Retour aux buissons

Aujourd’hui, je ne suis pas sorti en mer.  J’en ai profité pour faire quelques photos d’insectes autour de la roulotte.

Les araignées-crabes étaient légion.  De même que les punaises.  Abeilles et bourdons butinaient.  Car les épilobes sont toujours en fleurs.  Et les verges d’or le deviennent de jour en jour à leur tour.

Demain, c’est quand même le retour sous les flots du Saint-Laurent, là où je m’amuse le plus!

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Un champ bien grand pour de si petits animaux

À la chasse aux images d’insectes, on se rend rapidement compte d’une chose.  L’habitat qui nous semble tout petit est quand même immense pour ces animaux.  Il y a là des milliards de cachettes.  Et des individus dans presque chacune d’entre elles.

Ces champs sont aussi remplis de dangers.  Un insecte ne vit pas longtemps sous nos latitudes.  Le froid et tutti quanti ont tôt fait d’abréger les jours de plusieurs.  Mais il n’y a pas que le froid que les insectes doivent ici redouter.  Les prédateurs également.  Ils peuvent venir des airs, du sol, du côté droit ou du côté gauche.

Aujourd’hui, je suis tombé sur une araignée sauteuse qui était parvenue à mettre fin aux jours de ce qui m’a semblé être une fourmi.  Je la voyais manger le carcasse de sa proie.

 

 

Quand on rencontre une araignée sauteuse qui est en train de prendre son repas, on tombe sur un individu un peu moins pressé de se sauver face à l’avancée de nos lentilles que les autres. C’est alors le temps d’en profiter.  J’ai même eu le temps de changer de lentille pour la poser de façon à bien faire comprendre à quel point ces animaux sont minuscules dans de si grands champs.  Comment ai-je fait?

En troquant ma lentille Sony 90mm avec bagues d’allonge pour ma lentille macro-grand-angle.  Cette lentille est une drôle de bête développée par une compagnie chinoise.  Laowa venus optics pour ne pas la nommer.  La lentille en question est une 15mm entièrement manuelle qui offre un rapport de magnification de 1:1.  Mais pour obtenir un agrandissement de 1:1, il faut être super proche du sujet.  Enfin trop proche pour que ça puisse se faire avec des sujets nerveux comme les araignées sauteuses.  J’ai donc plutôt utilisé la lentille dans un rapport d’agrandissement d’environ 0,6:1

Ça donne quand même une image qui permet de bien comprendre la petitesse de l’araignée-sauteuse.

Et sachez qu’en ce qui concerne celle-ci, elle était grosse.  La plus grosse que j’ai vue cette saison-ci.

Elle devait bien mesurer 2 centimètres!

 

 

Des araignées-sauteuses à profusion

Il faisait beau ce matin.  Et chaud.  Et les araignées-sauteuses étaient nombreuses et juchées sur les feuilles supérieures des plantes.  Pour profiter de la chaleur?  Pour mieux voir leurs proies?  Je ne sais pas, mais moi, ça faisait bien mon affaire en tout cas car elles étaient plus faciles à photographier ainsi.

J’ai pu apercevoir plusieurs espèces de ces araignées.  Des rondes.  Des ovales.  Et même une blanche.  Mais ne me demandez pas de vous dire de quelles espèces il s’agit exactement.  Le Québec compte 43 espèces de ces araignées et je trouve qu’il est très difficile de les départager.  Mais ça reste quand même beau à regarder.

Au sol, un éclair vert émeraude a attiré mon regard.  Il s’agissait de la cincindèle à six points.  Un coléoptère qui fait figure de tigre dans le monde des herbes hautes.  C’est un coléoptère prédateur qui court très rapidement.  Pour les proies, c’est difficile d’y échapper.  Pour le photographe, ça demeure un insecte assez difficile à poser 😉

cincidèle à 6 points (1 sur 1)

Les coccinelles sont enfin bien présentes.  Elles sont elles aussi de très bonnes chasseuses.  Moins rapides que la cincidèle, il va sans dire.  Mais les coccinelles peuvent quand même faire de véritables ravages dans les colonies de pucerons.  Petit train va loin comme on dit!

coccinelle maculée (1 sur 1)

(coccinelle maculée)

Tout ça alors que les iris versicolores sortent de terre.  Tout juste à temps pour la Fête nationale du Québec!

iris (1 sur 1)

***

Dans quelques jours, je partirai pour Baie-Comeau.  Un premier voyage pour préparer ma saison de plongée.  La chasse aux images sous-marines débutera donc bientôt.  Très bientôt.

