans les airs pour mieux se projeter à travers la couche de neige.  C’est comme ça qu’ils attrapent les campagnols qui circulent sous la neige.

Mais ils dorment aussi devant moi!

Ces moments que je passe avec les renards sont privilégiés.  Ils m’apaisent et me redonnent un peu d’espoir pour la suite du monde.  J’y retourne dans quelques jours.  De nouvelles images suivront!

* Pour réaliser mes photos, j’utilise un boîtier Sony A77ii.  Je monte dessus le téléobjectif Tamron 150-600mm.  Je ne vais jamais au-delà de 500mm, car la qualité des images réalisées se dégrade par la suite.

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Renards à l’affût

La semaine dernière, j’ai exploré un secteur qui me semblait prometteur pour les photos de renards.  Le champ, car c’est d’un champ dont il est question, était tout juste à côté d’une petite forêt urbaine que fréquentent assidûment les renards.  Je pouvais difficilement me tromper!

Le champ, lui, attire particulièrement les renards pour les rongeurs qui y circulent et qu’il consomment goulûment.  Des pistes abondantes prouvaient que les renards apprécient ce champ.

Le premier jour, je me suis installé à l’ouest du champ.  J’avais choisi ce côté pour avoir le vent de face.  Et la lumière du jour dans le dos.

Les pistes me laissaient croire que les renards utilisaient les rigoles cerclées d’arbustes pour circuler d’un endroit à un autre.  J’avais une bonne vue sur l’une d’entre-elles.

Comme de fait, un renard l’a emprunté pour circuler alors que j’étais à l’affût.  Mais il est demeuré loin de moi, rendant la photo assez difficile. Car je dus utiliser mon téléobjectif à son maximum de puissance, soit 600mm.  Et à 600mm, cet objectif (Tamron 150-600mm) performe moins bien. Comme si ce n’était suffisant, j’étais habillé en camouflage foncé.  Et quand j’ai remué pour mieux me placer pour prendre une photo, le renard m’a aperçu.  Et il s’est enfui.

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Le jour tirait de toute façon à sa fin.  Je me suis dit que j’aurais plus de chance le lendemain.

***

Le lendemain, j’ai misé sur le début de la journée plutôt que la seconde portion du jour comme j’avais fait la veille.  Mais c’est le renard qui a décidé du moment de la rencontre.  J’ai eu beau être sur place dès les aurores, c’est à midi que le renard est arrivé sur les lieux.

Le vent, qui provenait de la direction contraire à la veille, m’a forcé à me placer ailleurs pour mon affût.  Je me suis de ce fait retrouvé au carrefour des deux sections principales du champ.

J’avais aussi pris la précaution de corriger une des erreurs de la veille:  le camouflage.  Cette journée là, j’étais camouflé en hiver.

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Les pistes les plus fraîches passaient directement devant moi.  J’étais confiant.  Malgré l’attente qui s’étirait.

Lorsque je commençais à perdre espoir de réaliser les photos que je voulais, j’ai vu apparaître un point orange au loin.  C’était mon renard!!!  Mais il était encore plus loin que la veille.  Trop loin pour une photo, en fait.  Il a commencé à remuer la neige.  J’espérais qu’il ne décide pas de chasser à cet endroit trop éloigné de moi.  Quand tout à coup, il s’est mis en marche.  Directement dans le sentier de pistes que j’avais repéré et qui se dirigeait droit vers moi.

J’attendais que le renard soit suffisamment près pour commencer à faire des photos.  Il s’approchait toujours, sans me repérer d’aucune façon.

À 15 mètres, il a stoppé net. Quelque chose le dérangeait.  J’ai commencé à réaliser mes photos! Je n’ai eu que quelques secondes pour le faire avant que le renard ne fuit dans la forêt.

Le vent était assez fort cette journée-là.  Probablement qu’un tourbillon a fini par amener mon odeur jusqu’au museau du renard.

Pas grave!  Je suis tout de même parvenu à faire des photos qui me plaisent!

Lorsqu’on marche en forêt, on doit garder l’oeil ouvert

Nos forêts croulant sous la neige semblent beaucoup plus calmes et désertes qu’elles ne le sont lors de la période estivale.  Plusieurs espèces ont en effet quitté vers des contrées plus chaudes.  Ou elles se sont assoupies dans l’attente du temps doux.

