Le chant étrange du butor d’Amérique

Il y a quelques jours, je déambulais dans les marais.  J’ai alors entendu le chant le plus étrange de nos forêts, celui du butor d’Amérique.

Le butor est un oiseau échassier qui vit dans les marais.  C’est un expert du camouflage.  Je ne suis à ce jour jamais parvenu à bien le prendre en photo.  Ceux que j’ai vus, je les surprenais en me déplaçant sans suspecter leur présence et ils s’envolaient à la dernière minute, ne me laissant aucune chance de prendre une bonne photo.

Ma dernière rencontre avec l’un d’eux ne fait pas exception à cette règle.  Le butor était tout près de moi, mais je ne l’ai jamais aperçu.  Il était extraordinairement bien dissimulé parmi les roseaux.

Si je ne l’ai point vu, j’ai au moins pu enregistrer son chant que voici:

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Jouer du bec

Le printemps ne semble pas vouloir s’installer pour de bon.  Conséquence, les rainettes faux-grillon ne peuvent lancer leur saison de reproduction.  Ce qui rend à toutes fins pratiques impossible de faire des photos de ce petit amphibien menacé d’extinction.

Je me rends tout de même dans les marais, mais lorsque je constate sur place que les rainettes sont encore trop gelée pour être actives, je me tourne alors vers d’autres espèces.

Cette semaine, j’ai de ce fait été faire un tour du côté de l’étang.  Les bernaches y sont bien présentes.  Elles y nichent.  Ce qui procure des instants photographiques intéressants.

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En attendant d’être au Nord

Bientôt, ils ne seront plus parmi nous. Au Nord du Nord, ils seront; là où j’irai les rejoindre un jour!  Pour les photographier ailleurs que près des hommes du Sud.

Hier, j’ai croisé la route de deux magnifiques harfangs des neiges.  Probablement deux individus qui ont passé l’hiver au Sud de notre frontière.  Bientôt, ils iront nicher et se nourrir dans la toundra.  En attendant, ils sont dans les champs du bas Québec, entourés d’oies des neiges.

Renards à l’affût

La semaine dernière, j’ai exploré un secteur qui me semblait prometteur pour les photos de renards.  Le champ, car c’est d’un champ dont il est question, était tout juste à côté d’une petite forêt urbaine que fréquentent assidûment les renards.  Je pouvais difficilement me tromper!

Le champ, lui, attire particulièrement les renards pour les rongeurs qui y circulent et qu’il consomment goulûment.  Des pistes abondantes prouvaient que les renards apprécient ce champ.

Le premier jour, je me suis installé à l’ouest du champ.  J’avais choisi ce côté pour avoir le vent de face.  Et la lumière du jour dans le dos.

Les pistes me laissaient croire que les renards utilisaient les rigoles cerclées d’arbustes pour circuler d’un endroit à un autre.  J’avais une bonne vue sur l’une d’entre-elles.

Comme de fait, un renard l’a emprunté pour circuler alors que j’étais à l’affût.  Mais il est demeuré loin de moi, rendant la photo assez difficile. Car je dus utiliser mon téléobjectif à son maximum de puissance, soit 600mm.  Et à 600mm, cet objectif (Tamron 150-600mm) performe moins bien. Comme si ce n’était suffisant, j’étais habillé en camouflage foncé.  Et quand j’ai remué pour mieux me placer pour prendre une photo, le renard m’a aperçu.  Et il s’est enfui.

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Le jour tirait de toute façon à sa fin.  Je me suis dit que j’aurais plus de chance le lendemain.

***

Le lendemain, j’ai misé sur le début de la journée plutôt que la seconde portion du jour comme j’avais fait la veille.  Mais c’est le renard qui a décidé du moment de la rencontre.  J’ai eu beau être sur place dès les aurores, c’est à midi que le renard est arrivé sur les lieux.

Le vent, qui provenait de la direction contraire à la veille, m’a forcé à me placer ailleurs pour mon affût.  Je me suis de ce fait retrouvé au carrefour des deux sections principales du champ.

J’avais aussi pris la précaution de corriger une des erreurs de la veille:  le camouflage.  Cette journée là, j’étais camouflé en hiver.

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Les pistes les plus fraîches passaient directement devant moi.  J’étais confiant.  Malgré l’attente qui s’étirait.

Lorsque je commençais à perdre espoir de réaliser les photos que je voulais, j’ai vu apparaître un point orange au loin.  C’était mon renard!!!  Mais il était encore plus loin que la veille.  Trop loin pour une photo, en fait.  Il a commencé à remuer la neige.  J’espérais qu’il ne décide pas de chasser à cet endroit trop éloigné de moi.  Quand tout à coup, il s’est mis en marche.  Directement dans le sentier de pistes que j’avais repéré et qui se dirigeait droit vers moi.

J’attendais que le renard soit suffisamment près pour commencer à faire des photos.  Il s’approchait toujours, sans me repérer d’aucune façon.