Il faut payer le prix!

Le marais est actuellement envahi par les moustiques.  Il suffit de marcher dans l’herbe haute pour faire lever des nuées de moustiques qui ne manquent pas de s’attaquer à nos chairs tendres.

Prendre des photos en macro, dans ces conditions, ce n’est pas de la tarte.  Le temps pris pour faire le focus sur l’oeil d’un insecte et voilà qu’une horde de moustiques a déjà commencé à nous piquer.

Mais n’en demeure pas moins que le temps est fructueux pour la macro.  Les insectes sont enfin bien présents.  Dans une belle diversité.

Aujourd’hui, j’ai eu le bonheur de photographier l’une des espèces d’araignées-sauteuses que l’on trouve au Québec.  Il y en a 43 espèces au Québec.

Je peux me tromper, mais je crois que c’est une araignée Erin flava que j’ai posée.

Ce sont ces araignées qui ont la meilleure vision dans le monde des arthropodes.  Et pour cause, avec de tels yeux, on comprend facilement qu’elles doivent bien voir ce qui se passe autour d’elles.

Grâce à leur vision fine, ces araignées sautent sur leurs proies.  Ou pour échapper à leurs prédateurs.  Étant donné l’importance de la vue dans leur vie, ce sont des araignées diurnes.  Et plutôt petites.

On dit qu’elles pourraient apercevoir un mouvement qui s’effectue à deux mètres d’elles!

Voici le reste de ma récolte d’aujourd’hui:

Le colibri: un oiseau teigneux

J’ai passé les derniers jours dans ma petite maison dans le fin fond des bois.  Devant celle-ci, j’ai des fleurs qui poussent comme, et où elles le veulent bien.  Ça semble faire l’affaire du colibri à gorge rubis.

Deux mâles ont pris possession de ma talle de fleurs.  Mais les deux mâles ne se tolèrent pas entre eux.  De leurs yeux bagarreurs, ils se cherchent constamment.  Pour mieux s’affronter.

Deux oiseaux minuscules ont donc passé leur temps à se chercher des poux, à se pousser, à chercher à prendre possession de la fleur de l’autre.

Tout ça donna naissance à un ballet minuscule qui se déploie au son des vrombissements.

Le colibri peut battre des ailes jusqu’à 80 fois par seconde.  Ça produit un son étrangement fort.  Qui nous permet de repérer l’oiseau plus facilement.  Car petit comme il est, s’il ne faisait pas de bruit, ça serait bien difficile de l’apercevoir.

Tiens, ça me rappelle la rainette faux-grillon qui, si elle ne chantait pas au printemps, demeurerait invisible tout l’an durant.

Le chant des crapauds

Voilà, c’est parti.  Un mois environ après la rainette faux-grillon, c’est maintenant au tour du crapaud d’Amérique d’entrer en reproduction.

Le crapaud est l’un des amphibiens que l’on voit le plus souvent en forêt.  Mais pour ma part, je ne l’avais jamais vu chanter.  Jamais avant aujourd’hui!

Le chant est un long trille aigu.  Le crapaud produit ce son en gonflant sa gorge.

Les mâles s’installent dans de petites mares pour appeler les femelles.

Contrairement à ce que j’ai observé dans le cas de la rainette, c’est-à-dire que je n’ai vu que très peu de femelles, la situation semble beaucoup plus positive dans le cas de la population de crapauds du boisé Tremblay.  Déjà aujourd’hui les femelles étaient au rendez-vous, auprès des mâles.  Et la ponte est déjà débutée.

Le crapaud pond deux filaments remplis de ses oeufs.  Il les enroule autour de la végétation.  Ou les laisse tomber carrément au fond de la flaque d’eau.

Pendant qu’il se reproduit, le crapaud doit garder l’oeil ouvert.  Car la couleuvre rayée le consomme en grand nombre.  Et ce, malgré les glandes remplies de liquide toxique qu’il a sur le dos.  Cette substance peut même tuer un petit mammifère qui l’ingérerait.