Dans un tel contexte de quiétude et de silence, j’ai tendance à partir dans ma tête, jonglant avec une idée ou une autre.  Mon attention s’étiole par le fait même.  Ce qui n’est pas toujours la chose à faire.  Car tout autour de moi, la vie est là, malgré le froid.

Cette semaine, je me déplaçais en forêt, les yeux tournés vers la cime des arbres.  J’espérais repérer une chouette, une buse ou un hibou.  C’est pourtant à la hauteur de mes pieds que la vie s’est animée.

Tout juste devant moi, j’ai vu quelque chose qui a remué.  C’était un animal sous la neige.  Quelle ne fut pas ma surprise de voir apparaître un cerf de Virginie!

Les cerfs dorment à même le sol.  Lorsqu’il neige, ils sont recouverts de neige.  Et deviennent très difficiles à repérer.  C’est vraiment à la dernière minute que je l’ai aperçu celui-là.

En se levant, il s’est secoué pour faire tomber la neige qui le recouvrait.  Il s’est ensuite tourné vers moi et m’a fait une grimace.  Une façon comme une autre de me signaler que je l’avais réveillé 😉

 

Encore des harfangs des neiges

Décidément, j’ai trouvé un bon secteur pour observer cet oiseau spectaculaire qu’est le harfang des neiges.

Au même endroit, je le retrouve tout le temps.  À l’évidence, il a choisi cet endroit pour passer l’hiver sous nos latitudes.  Il y trouve des rongeurs à profusion d’un simple coup d’aile. Il doit en consommer de 7 à 12 par jour pour maintenir la cadence. Et cet endroit le lui permet, alors pourquoi se casser la tête à explorer d’autres lieux doit-il se dire.

La dernière fois que j’ai été à sa rencontre, il se reposait.  Il s’est reposé des heures durant, n’ouvrant presque pas l’oeil de la journée.  Pourtant, on dit que le harfang chasse autant de jour que de nuit.  Semblerait que l’individu que j’ai repéré préfère la noirceur pour la chasse.

Dans les prochains jours, je retournerai à sa rencontre, mais j’essaierai d’y aller en fin de journée.  Peut-être aurait-je alors la chance de l’observer en pleine chasse…

L’emblème aviaire du Québec!

L’hiver, il quitte la toundra pour le sud du Québec. Dans la région de Montréal, il est alors possible de l’apercevoir perché à des endroits où il a une vue imprenable sur les champs.  C’est dans ces mêmes champs qu’il trouve les rongeurs dont il se nourrit.

Je parle du harfang des neiges.  Un gros strigidé appartenant au même groupe que le grand-duc.

Il a beau être omniprésent dans la région du grand Montréal, je n’en avais quand même jamais aperçu un seul.

Cela était avant les derniers jours!  Car la semaine dernière, j’ai aperçu mon premier harfang des neiges!

Et il s’est fait attendre, je dois bien le dire.  La journée tirait à sa fin et je m’apprêtais à fermer les livres et à rentrer au bercail.  Quand tout à coup, les événements se sont précipités.  Un harfang des neiges s’est pointé.  Il était près de la caméra.  Et il chassait!

Il a attrapé une proie juste devant moi et l’a consommée sur place!!

Je n’en croyais pas mes yeux!

Je suis retourné dans le secteur à quelques reprises hier et aujourd’hui et j’ai pu encore observer d’autres harfangs!

Un rêve s’est enfin réalisé!

P.S. Les oiseaux que j’ai aperçus sont des femelles. Me reste à photographier un mâle.  Les mâles sont tout blanc…

Une journée parmi les cerfs!

L’hiver, je fais surtout de la photo dans la région de Chaudière-Appalaches et de Montréal.  Ce sont des régions où l’on retrouve de fortes populations de cerfs de Virginie.