À 15 mètres, il a stoppé net. Quelque chose le dérangeait.  J’ai commencé à réaliser mes photos! Je n’ai eu que quelques secondes pour le faire avant que le renard ne fuit dans la forêt.

Le vent était assez fort cette journée-là.  Probablement qu’un tourbillon a fini par amener mon odeur jusqu’au museau du renard.

Pas grave!  Je suis tout de même parvenu à faire des photos qui me plaisent!

Lorsqu’on marche en forêt, on doit garder l’oeil ouvert

Nos forêts croulant sous la neige semblent beaucoup plus calmes et désertes qu’elles ne le sont lors de la période estivale.  Plusieurs espèces ont en effet quitté vers des contrées plus chaudes.  Ou elles se sont assoupies dans l’attente du temps doux.

Dans un tel contexte de quiétude et de silence, j’ai tendance à partir dans ma tête, jonglant avec une idée ou une autre.  Mon attention s’étiole par le fait même.  Ce qui n’est pas toujours la chose à faire.  Car tout autour de moi, la vie est là, malgré le froid.

Cette semaine, je me déplaçais en forêt, les yeux tournés vers la cime des arbres.  J’espérais repérer une chouette, une buse ou un hibou.  C’est pourtant à la hauteur de mes pieds que la vie s’est animée.

Tout juste devant moi, j’ai vu quelque chose qui a remué.  C’était un animal sous la neige.  Quelle ne fut pas ma surprise de voir apparaître un cerf de Virginie!

Les cerfs dorment à même le sol.  Lorsqu’il neige, ils sont recouverts de neige.  Et deviennent très difficiles à repérer.  C’est vraiment à la dernière minute que je l’ai aperçu celui-là.

En se levant, il s’est secoué pour faire tomber la neige qui le recouvrait.  Il s’est ensuite tourné vers moi et m’a fait une grimace.  Une façon comme une autre de me signaler que je l’avais réveillé 😉

 

Une journée parmi les cerfs!

L’hiver, je fais surtout de la photo dans la région de Chaudière-Appalaches et de Montréal.  Ce sont des régions où l’on retrouve de fortes populations de cerfs de Virginie.

Mais il y a une différence de taille entre les deux régions quand on parle de photographie.  Près de Montréal, les cerfs sont habitués à la présence de l’humain.  Ils sont plus facilement approchables que là où se trouve ma maison du fond des bois, c’est-à-dire dans Chaudière-Appalaches.  Là, les approcher est à toutes fins utiles impossibles.  Il faut absolument consacrer plusieurs heures à l’affût pour espérer les apercevoir.

Parce que j’aime bien investir mes énergies au bon endroit, je mise donc sur la photo de lièvres et de gélinottes lorsque je suis dans Chaudière-Appalaches et sur la photo de cerfs quand je suis à Montréal.

Hier, j’ai eu l’occasion de me rendre dans les boisés de la périphérie de Montréal.  Mon objectif était de réaliser des images de cerfs dans des paysages d’hiver.  J’espérais que certains d’entre-eux arboreraient encore leur panache (les cerfs perdent leurs bois durant l’hiver).  J’ai été chanceux!  Plusieurs d’entre-eux les avaient encore.

Ce n’est quand même pas parce que les cerfs sont dans la région de Montréal habitués à entendre et voir les humains que la photo devient du même coup extrêmement facile.  Les cerfs ne tolèrent pas qu’on s’approche trop d’eux.  Un geste un peu trop brusque, une branche qui craque trop fort, et pouf, ils détallent comme…des lièvres!

Avec beaucoup de patience, je suis tout de même parvenu à m’approcher suffisamment d’eux, hier, pour réaliser quelques photos qui me plaisent.

En plus, il s’est un moment donné mis à neiger.  J’aime beaucoup les photos exposant des scènes hivernales. Avec la neige qui tombe, c’est encore mieux. Pour les cerfs de Virginie, je trouve que c’est encore plus vrai!

***

Pour réaliser ces photos, j’ai travaillé à l’approche, caméra à la main.  J’ai utilisé une Sony A6000 avec l’objectif Sony 70-200mm.

Le festin des coyotes

Depuis des mois, j’essaie de prendre en photo, dans leur environnement naturel et non dans un champ défriché, des coyotes.  Ce canidé fantomatique que l’on retrouve au Québec depuis les années 1940 me hante et m’obsède.  Je dois le prendre en photo!

Aujourd’hui, le coyote est très bien répandu sur le territoire québécois.  On retrouve ce canidé jusqu’à Sept-Îles désormais.

Si le coyote parvient à étendre aussi généreusement son aire de répartition en Amérique, c’est à cause du défrichage et de l’élimination de ses prédateurs naturels que sont le cougar et le loup.