Le ballet des moustiques est lui aussi bien enclenché.  Il y en a maintenant partout dans le marais.  En quantité.

 

J’ai vraiment eu le tyran!

Aujourd’hui, journée chaude.  Gros soleil plombant. Les animaux s’animent.  Et le photographe fond de toute cette chaleur.  Car il n’enlève pas son p’tit manteau de plastique…noir [en plus].  Malgré le fort soleil dont je parlais justement tantôt.  Alors pourquoi ne pas l’enlever?  Par peur des tiques à pattes noires voyons!

Malgré les frayeurs du petit photographe peureux, n’en demeure pas moins que les oiseaux s’activent [enfin] et virevoltent dans tous les coins.  Ils ont du temps à rattraper, faut dire.  Les nids doivent se construire au plus vite.  Et les oeufs être pondus au plus sacrant. Pour que les oisillons soient fins prêts pour affronter l’hiver qui ne nous oubliera pas.  Ou pour voler jusqu’où l’hiver ne se rendra pas.  Avec le temps qui se réchauffe constamment, c’est peut-être plus si loin que ça finalement.

Près de mon étang, un couple de tyrans tritri s’est installé.  Un oiseau que je ne croise pas sur la Côte-Nord, là où je pense toujours vivre malgré mon enracinement à Montréal.  Peut-être parce que je ne regarde pas bien parmi les épinettes rabougries. Car la carte de répartition du tyran dit qu’il occupe bien ce territoire.

Le tyran tritri, c’est un oiseau qui aime se percher bien haut afin de surveiller le vol des insectes qui passent par là. Insectes dont il se nourrit. Évidemment. C’est bien l’fun pour l’oiseau. J’veux dire d’avoir une aussi bonne position. Mais pour le photographe, cette position, c’est pas terrible.  En contre-plongée, il est bien difficile de témoigner de la beauté de l’oiseau.

Mais aujourd’hui, le tyran m’a fait plaisir.  Il s’est perché bas.  À hauteur de yeux.  Faut dire qu’il était très tôt quand c’est arrivé.  6h30 du matin, heure du marais. À cette heure, les insectes n’étaient peut-être pas assez nombreux en vol à son goût. Ou le tyran n’avait peut-être pas envie de déjeuner. Peu importe. En ce qui me concerne, c’était une situation parfaite. Et j’ai enfin pu prendre une photo du tyran qui me plaît!

Faut dire que j’aime de plus en plus cet oiseau.  D’accord, il n’est que gris-foncé et blanc.  Son chant intéressant, mais pas tellement mélodieux.  On peut faire mieux.  Mais il a de la gueule ce foutu tyran.  Et le nom!  Quel nom! Tout pour attirer l’attention!

Gris et blanc.  Le tyran.  C’est ça que je vous disais.  Mais c’est quand même pas brun tout ça.  Quand j’y pense, ça me rappelle un souvenir de jeunesse, alors que je grandissais, là-bas sur la Côte-Nord, et que j’entendais les gens autour de moi dire que les animaux qu’on avait au Québec étaient ternes.  Que nos poissons étaient rien de moins qu’invisibles dans notre fleuve noir.  Et nos oiseaux: tous bruns.  Voilà ce qu’on disait dans le temps.  Et qu’on dit encore, sûrement. Or, c’est bien le contraire!

Dans mes explorations du Saint-Laurent, masque sur le bout du nez, j’ai rencontré une vie ultra colorée. Qui n’a rien à envier aux mers du sud que j’ai visitées. Et les oiseaux d’ici sont plus souvent qu’autrement flamboyants.  Tout le contraire de ce que mes gens disaient à mon époque de plus en plus lointaine.  Je vous l’disais!

Cette conception erronée de nos animaux démontre bien une chose.  Nos gens d’ici connaissent bien mal les habitants de ce territoire.  Ils se connaissent tout d’abord mal eux-mêmes.  Faut bien le dire.  Tout comme ceux qui les entourent. Encore plus s’ils ont des plumes et [beaucoup] de poils.

Partant de là, ça va bien mal pour protéger ce territoire qui est si grand… et le libérer !

