Une journée difficile

Le printemps est froid.  Et pluvieux.  Et sur le terrain, ça commence à se faire sentir.  Les insectes bougent peu.  Ou ne sont pas encore sortis.  La reproduction des amphibiens tourne au ralenti.  Et les oiseaux sont très souvent aux abris.  Enfin, c’était comme ça dans mon coin, ce matin.

Ça faisait quelques heures que j’étais dans mon abri.  Et je commençais à craindre de revenir bredouille à la maison. Je n’étais parvenu qu’à photographier un troglodyte.  Et de loin!

troglodyte (1 sur 1)

J’ai donc abandonné l’idée de photographier le castor ou un rat musqué dans l’étang devant moi et suis sorti de ma cache.  Pour faire un peu de macro aux alentours.

Et le bonheur m’a souri.

J’ai enfin pu photographier une couleuvre rayée, la langue sortie!

Dans les films, on donne l’impression que les serpents tirent constamment la langue.  Dans la réalité, il en va autrement.  En tout cas, lorsqu’il est question de la couleuvre rayée.  Celle-ci ne sort vraiment pas souvent sa langue. Elle le fait pour prendre connaissance de son environnement.  Ce matin, la langue de la couleuvre a fini par sortir après que j’eus bougé.  La couleuvre a utilisé sa langue afin d’identifier l’intrus.  C’est-à-dire moi.

Tout juste à côté de la couleuvre, une minuscule fourmi faisait des acrobaties au bout d’une nouvelle pousse d’un vert tendre.  Une mouche butinait alors qu’une autre se posait sur mon sac.

Lorsque je me suis redressé pour mieux examiner les alentours, j’ai repéré une tique à pattes noires sur ma main.  Ladite espèce de tique qui peut potentiellement transmettre la maladie de lyme!

Je me suis alors dit que c’était assez pour la journée.  Qu’il était temps de rentrer.

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Faute de rainettes, il y a les bernaches

Le temps demeure très froid dans le boisé du Tremblay.  La saison de reproduction des rainettes tournait au ralenti à cause de cela depuis quelques jours déjà.  Aujourd’hui, c’était pire que pire.  Presque plus de chants.  Aussi bien dire que je n’ai aperçu aucune rainettes.

Pas terrible pour les images!

La rainette faux-grillon de l’Ouest a besoin d’une eau dont la température est au-dessus des 10 degrés pour mener à bien son processus de reproduction.  Ces jours-ci, la température de l’eau des mares tourne autour de 7-8 degrés.  C’est trop froid.  Beaucoup trop froid.

Mais ils annoncent du temps beau et chaud pour dimanche.  Cela devrait relancer l’affaire.

Aujourd’hui étant donné que les rainettes se cachaient quelque part, j’ai changé d’objectif.   Je me suis plutôt lancé à la chasse aux images de prédateurs de la rainette.  Mais s’il faut froid pour la rainette, il fait aussi froid pour les couleuvres.  Je n’en ai vues aucune…

Mais au moins, à l’étang, il y avait des bernaches.  Elles sont en train de préparer leurs nids.  Semblerait que la froidure ne les dérange pas trop, celles-là.

Encerclé par les roitelets

Aujourd’hui, je me suis rendu dans le Boisé du Tremblay.  Un des derniers espaces verts de la couronne montréalaise.

J’y vais régulièrement car je travaille sur un projet documentaire qui concerne la rainette faux-grillon de l’Ouest.  Une espèce de batracien en voie d’extinction et qui vit justement dans le Boisé du Tremblay, à Longueuil.

La belle météo laisse présager que la rainette chantera très bien bientôt.  Et la saison des amours, chez cette espèce, dure très peu de temps.  Je dois donc surveiller ces marais de près.  Question de ne pas manquer le moment fatidique.

Aujourd’hui, j’ai entendu des chants de batracien.  Mais c’étaient des grenouilles vertes.  Je n’ai pas entendu la fameuse rainette.

Mais pas grave, j’ai trouvé de quoi égayer ma lentille quand même.

Il y avait énormément de roitelets à couronne dorée dans une section du marais.  J’aime cet oiseau.  Petit.  Vif.  Et l’oeil vigilant.  Le problème c’est qu’il n’arrête pas de bouger.  Alors le prendre en photo est tout un défi.  Mais je crois y être pas trop mal parvenu.

Mais dans la marais, aujourd’hui, les insectes commençaient aussi à se réveiller.  Les mouches.  Et les coléoptères.  Une belle journée passée dans la nature, les pieds mouillés, quoi!