Il a beau être omniprésent, chez nous, le coyote me donne toujours autant de maux de tête.  J’ai beau multiplié les affûts et les démarches, je ne parviens pas à le voir dans un rayon suffisamment court pour prendre une bonne photo.

Il y a quelques jours, je prospectais de nuit le meilleur secteur pour les coyotes que je connaisse et qui se trouve près de ma maison du fond des bois.  Chaque fois que je vais à cet endroit, j’y retrouve des pistes de coyotes nombreuses.  On dirait qu’un couple de coyotes y a établi son territoire.

Alors que je regardais à gauche et à droite, je suis tombé sur un site où ces mêmes coyotes ont consommé une carcasse d’orignal.

Un coyote n’est pas suffisamment puissant pour abattre un orignal.  Le cervidé dont on voit les restes sur les photos est probablement mort de cause naturelle.  Et les coyotes ont ensuite nettoyé la carcasse.  À moins qu’il fut s’agit d’un jeune orignal, animal que les coyotes auraient pu tuer.

À bien le dire, peu m’importait si les coyotes avaient abattu cet orignal ou s’il l’avait trouvé mort.  Ce que je savais par contre, c’est que j’avais trouvé un bon lieu pour faire un affût.

Et voici la stratégie que j’ai mise de l’avant pour tenter de photographier enfin des coyotes, dans un environnement naturel non-dégradé:

Jour 1: repérage. Il y avait plein de pistes à l’endroit où je note le plus régulièrement la présence de coyotes. C’est une rivière qui traverse la forêt. Les coyotes l’utilisent comme voie d’accès. Ils entrent dans le bois d’un bord pis de l’autre pour chasser ou fouiller. Il y a comme un barrage de castor dans le coin. Mais il semble abandonné. Bonus cette fois-ci, il y avait plein de pistes qui conduisaient à une carcasse d’orignal bien entamée.

territoire coyotes

Jour 2: j’ai installé ma cache près de la carcasse. En évitant de trop marcher un peu partout. J’ai installé ma cache fermée (voir la photo) à bonne distance de la carcasse. Je dirais 120 pieds environ. Je me suis assuré que les vents dominants poussaient mes odeurs en dehors du spot. Et j’ai quitté les lieux.

Jour 3: J’ai pris pour acquis que la cache était en place depuis suffisamment longtemps pour que je tente un affût. J’ai fait l’affût de fin d’après-midi (de 14h à la noirceur). Les vents étaient à 45 degrés face à moi, et poussaient mes odeurs vraiment bien en dehors du site. Vers où les odeurs sont poussées, il n’y a jamais vraiment de pistes de coyotes. Mais la carcasse semblait délaissée depuis mon premier passage. Il n’y avait plus de pistes fraîches. J’ai quand même travaillé le site en me disant que les coyotes étaient encore sûrement dans le coin.

Pour caller, j’utilise un appeau électronique que j’ai placé près de la carcasse et près d’un appelant de lapin. Peut-être 40 pieds. Il n’est pas très puissant. Les puissants coûtent 300-400$. Je me suis contenté d’un appeau à 100$. Ça fait un cri à peu près aussi fort que ma voix. Je le contrôle avec mon cellulaire. J’ai aussi des appeaux manuels. Un pour imiter le cri du coyote. L’autre pour imiter le cri de détresse du lapin à queue blanche. Mais je ne les utilise pas. J’ai peur de faire des fausses notes. Je me rabats donc sur mon appeau électronique.

Voici la séquence de call que je fais.

1- J’arrive sur le site et j’attends un bon 15 minutes avant de commencer. Je commence avec le cri de localisation du coyote. Je veux donner l’impression au groupe installé sur le territoire que des intrus viennent d’arriver. J’attends ensuite 3- 5 minutes. Et je commence le call des cris de détresse des proies. Je veux faire croire aux coyotes du territoire que les intrus chassent leurs proies. J’utilise principalement le cri de détresse du lièvre d’Amérique. J’ai un moment douté de la qualité de ce call. Je pensais que là était mon problème. Mais je suis parvenu à faire réagir des grands ducs, des chouettes rayées, des autours des palombes, des corbeaux et des mésangeais avec ce call. Je me dis que si ça fait réagir les oiseaux, ça devrait aussi fonctionner pour les canidés.

Depuis peu, j’utilise aussi le cri de détresse du lapin à queue blanche. Il n’y en a pas vraiment ici, mais je me dis que ça peut provoquer la curiosité des coyotes. Je n’ai pas vraiment obtenu de réaction avec ce call.

Quand je fais le cri de détresse, je le fais pendant 30-45 secondes. Puis j’attends 2-3 minutes et je recommence. Je fais ça pendant 30 minutes puis j’arrête. Je recommence la séquence 15-20 minutes plus tard.

Comme on s’apprête à entrer en période de rut pour le coyote (fin janvier et février) et qu’il ne mange pas trop dans ce temps-là, j’ai aussi joué avec les nerfs des coyotes en faisait l’appel de la femelle en chaleur. Et le cri de jeunes mâles aussi. J’essaie de provoquer le couple de coyotes qui occupent mon territoire.

