Quand la rainette dort…

…Les diptères dansent!

L’une des espèces de rainettes que j’élève (hyperolius concolor) est nocturne, comme la plupart des autres espèces de rainettes.  Dans le jour, donc, hyperolius concolor dort.  Elle n’est pas active.  Ce qui veut dire que ses proies peuvent souffler un peu.

Car hyperolius concolor, dès que le jour tombe, devient un animal ultra dynamique et qui sait multiplier les pirouettes pour attraper un insecte ou un autre.  Et c’est étonnant le nombre d’insectes qu’un seul individu peut avaler!  De véritables gloutonnes, ces rainettes!

Aujourd’hui, dans le calme du jour, j’ai posé hyperolius concolor.  Et sa proie de prédilection, tout juste à proximité.  Le calme avant la tempête de la nuit…

 

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Hyperolius concolor au flash

À venir jusqu’à maintenant, les photos que j’ai prises l’ont presque toutes été en bénéficiant de la lumière offerte par la barre Led qui trône au-dessus du terrarium.

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J’aime beaucoup l’ambiance qu’une telle lumière procure aux photos ainsi réalisées.  Cette lumière est douce.  Intéressante pour la photo.  Mais le problème, c’est qu’elle n’est pas très forte.  Je dois donc composer mes images en tenant compte d’une faible lumière.  Ça veut dire que je dois monter les ISO, ou ralentir la vitesse d’obturation, ou ouvrir le diaphragme.  Ou faire un petit peu de tout ça en même temps.  Par exemple, j’ai réalisé ces photos avec un ajustement ISO de 800, une vitesse d’obturation de 1/25s et un diaphragme ouvert à F4,5.

Les ISO à 800, avec les caméras Sony, ça ne provoque pas beaucoup de bruit.  On peut donc vivre avec un tel ajustement et obtenir de belles photos quand même.  1/25s, par contre, ça implique de ne vraiment pas bouger lorsqu’on travaille à main levée.  Le moindre petit tremblement provoquera des flous de bougé qui détruiront la netteté de l’image.  Et une ouverture de F4,5, en macro, n’offrira pas une grande zone de focus.

Je voulais donc essayer une autre méthode.  Au flash cette fois.  J’ai travaillé avec mon flash Sony HVL 43m que j’ai incliné afin de déporter au maximum la lumière.  J’ai aussi utilisé un diffuseur Gary Fong.  Cela permet de ne pas produire une lumière trop dure. J’ai ajusté mon flash en mode TTL.  C’est un mode automatique.  C’est le flash qui décide de la puissance de l’éclair qui sera nécessaire dans les conditions X.  Ça fonctionne bien.

Avec une telle méthode, on obtient des images considérablement différentes que celles réalisées à l’aide du seul Led.  D’une part, parce que la lumière est beaucoup plus directe (même si le flash est incliné) et beaucoup plus forte.  Ça permet d’ajuster la caméra différemment.  Pour obtenir l’image ici bas, j’ai pu fermer le diaphragme à F11.  La zone floutée s’en trouve considérablement réduite.  Et la lumière fait voir beaucoup mieux les détails de la grenouille.  Ça donne par contre une ambiance beaucoup plus documentaire qu’artistique.

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Je vais maintenant réfléchir à une façon de déporter plus grandement le flash afin d’obtenir une lumière moins dure sur le sujet.  Pour ce faire, je devrai utiliser un fil d’extension entre la caméra et le flash.  On y reviendra!

Hyperolius concolor: maintenir une bonne température nocturne

L’hyperolius concolor est une toute petite grenouille africaine.  Elle affectionne particulièrement les températures avoisinant les 25-26-27 degrés celsius.

Évidemment, nos maisons ne sont pas assez chaudes pour procurer de telles températures à cet amphibien.  Il faut donc chauffer le terrarium.J’y parviens en utilisant des ampoules incandescentes.  Dans mon système, j’utilise une 60w et une 25w.

Durant le jour, la température du terrarium est correcte pour hyperolius concolor.  Au point chaud, la température atteint les 27 degrés.  Et au point froid, elle descend à 24 degrés.  C’est parfait!

Il est important de vérifier la température à différents endroits du terrarium.  Pour ce faire, j’utilise un thermomètre permanent qui est près de la porte, et au point le plus loin des ampoules.  C’est là que se trouve le point froid.  Mais je vérifie également la température à différents endroits avec un thermomètre numérique à sonde.

Étant donné que je passe beaucoup de temps devant le terrarium alors que la nuit s’est installée, et ce, parce que ces grenouilles sont nocturnes, je me suis rendu compte que la température du terrarium descend trop bas durant la nuit.  Les ampoules n’effectuant plus leur travail, la température ambiante atteint les 21 degrés.  Il est normal de faire chuter les températures durant la nuit.  C’est comme ça qu’on imite le mieux les conditions naturelles.  Mais 21 degrés, pour cette grenouille, c’est définitivement trop peu.  Je ne voudrais pas que ça descende en bas de 22-23 degrés.

J’achète le matériel sur le marché de l’usager.  Ce terrarium est arrivé chez moi avec un tapis chauffant en prime.  Un tout petit tapis qui se trouve sous le terrarium.  Je croyais que ce serait suffisant pour maintenir une bonne température nocturne.  Mais je me trompais.  Je devrai donc me procurer un second tapis, plus grand que le premier, et que je placerai sur le côté du terrarium cette fois. Ça va en plus cacher l’envers du décor 😉

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Je devrais régler mon problème de température ainsi.  Je vous tiens au courant.