Mais il y a une différence de taille entre les deux régions quand on parle de photographie.  Près de Montréal, les cerfs sont habitués à la présence de l’humain.  Ils sont plus facilement approchables que là où se trouve ma maison du fond des bois, c’est-à-dire dans Chaudière-Appalaches.  Là, les approcher est à toutes fins utiles impossibles.  Il faut absolument consacrer plusieurs heures à l’affût pour espérer les apercevoir.

Parce que j’aime bien investir mes énergies au bon endroit, je mise donc sur la photo de lièvres et de gélinottes lorsque je suis dans Chaudière-Appalaches et sur la photo de cerfs quand je suis à Montréal.

Hier, j’ai eu l’occasion de me rendre dans les boisés de la périphérie de Montréal.  Mon objectif était de réaliser des images de cerfs dans des paysages d’hiver.  J’espérais que certains d’entre-eux arboreraient encore leur panache (les cerfs perdent leurs bois durant l’hiver).  J’ai été chanceux!  Plusieurs d’entre-eux les avaient encore.

Ce n’est quand même pas parce que les cerfs sont dans la région de Montréal habitués à entendre et voir les humains que la photo devient du même coup extrêmement facile.  Les cerfs ne tolèrent pas qu’on s’approche trop d’eux.  Un geste un peu trop brusque, une branche qui craque trop fort, et pouf, ils détallent comme…des lièvres!

Avec beaucoup de patience, je suis tout de même parvenu à m’approcher suffisamment d’eux, hier, pour réaliser quelques photos qui me plaisent.

En plus, il s’est un moment donné mis à neiger.  J’aime beaucoup les photos exposant des scènes hivernales. Avec la neige qui tombe, c’est encore mieux. Pour les cerfs de Virginie, je trouve que c’est encore plus vrai!

***

Pour réaliser ces photos, j’ai travaillé à l’approche, caméra à la main.  J’ai utilisé une Sony A6000 avec l’objectif Sony 70-200mm.

Les lièvres ont été coopératifs!

Depuis quelques jours, je tente d’enrichir ma banque d’images de lièvres en pelage d’hiver.

La neige recouvre déjà les paysages sur mes sites de photo, alors c’est le temps de se consacrer à cette espèce commune qui demeure tout de même très difficile à poser.  Car c’est une espèce nocturne.

Pour parvenir à mon objectif, j’ai de ce fait recours au piégeage photographique.

Dans un premier temps, je cherche les sentiers des lièvres.  Le lièvre aménage des sentiers l’été comme l’hiver entre ses sites de repos et d’alimentation. Il entretient minutieusement ses sentiers, car il doit pouvoir fuir rapidement si un prédateur se pointe. Et dieu sait que les prédateurs qui visent le lièvre sont nombreux.

Ces sentiers sont faciles à repérer l’hiver.

Une fois que j’ai repéré les sentiers, je réfléchis à l’endroit qui ferait une bonne photo. On veut un endroit dégagé. Mais avec un arrière-plan intéressant. J’installe à cet endroit mon piège photographique. Ensuite, je place quelques graines de tournesol sous la neige. Parce que ce n’est pas beau si on les voit dans la photo.

Finalement, j’installe des petites branches pour forcer le lièvre à aller aux graines en s’installant devant la caméra.

Pour les lièvres de nuit, je travaille avec deux flash.  Et le système de détection de mouvements de Captraption.

Ensuite, on croise les doigts!

J’ai été bien chanceux cette semaine.  Je suis parvenu à récolter des images de lièvres qui me plaisent bien!

Plonger avec les baleines à bosse

Il n’y a pas si longtemps, j’étais à l’autre bout du monde, sur le Saint-Laurent, avec des animaux extraordinaires. D’année en année, j’y demeure de juin à octobre, avant de rentrer à Montréal.

Mais l’année 2018 a été une année particulière. Parce qu’il y a eu ce jour de septembre! Un jour incroyable! Que je n’oublierai jamais!

Le temps était à la pluie ce jour-là. Mon chum Steeve Labrie, qui plonge souvent avec moi, a par conséquent décidé de laisser sa caméra dans l’auto, afin d’éviter de l’endommager. Mais moi, je la traîne partout, ma caméra. Beau temps, mauvais temps. Ça m’a permis de faire des photos de baleines à bosse!!!