Pour cette première fois, j’ai été très énergique sur le call. Peut-être trop. Mes séquences étaient courtes. Et je recommençais rapidement.

Jour 4 – Le soleil se lève à 7:22. La veille, j’avais déplacé ma cache dans un endroit où elle était mieux dissimulée. Je me suis installé dans ma cache à 6:50. J’ai commencé le call de localisation du coyote à 7:15. Et j’ai fait la séquence comme ici haut. Mais j’y ai été plus mollo. J’ai espacé les calls.

Sans résultat. Les coyotes n’ont pas répondu. Et n’ont pas déboulé pas sur le site.

Vers 9:15, j’étais un peu tanné d’attendre. Alors je suis sorti de la cache. Je suis allé voir la carcasse d’orignal. Aucune trace d’activité récente.  J’étais un peu découragé.

Je me suis dit que les coyotes devaient s’être éloignés du secteur. Je me suis donc mis à prospecter les environs, et j’ai retrouvé la trace de mon couple de coyote un peu plus loin sur la rivière. Il est passé sur la rivière entre mon départ de la veille au soir quand la noirceur s’installait et mon arrivée du lendemain matin avant que le jour ne se lève. Durant la nuit, donc.

Les pistes se dirigeaient parfaitement sur ma cache. La ligne que je veux pour faire ma photo. Puis, elles ont bifurqué à environ 100 pieds pour entrer dans la forêt et passer derrière ma cache! Le vent dominant arrivait dans le dos des coyotes. Ils ne peuvent pas vraiment avoir senti ma cache (que je laisse presque toujours dehors pour casser les odeurs). Et je ne pense pas qu’ils puissent l’avoir vue non plus (voir les photos de la cache de jour. J’imagine à la noirceur).

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Tout ça, sans résultat!  Encore une fois!  Enfin pour le coyote.  Car pour le lièvre, je suis parvenu à faire de belles photos.  Mais bon, ce n’était pas l’espèce que je recherchais!

***

J’ai depuis parlé à l’un des meilleurs chasseurs de coyotes du Québec.  Il m’a pointé quelques erreurs graves que j’ai commises lors de cet affût:

1- J’ai modifié l’environnement naturel du coyote en installant ma cache, ce qui l’a inquiété et éloigné du site.  Pour se camoufler, mieux vaut une combinaison qu’une cache.  Ce à quoi j’ai déjà remédié:

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2- J’ai trop callé et mal callé.  Le call met le coyote en alerte.  Mieux aurait valu que j’attende simplement le passage du coyote sans faire de bruit.

3- L’idéal serait d’appâter les coyotes sur le long terme.

Bref, la mission n’est pas terminée.  Et elle s’avère encore plus difficile que je ne l’avais cru au départ.  Mais heureusement, j’ai encore quelques trucs dans mon sac 🙂

À suivre, donc!

Tiques à pattes noires: peut-on encore profiter de la nature?

Il y a quelques jours, j’ai publié sur Facebook une photo de tiques à pattes noires que nous avions retrouvée, au gré d’une sortie photo en marais, sur les vêtements de mon ami Tommy.  En dessous de la photo, je mettais en garde la communauté qui me suit sur ce réseau social sur les risques de contracter la maladie de Lyme. Et les questions ont depuis déboulé dans ma boîte de messagerie privée.

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La forte réaction engendrée chez les gens à la vue de cette photo m’a convaincu de la nécessité de rédiger un article qui analyse les risques que pose la présence nouvelle de la tique à pattes noires, chez nous, au Québec.

Tout d’abord, la grande question: Peut-on encore se rendre en nature et jouer dans l’herbe comme nous le faisions, nous de la « vieille » génération, lorsque nous étions enfants?  Peut-on encore profiter de la nature? Ou doit-on plutôt se cantonner désormais sur l’asphalte et le béton? Réponse:  oui, on peut encore profiter de la nature.  Mais non, pas comme on le faisait dans les années 1970-1980.

La tique à pattes noires:  qui est-elle?

Il ne s’agit pas d’un insecte, mais bien d’un acarien.  La tique à pattes noires (Ixodes scapularis), ou tique à chevreuil, est minuscule.  Il s’agit d’un parasite qui se nourrit du sang des mammifères.  La tique à pattes noires peut vivre environ deux ans.  C’est un vecteur important de plusieurs maladies, dont la maladie de Lyme.

Le corps d’une tique à pattes noires adulte est ovale, de couleur orange, brun à rougeâtre.  Il y a une légère variation de couleur entre les mâles et les femelles.  Les mâles sont plus petits que les femelles.  Pour des images de la fameuse tique, cliquer ici.