D’ici là, voici quelques photos prises la nuit dernière.

 

Macrophoto: hyperolius concolor

Comme je l’appréhendais, c’est tout un défi de photographier cette espèce!  Elle est minuscule, discrète et nocturne!

Mais hier, j’ai quand même pris mon courage à deux mains, et je suis parvenu à réaliser quelques photos.

Pour entendre le chant de cette espèce, c’est par ici: Chant de la concolor

Et dans cette vidéo, je vous explique ma méthode et la façon dont je conserve cette espèce: vidéo

 

Ai-je fait une première erreur?

Depuis le retour des fêtes, je m’implique à fond dans mon plan consistant à monter un studio de photographie macro-animalière à la maison. J’ai commencé par concevoir un terrarium pour un correlophus ciliathus (gecko à crêtes). Et préparer un endroit où je pourrais le poser efficacement.  J’ai bien réussi cette mission.  Il faut dire que le ciliathus est un sujet photo parfait, car très volontaire et calme il est.

Mais des lézards, on n’en a pas au Québec. Et mon but est quand même de préparer cet hiver le terrain pour la photographie d’espèces du Québec. Je voulais donc concevoir un second terrarium, dans lequel je voulais placer des amphibiens, espèces que je pose régulièrement dans la nature de chez nous.  Le terrarium que j’avais sous la main mesure 45cm par 45cm par 45 cm.  C’est un terrarium de taille moyenne, donc.

J’ai étudié plusieurs espèces qui auraient pu trouver leur place dans ce terrarium.  J’avais vraiment le goût de jeter mon dévolu sur Agalychnis callidryas (rainette aux yeux rouges).   Mais la femelle peut atteindre 10 cm de long.  C’est un peu trop gros à mon goût pour un terrarium de 45-45-45.  J’ai peut-être accepté de travailler en partie avec des animaux en captivité (car je continue bien sûr mon travail en nature), il n’en demeure pas moins que je veux malgré tout leur procurer des conditions de maintenance les plus confortables possibles.  Et cela commence par leur procurer des espaces suffisants.

C’est alors que Hyperolius Concolor (rainette de Reed) a attiré mon attention.  Il s’agit d’une toute petite grenouille africaine.  Elle ne mesure que 2 ou 3 cm.  Parfait, donc, pour mon terrarium.  Je me suis par conséquent mis à la tâche.  C’est-à-dire que j’ai commencé à préparer un terrarium de type tropical.  Avec une petite chute.  De la mousse.  Des plantes naturelles.  Et bien des cachettes.

Une fois la mission terminée, je me suis rendu à l’animalerie de Montréal qui se spécialise dans les reptiles et amphibiens.  J’ai acheté trois rainettes de Reed.  Et du moment où je les ai placées dans le terrarium…elles se sont volatilisées!

J’ai tellement bien conçu un univers naturel avec plein de cachettes que les rainettes ont su s’extraire à mon regard très rapidement.  J’ai tout juste eu le temps de prendre 2-3 photos de l’une d’entre-elles qui est demeurée dissimulée quelques instants sous une petite branche une fois sortie de sa boîte de transport (et pas très bonnes qui plus est).  Et après, pouf, disparue elle aussi.

Avec une taille inférieure à 3cm, on peut facilement imaginer que cet animal parvient à se dissimuler très efficacement, même si l’espace n’est que de 45-45-45 (J’aurais quand même dû y penser avant…)

Le gecko à crêtes se dissimule lui aussi durant le jour, et même s’il est passé maître dans l’art de se cacher, il n’en demeure pas moins que le retrouver dans un terrarium prend au maximum quelques secondes.  Les rainettes de Reed, elles par contre, ça doit bien faire une heure que je les cherche, et impossible de les apercevoir.  Bien sûr, il s’agit d’un animal nocturne.  Il faudra vérifier le degré d’activité de celles-ci une fois la lumière de jour du terrarium éteinte.  J’espère être en mesure de prendre de bonnes photos une fois la noirceur installée, mais une chose est sûre, c’est que ça sera tout un défi.

Et contrairement au gecko à crêtes, il s’agit ici d’un animal beaucoup trop fragile pour être manipulé par un photographe.  Je ne pourrai pas les prendre et les placer à un endroit qui me plaît pour prendre une photo.  Je devrai attendre que la magie opère, sans mon intervention.  Mon petit doigt me dit que je devrai quasiment faire de l’affût dans mon studio 🙂

Farces à part, ce blogue a pour but de vous communiquer mes essais et de vous partager mes erreurs.  Avec le recul de la journée, je me dis que j’en ai probablement fait une première importante, parce que j’aurais dû choisir une espèce plus grande que la rainette de Reed comme seconde espèce pour mon studio.  Le fait est que j’investis quand même des sous dans cette opération, et ce, même si j’achète les terrariums et accessoires sur le marché de l’usager.  Si je ne parviens pas à faire de bonnes photos de cette espèce, le jeu n’en vaudra pas la chandelle.  Et j’aurai en quelque sorte gaspillé mes dollars.

Je vous tiens au courant de la suite de l’aventure 😉