***

Mes images du jour, récoltées quelque part près de vos maisons de banlieue:

Le moqueur-chat pointe le bout de son bec

Ces derniers jours, j’ai repéré un secteur où les râles de Virginie se nourrissent.  Je me suis dit ce matin que je tenterais à nouveau de prendre comme il faut cet oiseau en photo.

Aussi bien dire qu’il s’agit là d’un défi.  Le râle de Virginie a la réputation de se faire entendre beaucoup plus souvent que de se faire voir.  Il faut dire que l’oiseau est petit.  Il mesure environ 25 centimètres.  Et il fréquente des habitats franchement difficiles d’accès.   Les miens vivent dans de denses bosquets de phragmites qui poussent dans l’eau.  Y pénétrer est compliqué.  Et ça fait du bruit quand on le tente.  Ce qui effraie, bien entendu, les râles.  Et parlant de frayeur, je dois dire que c’est quand même stressant pour moi de pénétrer dans ces herbes hautes.  Il y a là des tiques porteuses de la maladie de lyme!

Encore aujourd’hui, le râle a eu le dessus sur moi.

J’ai pu m’approcher assez près de l’oiseau, mais les tiges des phragmites bloquaient presque complètement la vue de ma caméra.  La seule photo que j’ai pu prendre ne rend aucunement justice à la beauté du râle.

râle2 (1 sur 1)

Face au ô combien furtif râle, j’ai peut-être perdu une seconde bataille, mais je ne m’avoue pas vaincu pour autant!

En déambulant dans les bosquets de phragmites, j’ai par contre eu la chance de croiser le regard d’un moqueur-chat.  Un oiseau qui a un chant mélodieux.  Et un cri fort particulier (on peut les entendre ici).  Cri qui rappelle, dans certaines de ses intonations, le miaulement d’un chat.

moqueur-chat (1 sur 1)

Lui aussi aime bien se dissimuler dans les herbes hautes.  Mais pas toujours au sol comme le râle.  Ce qui m’a donné la chance, ce matin, de l’apercevoir dans une percée parmi les herbes!

Pendant que j’étais assis près du marais, espérant l’arrivée du râle du côté de ma position, je prenais des photos du marais. Je le trouve très beau. Dans la région de Montréal, les terres humides ont presque complètement été détruites.  Ce sont pourtant des habitats très riches et variés.  Il faudra bien, un jour ou l’autre, apprendre à faire attention à ce qui nous entoure…

Déversement dans le boisé du Tremblay

Je m’apprêtais à rentrer à la maison après plusieurs heures passées auprès de ma mare à rainettes quand je reçus un appel.  C’était Tommy Montpetit, l’expert québécois de la rainette faux-grillon avec qui je collabore pour mon projet de film.  Il voulait m’annoncer qu’un déversement de produits chimiques avait eu lieu ce matin dans le boisé du Tremblay, tout juste dans un habitat critique de la rainette faux-grillon.

Je m’empressai de me rendre sur les lieux.  À mon arrivée, l’eau était toujours bleutée.  Les pompiers étaient déjà sur place et tentaient d’endiguer la dispersion de cette substance qui tuait les poissons sur son son passage.  Les gens d’Environnement Canada étaient là aussi et tentaient de comprendre la situation et d’identifier le responsable.

Le ruisseau touché traverse le boisé du Tremblay et coule sur des kilomètres jusqu’à la rivière Richelieu qui se jette elle-même dans le fleuve Saint-Laurent.  Le ruisseau était déjà bleu sur des kilomètres!

Qu’est-ce que cette substance au juste?  Je ne suis pas un expert en la matière.  Et je ne le sais donc pas.  Je puis dire que ça ne sentait pas très fort.  Et que ça ne semblait pas visqueux.  On a dit que ça pourrait être de la teinture.  Du savon.  Ou des huiles quelconques.  Je laisse le soin aux experts de nous l’indiquer précisément.