Une tique à pattes noires adulte mesure environ de 2 à 3 mm de longueur. Son corps est aplati de haut en bas.  Sa tête est formée de pièces buccales pointues dont la tique se servira pour percer la peau de son hôte et y planter ainsi son rostre.  Elle aspirera du sang de la sorte.  Pendant qu’elle boit du sang, l’estomac de la tique prend de l’expansion.  L’acarien pourra ainsi atteindre une taille de près de 1 cm (pour les femelles).  Le corps gorgé de sang de ce petit parasite devient grisâtre.

La tique à pattes noires traverse trois stades de développement au cours de sa vie.  Il y a la larve, puis la nymphe et l’adulte.  La larve est quasiment invisible à l’oeil nu.  À ce stade, elle ne peut pas transmettre la maladie de Lyme.  Seuls la nymphe et l’adulte le peuvent.

La tique à pattes noires ne vole pas (puisqu’elle est dans la famille des araignées).  Et ne saute pas. Elle est lente. Et sa méthode de travail est rudimentaire.  Elle s’accroche à des herbes hautes et attend, très patiemment, le passage d’un hôte.  Celui qui se frotte à ces herbes permettra à la tique de s’accrocher à lui.  La tique grimpera sur lui et cherchera le meilleur endroit où se nourrir.  Chez l’humain, elle favorisera les endroits humides comme les aisselles, le pubis, la région de l’anus, le nombril ou l’espace entre les orteils. Le cuir chevelu et l’arrière des oreilles sont aussi de bons endroits pour la tique.  Une fois l’endroit choisi, la tique percera la peau à l’aide de son rostre et préparera son corps pour son prochain repas.  L’opération peut prendre jusqu’à 24h. La morsure est indolore. En cours de processus, la tique porteuse de la bactérie borrelia burgdorferi (responsable de la maladie de Lyme) ne pourra contaminer son hôte.  C’est seulement quand elle aura commencé à se nourrir qu’elle pourra transmettre la bactérie à son hôte.  C’est pourquoi on dit de retirer la tique qui s’est accrochée à soi le plus rapidement possible.

Pour devenir un vecteur de la maladie de Lyme, la tique à pattes noires doit d’abord mordre un mammifère porteur de la bactérie problématique (borrelia burgdorferi).  Les principaux réservoirs de cette bactérie sont les rongeurs.  Chez nous, la souris à pattes blanches est le principal réservoir.  La tique qui mord ces rongeurs s’infecte et passe ensuite la maladie aux autres mammifères sur lesquels elle s’accroche, comme les chevreuils ou les chiens.  Les mammifères porteurs de la bactérie ne peuvent contaminer des humains, même si on les mange (je ne parle pas des chiens ici, évidemment 😉 ).  Il faut que la bactérie borrélia se retrouve dans une tique pour être par la suite transmise à l’humain. La bactérie se retrouve dans le sang et se disperse dans l’ensemble du corps de son hôte, là où elle devient très difficile à éliminer (si on n’agit pas rapidement du moins).

Il y a quelques années, cette espèce de tique était absente du Québec.  Le réchauffement climatique a permis à celle-ci de s’implanter chez nous.  Évidemment, elle n’est pas arrivée jusqu’ici en marchant.  La tique à pattes noires voyagent en s’accrochant aux oiseaux migrateurs.  Auparavant, elles ne parvenaient pas à survivre à nos hivers rigoureux.  Nos nouveaux hivers doux lui conviennent par contre parfaitement.  D’où l’explosion de la population de tiques qu’on subit!  Mais sans son réservoir à bactérie borrelia, la tique à pattes noires demeure inoffensive.  Le malheur est que le réchauffement climatique permet aussi à la souris à pattes blanches d’étendre son territoire vers le nord.  À raison de quelques kilomètres par an.  Et c’est cette souris qui fournit ladite bactérie problématique à la tique.

La tique à pattes noires profite également de l’urbanisation intensive qui élimine ses prédateurs (oiseaux, insectes, araignées) en détruisant leurs habitats.  Cette élimination se produit également par l’usage intensif de pesticides et de fongicides.  Pour en savoir plus, cliquez ici.  On a également éliminé bon nombre de prédateurs des rongeurs qui sont les réservoirs de la borrélia.

Le monde sans bon sens qu’on se construit à l’encontre de la nature favorise la maladie de Lyme en permettant l’accroissement de ses réservoirs (les rongeurs) et de son vecteur (la tique à pattes noires).  Ce problème, c’est nous qui l’avons engendré.  Et nous commençons maintenant à en payer les conséquences, et ce, de notre propre santé et de celle de nos enfants.

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme est une zoonose.  C’est une maladie infectieuse qui affecte l’humain et de nombreux animaux.  Elle est transmise par la morsure d’une tique infectée.