Steeve, lui, n’avait que son cellulaire sur le bateau alors que les baleines à bosse nous encerclaient. Il a de ce fait pu mettre en vidéo ce que moi je ne faisais que poser. Ça permet de mieux saisir toute la grandeur de ce moment unique.

Il vient de m’envoyer un montage de cette journée-là. Montage qui me rappelle encore une fois à quel point j’aime ce Saint-Laurent grandiose!

Raton dans la neige

L’hiver semble ici vouloir s’installer hâtivement. Déjà, la nuit dernière, il est tombé quelques centimètres de neige.  En octobre, c’est tôt, même si ce n’est pas exceptionnel.

La nature devra s’adapter à cette rencontre entre l’automne et l’hiver.

Pareil contexte permet de faire des photos intéressantes.  Des animaux dans la neige, ça donne toujours des images agréables!  Comme un raton-laveur par exemple.

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Ce qui est assez particulier car le raton-laveur disparaît lorsque l’hiver s’installe.  Il n’hiberne pas à proprement dit, mais il tombe en torpeur.  Durant les longs mois d’hiver, il ne s’alimentera pas.  Il subsistera grâce à ses réserves de graisse.

Il faut dire que ses sources d’alimentation se tarissent plutôt durant l’hiver.  Le raton-laveur est un animal omnivore qui consomme insectes, petits amphibiens et autres animaux aquatiques, de même que des céréales et des fruits.  L’hiver, il devrait se contenter presque exclusivement de charogne pour survivre.  Il a plutôt fait le choix de se mettre au repos.

Quelques fois durant l’hiver, il se réveillera et bougera un peu.  Mais pour aussitôt mieux retomber dans sa profonde torpeur.

Il n’y a que la fin de l’hiver et le début du printemps pour réveiller pleinement ses sens.  C’est alors que s’entamera la saison de reproduction au pays des ratons-laveurs.

Dans la nature, le raton-laveur peut espérer vivre de 3 à 5 ans.

 

La mue

J’ai commencé les premiers tests de piégeage photographique dans la forêt derrière ma maison du fond des bois.  J’utilise cette fois-ci un système à détection active et non un système PIR comme précédemment.

La différence, c’est que le système actif déclenche la caméra seulement quand un animal passe entre le récepteur et l’émetteur.  C’est plus facile d’ajuster le focus ainsi qu’avec un système PIR qui projette un rayon à 5 mètres vers l’avant.

J’ai eu une seule nuit pour tester la chose actuellement.  Et ça fonctionne bien.  J’y retourne dès demain.  Je pourrai vous présenter davantage de résultats.

En marchant dans la forêt pour réaliser mon repérage ces jours-ci, j’ai trouvé une musaraigne qui venait tout juste de mourir.  L’animal ayant mis fin à ses jours l’a probablement abandonnée en m’entendant arriver sur les lieux, car la musaraigne était encore chaude.

Je l’ai récupérée et placée au centre de mon système de détection active.

Je m’attendais à la venue d’une hermine ou d’une martre, attirées qu’elles auraient été par un repas aussi facile, mais à ma surprise, c’est plutôt un lièvre d’Amérique qui a fait déclencher mon système.  Le lièvre a profité de l’obscurité de la nuit pour venir renifler la musaraigne.

Ça m’a permis de constater que les lièvres ont déjà bien entamé leur mue.  Bientôt, ils seront tout blancs.  Ce qui leur permettra de passer facilement inaperçus dans un paysage hivernal.

C’est la durée des jours qui déclenche la mue chez les lièvre d’Amérique.  Lorsque les jours raccourcissent en septembre et en octobre, et lorsqu’ils s’allongent au printemps, le signal est envoyé dans le corps de l’animal pour opérer le changement de couleur.  À l’automne, il deviendra blanc.  Alors qu’au printemps, il redeviendra brun.

Novembre est une bonne période de l’année pour poser les lièvres d’Amérique.  Souvent, ils deviendront blancs avant que la neige ne recouvre durablement les paysages.  Conséquence:  le camouflage prévu pour l’hiver trahi à l’automne la présence du petit rongeur dans une forêt toute brune et sans feuille.  Au plus grand plaisir du photographe, bien sûr!