J’ai marché le plus loin que je l’ai pu vers l’origine de la fuite et je me suis rendu ainsi à la rue.  De l’autre coté de celle-ci  se trouve un gros centre pour camions lourds.  Est-ce de ce côté qu’il faut lorgner afin de trouver le responsable de ce drame?  Je ne le sais pas.  Il faudra attendre les résultats de l’enquête pour le savoir (je vous les communiquerai).  Mais une chose demeure:  il est bien périlleux d’avoir des industries chimiques tout juste à côté de la réserve naturelle qu’est le boisé du Tremblay.  Un jour ou l’autre, les accidents ne manqueront pas de survenir.  Il y en eut un aujourd’hui.  Il est assuré qu’il y en aura d’autres dans le futur.

Quand je suis arrivé sur les lieux, les rainettes chantaient tout juste à côté du ruisseau empoisonné.  On image ce qui arrivera à celle qui osera mettre le bout de l’orteil dans l’eau polluée.  Sur les berges du ruisseau, on trouvait des empreintes de rats musqués et de cerfs de Virginie.  Ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour la faune de ce secteur!

Pour avoir plus de détails, vous pouvez visionner ma vidéo:

Le drone: un outil drôlement utile!

Aujourd’hui, dans le boisé du Tremblay, j’avais le goût d’utiliser le drone.  Afin de faire des images de la mare où je filme la rainette faux-grillon depuis une semaine maintenant.  Avec le drone, je me disais que la mare apparaîtrait beaucoup plus clairement dans le contexte urbain qui est le sien.

Le drone, c’est un super outil!  Ça permet d’aller chercher des images uniques.  Pour attirer l’attention des gens, c’est très pratique.  Mais c’est un outil capricieux et d’utilisation assez difficile.  Et ça coûte assez cher.  Enfin, si l’on veut des images 4K.

De prime abord, ç’a l’air simple à faire voler cet engin.  En deux temps trois mouvements, on comprend la procédure.  Mais il y a le vent.  Les branches. L’humidité.  Et la façon de bien filmer avec ce truc.  Pas évident tout ça!

Aujourd’hui, j’ai rencontré une première difficulté lorsqu’est venu le moment de faire décoller le drone au-dessus de ma flaque d’eau.  J’étais trop près d’un aéroport.  Interdiction de voler donc.  Ça compliquait les choses.

La décision que j’ai prise, ç’a été de m’éloigner de l’aéroport et de trouver une autre flaque d’eau.  Dans le même boisée.  Mais d’accord, pour mon film, c’est un peu tricher.  C’était quand même la seule façon que j’avais de pouvoir faire voler le drone dans ce secteur.

Je n’avais pas utilisé le drone depuis l’été dernier.  Et dès le décollage, je me suis souvenu à quel point ça ne prend pas grand chose pour obtenir une catastrophe avec un tel appareil.  Ok, j’étais dans le bois.  Sans beaucoup de vent.  Et surtout, sans le Saint-Laurent sous le machin.

Plus souvent qu’autrement, je fais voler le drone au-dessus des baleines et des phoques, dans le Saint-Laurent.  La piste de décollage est alors très petite:  Le bout de mon zodiac.  Mais atterrir, c’est encore pire.  Le drone doit entrer dans la même petite zone d’à peu près 4 pieds carrés, en évitant d’accrocher le toit du zodiac ou l’antenne.  Si le drone manque sa zone d’atterrissage, c’est terminé.  Tu viens de perdre environ 2000$ dans le Saint-Laurent.

L’été dernier, j’avais eu la ô combien brillante idée de faire décoller le drone en plein détroit de Jacques-Cartier.  C’est où ça?  Entre la Minganie et l’île d’Anticosti.  Et là-bas, du vent, si tu en veux, il y en a à profusion!  Pourquoi faire voler le drone là, en pleine mer?  Parce que, seconde idée ô combien géniale, il y avait des centaines de fous de Bassan qui s’alimentaient en plongeant dans les flots tout autour de nous.  J’avais envie d’aller filmer ça.  Avec le drone bien sûr.  Je me demande bien qui était le plus fou.  L’oiseau ou le gars dans le zodiac?

Les fous passaient tout près du drone, il y avait de la vague sans bon sens.  Et du vent pour écorner les boeufs.  Dans ces conditions, le drone était à peu près incontrôlable.   Le vol de 10 minutes m’a semblé avoir duré 2 heures!

Voici ce que ça donne (images non colorisées et compressées):