Cette maladie bactérienne n’a été officiellement reconnue qu’en 1975, et ce, même si on sait maintenant qu’elle fait des victimes chez les humains depuis des milliers d’années.  Ce qui a tourné les projecteurs vers cette maladie qui était jusque-là négligée par les chercheurs (l’est-elle encore?, là est la question) c’est une pandémie d’arthrite rhumatoïde qui a eu lieu aux États-Unis en 1972, dans la ville de Lyme au Connecticut.  Des centaines d’enfants y étaient atteints d’un mal mystérieux. On découvrira par la suite que c’était la maladie de Lyme.

Le biologiste américain d’origine suisse, William Burgdorfer s’est intéressé au drame qui frappait les habitants de Lyme.  Il a isolé des spirochètes de la bactérie borrélia dans la salive et l’estomac d’une tique de type ixodes;  l’agent pathogène ressemblait à celui de la syphilis. Cette bactérie est redoutable, violente et très complexe.  Elle est extrêmement rapide, très mobile, multiforme et parvient à se cacher à peu près n’importe où dans le corps de l’hôte qu’elle contamine, surtout dans les zones difficiles d’accès pour les antibiotiques. Ce qui fait qu’elle résiste aux traitements depuis plus de 40 ans maintenant.

Le nom du biologiste fut donné à ladite bactérie.  Une façon comme une autre de l’honorer j’imagine.

Au tournant des années 2000, un projet de vaccin contre la maladie de Lyme a été testé, mais sans succès.  La mauvaise publicité qu’on a fait au vaccin l’a rendu insoutenable commercialement.  La compagnie qui le produisait l’a donc abandonné.

Bien que cette bactérie existe depuis des temps immémoriaux, elle a évolué au fil de l’évolution et est devenue beaucoup plus résistante.  L’usage inconsidéré des antibiotiques y ayant très certainement contribué.

Certaines hypothèses qui donnent la chair de poule stipulent également que la bactérie aurait été manipulée en laboratoire pour la rendre plus puissante.  C’est le laboratoire Plum Island qui s’en serait chargé.  Or, celui-ci se trouve tout juste à côté de la petite ville de Lyme! Est-ce que la bactérie s’en serait échappée?  C’est ce que certains prétendent en tout cas.

Celui qui se fait mordre par une tique infectée présentera parfois des lésions cutanées.  On parle de rougeurs en forme de cible dont le diamètre sera d’environ 5 centimètres.  Elles apparaissent dans seulement 60 à 80% des cas. On ne peut donc pas s’y fier totalement pour savoir si on est infecté ou non. Les autres symptômes apparaîtront quant à eux de 3 à 30 jours après la morsure.  On parle alors de fièvre, de fatigue extrême, de maux de tête, de raideurs à la nuque et de douleurs musculaires et articulaires.

Si de tels symptômes apparaissent chez une personne ayant été mordue par une tique, il faut appeler Info-Santé 811, ou consulter un médecin dans les plus brefs délais (un qui est sensibilisé à la gravité de cette maladie).  Il faut indiquer quelle est la partie du corps qui a été touchée et la date et le lieu où l’on a été mordu.  Il est fortement conseillé de conserver le corps de la tique si possible.  Il pourra être analysé afin de déterminer à coup sûr si la maladie de Lyme est impliquée.

Un traitement par antibiotique intensif sera alors prescrit. L’amoxicilline ou la doxycycline devront être administrés de 14 à 21 jours.  Plus le traitement survient rapidement, et plus les chances de succès sont grandes.

Si rien n’est fait après le déclenchement de la maladie, les premiers symptômes se compliqueront et la maladie de Lyme s’aggravera vraiment.  On parle alors de problèmes graves qui frapperont les articulations, le coeur et le cerveau, entraînant même des problèmes cognitifs affectant le siège de la mémoire.  Les problèmes graves peuvent apparaître rapidement ou s’étaler sur des années. Plusieurs personnes qui ont subi un mauvais diagnostic se retrouvent aujourd’hui dans cette situation.  Heureusement, les autorités québécoises, bien au fait que la maladie de Lyme prend de plus en plus l’allure d’une vaste épidémie mondiale, semblent vouloir rattraper le temps perdu et prendre cette maladie enfin au sérieux.

Dans cette vidéo, le médecin François Milord de la Santé publique de la Montérégie explique la nouvelle réalité qu’impose la présence de la tique à pattes noires sur le territoire québécois:

Pour tenter d’enrayer la seconde phase critique de la maladie de Lyme,  les spécialistes auront recours aux céphalosporines  pour une durée de 21 à 28 jours, au moins ; par voie veineuse périphérique en cas de méningo-encéphalite.

Pour la forme la plus critique de la maladie de Lyme, ces mêmes traitements seront utilisés, mais sur des périodes plus longues.  Des spécialistes aux États-Unis préconisent même de combiner les antibiotiques pour plus de succès.  Mais on entre là dans un domaine surpassant mes humbles compétences en matière de santé.

