Mitakon: je continue les tests

Comme je le disais dans un article de blogue précédent, je viens de recevoir une lentille super macro 20mm de la compagnie chinoise Mitakon Zhongyi.

De prime abord, la bête peut sembler très intéressante.  Obtenir une magnification de 4x à 4.5x comme elle le propose a de quoi faire rêver.  Surtout à ce prix.  Mais l’utilisation sur le terrain de la lentille fait déchanter quelque peu.

De un, elle est très peu lumineuse.  Le diaphragme est minuscule.  Peu de lumière se rend donc au capteur, même si la lentille est pleinement ouverte.  Cela nous contraint à jouer avec la vitesse ou les ISO.

Si on décide de ralentir la vitesse d’obturation pour laisser entrer plus de lumière, on se retrouve avec des problèmes de bougés.  Les flous que cela provoque sont disgracieux.  Et cela rend encore plus difficile la mise-au-point qui relève déjà du défi extrême. J’essaie, avec cette lentille, de ne pas aller en bas des vitesse 1/200 ou quelque chose du genre.  Mais ce n’est pas toujours facile.

Il reste donc à monter les ISO.  Je travaille avec une Sony qui a la réputation de fort bien gérer la basse lumière. Mais il y a quand même des limites à monter les ISO.  Le bruit apparaît un moment donné.  Et le piqué des photos s’en ressent.

Avec cette lentille, j’essaie de ne pas aller au-delà des ISO 4000.  Mais ce n’est pas toujours facile.

Normalement, j’utilise un diffuseur sur mon flash afin d’éviter les ombres dures sur les photos.  Mais cette lentille Mitakon est si peu lumineuse que je me suis décidé à retirer le diffuseur de mon flash cobra.  Et encore là, j’ai des problèmes de gestion de basse lumière.

Peut-être qu’un vrai flash dédié à la macro corrigerait en partie ce problème.  Je suis censé en recevoir un dans les prochaines semaines.  On testera la chose.  Je vous en reparlerai.

Tout ça pour dire que la Mitakon 20mm demeure malgré tout intéressante.  À cause de sa magnification puissante, tout d’abord.  Et de son faible prix ensuite.  Mais ça demeure une lentille extrêmement difficile à bien utiliser.  Aussi bien le savoir d’avance!

Pour ma part, elle trouvera une place dans mon sac photo (elle est petite, ça aide à lui faire une place) car elle permet, dans certaines circonstances, de produire des images qui sortent de l’ordinaire.  Mais il est clair qu’elle ne deviendra jamais l’outil central dont je me servirai pour faire de la photo macro d’insectes.

La collecte du jour:

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Terre et mer

Ce matin, j’avais des clients que je devais amener en mer.  Ils voulaient explorer, pour une deuxième journée d’affilée, les profondeurs du Saint-Laurent dans le secteur de Baie-Comeau.  Ils devaient faire deux plongées.  C’est ce qui était prévu.  Mais la pluie s’est mêlée de la partie.  Résultat, nous n’avons fait qu’une seule plongée.

Ce fut là l’impact de la pluie sur l’horaire de la journée.  Une courte journée.  Mais l’impact sur la photo sous-marine fut tout aussi important.  Le ciel gris, combiné au bloom de phytoplancton, a plongé le Saint-Laurent des profondeurs dans la nuit noire la plus totale dès les 50 pieds de profondeurs.

Je dois l’admettre, j’aime mieux travailler en photo sous-marine lorsque nous avons un petit coup de pouce du soleil.  En pleine noirceur, on doit se fier uniquement à nos flashs et lumières vidéo.  C’est beau pareil.  Mais moins, à mon goût.  Mais bon, c’est comme ça.

Comme la journée a été écourtée par la pluie, il me restait du temps en après-midi.  Ça tombait bien, puisque j’ai reçu hier une nouvelle lentille macro et je voulais la tester.  C’est une lentille chinoise Mitakon 20mm super macro.  Elle permet d’agrandir les sujet de 4 à 4.5x.  Ça ressemble plus à un microscope qu’à une lentille de caméra je dois dire.  J’étais curieux de l’essayer et de voir les photos qu’elle me permettrait de prendre.

Première impression, c’est très, très, très difficile de travailler avec cette lentille. Les 20mm nous contraignent à travailler très près des sujets.  Aussi bien dire qu’on doit mettre de côté tous les insectes nerveux.  Ils n’apprécient aucunement de voir une lentille s’approcher à quelques centimètres d’eux.  Ils fuient bien avant qu’on soit prêt à prendre une photo.

Seconde impression, c’est très, très, très difficile de focuser avec cette lentille.  On a du mal à bien viser les sujets tellement ils sont zoomés.  Et oubliez de travailler à main-levée.  La moindre secousse provoque des flous de bougé qui tuent le piqué de la photo.  Imaginez lorsqu’il vente le moindrement et que les brindilles sur lesquelles se trouvent nos sujets sont secouées!

Ça prend donc impérativement un trépied pour utiliser cette lentille. Et on devrait l’utiliser surtout lorsqu’il ne vente que peu ou prou.

Je suis quand même parvenu à poser des insectes minuscules avec cette lentille aujourd’hui. Des insectes de quelques millimètres seulement.  Ou les yeux de certains insectes plus gros.  C’est clair, cette lentille nous permet d’aller plus loin qu’une simple lentille macro.  Mais pour l’instant, je ne suis par emballé par le piqué qu’elle nous offre.  Il me faudra fait d’autres tests pour me convaincre de l’ajouter à mon arsenal de lentilles régulier. À suivre, donc.

Le sous-marin du jour:

 

Le terrestre du jour: