Encerclé par les roitelets

Aujourd’hui, je me suis rendu dans le Boisé du Tremblay.  Un des derniers espaces verts de la couronne montréalaise.

J’y vais régulièrement car je travaille sur un projet documentaire qui concerne la rainette faux-grillon de l’Ouest.  Une espèce de batracien en voie d’extinction et qui vit justement dans le Boisé du Tremblay, à Longueuil.

La belle météo laisse présager que la rainette chantera très bien bientôt.  Et la saison des amours, chez cette espèce, dure très peu de temps.  Je dois donc surveiller ces marais de près.  Question de ne pas manquer le moment fatidique.

Aujourd’hui, j’ai entendu des chants de batracien.  Mais c’étaient des grenouilles vertes.  Je n’ai pas entendu la fameuse rainette.

Mais pas grave, j’ai trouvé de quoi égayer ma lentille quand même.

Il y avait énormément de roitelets à couronne dorée dans une section du marais.  J’aime cet oiseau.  Petit.  Vif.  Et l’oeil vigilant.  Le problème c’est qu’il n’arrête pas de bouger.  Alors le prendre en photo est tout un défi.  Mais je crois y être pas trop mal parvenu.

Mais dans la marais, aujourd’hui, les insectes commençaient aussi à se réveiller.  Les mouches.  Et les coléoptères.  Une belle journée passée dans la nature, les pieds mouillés, quoi!

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J’aime la macro

Plus je m’adonne à la photo, et plus je m’aperçois que c’est la macro qui m’attire le plus.  Même quand je fais des photos d’oiseaux ou de plantes, j’essaie toujours d’être le plus près possible de mes sujets, pour voir le plus de détails possible. Ma caméra en main, mes réflexes macro s’activent automatiquement.

En fait, même en paysage, j’intègre très souvent un avant-plan à la macro à l’aide d’une lentille spéciale macro-grand-angle que j’aime beaucoup.

Sous l’eau, même chose.  J’ai complètement organisé ma caméra pour pouvoir prendre des images en macro.  Je descends même un trépied sous l’eau pour éviter les flous de bougé!

Quand j’ai commencé à faire de la macro, dans les champs près de chez moi, j’utilisais ma vieille caméra Canon avec une lentille 50mm.  Pour obtenir un effet d’agrandissement, je plaçais des bagues d’allongement Kenko entre la caméra et la lentille.  Ça donnait des résultats quand même très intéressants.  Et à faibles coûts.  (les images ci-bas ont été ainsi prises avec ladite Canon âgée).

Pour bien faire ressortir la couleur des insectes, j’utilise un flash avec un filtre diffuseur.  Ça permet d’avoir assez de lumière pour monter la vitesse d’obturation et ainsi figer les mouvements des insectes.  Et de bien faire ressortir les couleurs des insectes.

L’été prochain, je compte mettre ma nouvelle caméra Sony A7Sii au service de la macro.  Je l’utiliserai avec ma lentille 90mm dédiée à la macro.  Et toujours avec un flash et diffuseur.

Parce que 90mm, je trouve que ça ne grossit pas suffisamment pour bien voir les détails minuscules sur les insectes, j’utiliserai encore des bagues d’allongement. Et nouveauté: je testerai la bonnette.  La bonnette n’est ni plus ni moins qu’une loupe qu’on visse sur la lentille pour décupler les capacités de magnification de celle-ci.  J’ai bien hâte de voir les résultats.

Photographier des insectes, ce n’est pas facile.  Placer le focus au bon endroit alors que le sujet est si petit est un défi en soi.  Dans cette discipline, oubliez le focus automatique.  En fait, oubliez même la bague de focus manuel.  Le focus se fait ni plus ni moins qu’en avançant ou en reculant la caméra lorsqu’elle est placée face à son sujet.

Imaginez le travail quand il s’agit de capter le mouvement d’un insecte volant!!!

Les insectes ne sont pas toujours très coopératifs.  Le mieux est d’y aller le matin très tôt.  La lumière est alors belle.  Et les insectes encore gelés un peu.  Ils bougent donc moins. C’est plus facile alors de les placer face à soi, ou de profil.

On ne doit jamais les poser du dessus ou du derrière.  Car ce n’est pas très beau.

J’écris, j’écris et je commence vraiment à avoir hâte que le printemps dégèle enfin les insectes, pour que je puisse retourner les « chasser » dans les champs et les boisés.