Ce que je puis dire toutefois, c’est que plus le traitement s’étire dans le temps, et moins les chances de succès sont importantes. On risque alors de se retrouver porteur de la borréliose (ou maladie de Lyme) pour bien longtemps.

Quoi qu’on fasse, certaines personnes atteintes le demeureront pour le reste de leurs jours.  Des problèmes de dépression peuvent alors survenir, poussant même des personnes au suicide.

Toute la dimension chronique de la maladie de Lyme soulève bien des débats.  Des gens affirment que les traitements sont inutiles pour eux et qu’ils souffrent affreusement de la maladie de Lyme, depuis des années bien souvent, alors que certains médecins soutiennent que ces maux sont le fruit de leur imagination.  Quoi qu’on pense de la position des uns et des autres, il n’en demeure pas moins que la maladie de Lyme provoque bien des souffrances.  Pour en apprendre davantage sur la dimension chronique de la maladie, on peut regarder ce film fort intéressant (Quand les tiques attaquent).  Mais très inquiétant.

On peut aussi regarder ce reportage diffusé dans le cadre de l’émission Découverte de Radio-Canada:

Au Québec, la maladie de Lyme est une maladie à déclaration obligatoire depuis 2003. Les professionnels de la santé qui détectent un cas de maladie de Lyme doivent obligatoirement en informer les autorités de santé publique.

Les zones à risque au Québec

La maladie de Lyme est en expansion au Québec.  Elle est désormais présente dans presque toutes les régions.

Les régions les plus durement touchées sont la Montérégie, l’Estrie, l’Outaouais, et le sud de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Si on est mordu par une tique à pattes noires dans ces zones fortement à risque, on préconise un traitement par antibiotique préventif.  Et ce, parce qu’environ 30% des tiques de ces secteurs sont porteuses de la maladie de Lyme.

L’Estrie est tellement frappée durement que le traitement préventif pourra être prescrit directement par les pharmaciens.

Dans les autres régions du Québec, on ne recommande pas le traitement préventif aux antibiotiques, traitements qui ne sont pas très bons pour la santé.  Dans ces cas-là, il faut surveiller l’apparition de symptômes avant de consulter et d’agir.

On peut suivre la progression de la tique à pattes noires sur le territoire québécois en consultant ce site.

Prévention

La meilleure façon d’éviter les problèmes, c’est de tout faire pour ne être mordu par une tique.  Lorsqu’on se promène en nature, il est conseillé de rester dans les sentiers.  Ceux conçus par les humains, et pas ceux réalisés par les passages répétés des cerfs de Virginie.  Ces derniers sont des zones à risque, qu’apprécient fortement les tiques pour se placer en embuscade.

Il est aussi très important de porter des vêtements longs.  De couleur claire si possible.  Il sera plus facile de repérer les tiques sur ceux-ci que sur des vêtements sombres.  Il faut porter un chapeau, entrer son chandail dans son pantalon et le bas de ses pantalons dans ses chaussettes ou ses bottes.  Bref, il faut le plus possible fermer les accès à son corps aux tiques.

Pour ma part, je m’assure en plus d’avoir des manches qui se resserrent au niveau des poignets à l’aide d’un velcro.  Le bas de mon manteau peut se fermer à l’aide d’un élastique.

Sachez que, contrairement aux moustiques, les tiques ne peuvent nous mordre à travers nos vêtements.

Finalement, il est conseillé d’appliquer un insectifuge sur soi. Pour des suggestions de produits, cliquez ici.

Il est aussi possible de se tourner vers les huiles essentielles diluées dans l’eau afin de tenir à distance les tiques.  L’huile essentielle de lavande, de menthe pouliot, de citronnelle, d’eucalyptus, et d’huile de citron seraient efficaces.

Évidemment, en ce qui me concerne, je n’utilise pas ces produits puisque je « pourchasse » les animaux pour mes photos.  J’essaie d’être le moins repérable possible.  Et l’odeur des insectifuges nous rend facilement repérables pour tous les animaux utilisant leur odorat.

Quand je rentre à la maison, à la fin d’une journée en nature, je mets directement mes vêtements à la laveuse.  Ils vont ensuite dans la sécheuse, où ils doivent subir un traitement à la chaleur.  Une fois débarrassé de mes vêtements, je me dirige vers la salle de bain.  Je m’inspecte alors des pieds à la tête, utilisant des miroirs pour l’inspection des régions qu’on peut imaginer.  Je saute ensuite dans la douche.  Et je me lave toujours les cheveux.

Je retourne ensuite voir mon équipement que j’inspecte minutieusement, question de vérifier si je n’aurais pas transporté une tique avec moi.  Les fermetures-éclair sont des endroits que les tiques apprécient comme cachettes.

Si on se rend en nature avec les enfants ou les animaux domestiques, il faut les inspecter eux aussi.

Si vous restez longtemps en nature, on répète cette inspection à la fin de chaque journée.

Comment retirer une tique?

Catastrophe, une tique s’est logée dans notre peau!  Pas de panique, mais il faut quand même la retirer au plus vite.

Pour ce faire, on utilise une petite pince du type pince à sourcils.  Il faut pincer la tique le plus près possible de la tête.  Attention à ne pas pincer l’abdomen.  En le faisant, vous retourneriez dans votre corps tous les fluides qu’il contient, augmentant ainsi les risques d’être contaminés par la maladie de Lyme.

Si on préfère, les pharmacies vendent des pinces spécialisées.  Des tire-tiques.

Voici une vidéo qui montre comment s’y prendre:

Avec une pince à sourcils, c’est plutôt comme ça qu’il faut faire:

Une fois la tique retirée, on la place dans un contenant fermant hermétiquement.  Et on la conserve jusqu’à ce que qu’on soit certain qu’on n’a pas été contaminé.  Car si on l’a été, le médecin pourra la récupérer et l’envoyer à un laboratoire pour faire des analyses.

Une fois la tique retirée, il faut bien laver sa peau avec du savon.  On se lave ensuite les mains.  Et on surveille attentivement l’apparition des symptômes.  Si on est dans une zone à risque, on prend les dispositions pour subir un traitement préventif aux antibiotiques.

Combien de cas au Québec?

Oui, les cas de maladie de Lyme augmentent au Québec année après année.  On a rapporté 32 cas en 2010, 143 en 2013, 160 cas en 2015 et 179 cas en 2016.  C’est beaucoup et peu à la fois.  Sur une population de 8 millions d’habitants, l’incidence est malgré tout minime.  Surtout en comparaison de la progression de la maladie chez nos voisins du Sud.  Aux États-Unis, on prévoit 300 000 nouveaux cas par année!

Ceci étant dit, le printemps 2018 se caractérise par une explosion des tiques à pattes noires au Québec.  Elles sont beaucoup plus présentes que par les années passées.  Cela risque de faire augmenter d’autant le nombre de victimes de la maladie de Lyme.

Mais si vous appliquez comme il faut la recette préventive telle que présentée plus haut, vous minimiserez du coup, et de beaucoup, les risques d’être mordu et contaminé.

Pour ma part, toute mon activité de photo macro se déroule dans les herbes hautes, je fréquente aussi les sentiers de chevreuils et je m’accroupis régulièrement sur le sol pour prendre des photos.  Je n’utilise pas d’insectifuges et je n’ai été mordu qu’une seule fois par une tique, et par une larve qui plus est.  Je suis ce qu’on peut appeler un cas à risque extrême et la prévention fonctionne pour moi.  En circulant sagement dans les sentiers aménagés, vous courrez beaucoup moins de risques que moi.  Et vous les réduirez encore plus si vous faites l’inspection une fois de retour à la maison.

Alors continuez de jouer dans la nature. Mais faites-le prudemment.  Et vous éviterez de ce fait bien des problèmes!

Des paysages sous-marins comme je les aime

Depuis le début de la saison de plongée, l’eau est froide mais elle est claire.  Ça permet de faire de belles sorties de plongée en grand-angle.

Ce qui est un peu en dehors de ma zone de confort. Je dois bien le dire.  Le grand-angle, je veux dire.

Personnellement, je me sens vraiment plus à l’aise en macro. Il me semble que je ne suis jamais assez près de mon sujet quand j’ai une caméra dans les main.  J’aimerais avoir une lentille qui me permettrait de poser l’intérieur de l’oeil d’un animal.  Voyez le genre!

Mais quand l’eau du Saint-Laurent est comme aujourd’hui, il faut en profiter et poser les paysages. C’est le grand-angle que ça prend!

J’avais des clients avec moi aujourd’hui.  Ils ont beaucoup aimé les profondeurs du Saint-Laurent du secteur de Baie-Comeau.  La surface aussi.  Il faut dire que nous avons passé la journée en compagnie de dizaines de marsouins et de quelques petits rorquals.

On remet ça demain matin.  Espérons que la mer sera aussi calme.  Le soleil tout autant radieux.  Et l’eau claire comme on l’aime!

J’vais dès lors me coucher.  Suis vieux faut croire.  Ces journées me fatiguent plus qu’avant 😉

 

 

Une gélinotte anxieuse

L’été dernier, je m’étais rendu dans un secteur, près du fleuve Saint-Laurent, sur la Côte-Nord,  où il était, semble-t-il, possible de filmer facilement des oiseaux marins.  La mission fut plus ou moins réussie je dois dire.  Mais en remontant la côte, pour revenir à ma voiture, je suis tombé sur une femelle gélinotte huppée qui était la cible d’un oiseau de proie.

Celui-ci tournait autour de la gélinotte qui semblait ne vraiment pas apprécier le manège.

J’ai plus tard compris qu’elle n’étais pas seulement inquiète pour elle…

(ceci n’est qu’un simple collage d’images).