Jouer du bec

Le printemps ne semble pas vouloir s’installer pour de bon.  Conséquence, les rainettes faux-grillon ne peuvent lancer leur saison de reproduction.  Ce qui rend à toutes fins pratiques impossible de faire des photos de ce petit amphibien menacé d’extinction.

Je me rends tout de même dans les marais, mais lorsque je constate sur place que les rainettes sont encore trop gelée pour être actives, je me tourne alors vers d’autres espèces.

Cette semaine, j’ai de ce fait été faire un tour du côté de l’étang.  Les bernaches y sont bien présentes.  Elles y nichent.  Ce qui procure des instants photographiques intéressants.

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Projet rainette: c’est parti!

L’un de mes amis qui se bat pour la protection de la rainette faux-grillon depuis des décennies maintenant (Tommy Montpetit pour ne pas le nommer) m’a contacté il y a quelque 24 heures de cela pour m’annoncer que les rainettes faux-grillon avaient commencé à chanter dans un secteur de la rive-sud de Montréal.

Tommy m’informe au sujet de la rainette car il sait que je travaille sur un projet de film sur le sujet.

Quand il m’a dit que les rainettes avaient déjà commencé à chanter, j’ai été d’abord fort surpris.  Il reste encore beaucoup de neige par endroits, et l’eau est glacée.  Il faut que cette espèce soit d’une résistance sans nom pour lancer sa saison de reproduction alors qu’il gèle encore dehors!

Car oui, ce sont les mâles qui chantent.  Pour appeler les femelles.

À l’annonce du début de la saison de reproduction, je n’ai fait ni une ni deux et me suis rendu dans le marais.  Et en effet, quelques rainettes chantaient déjà.  Timidement il faut bien le dire.  Et ce, parce qu’elles ne sont pas encore complètement dégelées.

Cette première journée passée sur le terrain, je n’ai pas vu de rainettes par contre.  Lorsqu’elles sont aussi frigorifiées, elles sont encore plus farouches que d’habitude.  Elles cessent donc de chanter au moins petit bruit.  Je n’ai conséquemment pu n’en approcher aucune.

J’ai par contre vu quelques grenouilles des bois, des araignées-pêcheuses (et autres araignées) et même un cerf de Virgine.  À travers les branches, il semblait se demander ce que je recherchais aussi attentivement parmi les brins d’herbe.

Au marais,  j’y suis retourné ce matin.  Pour faire des images de matin de printemps. Les rainettes ne chantaient pas encore quand je suis parti vers 10h.  Mais je suis parvenu à filmer le carouge à épaulettes mâle alors qu’il lance ses chants d’amour du haut de son perchoir.  Je voulais cette scène!  Car le film que je veux faire sur la rainette, c’est aussi un film sur un écosystème et ses habitants.

Ce matin, j’ai aussi eu la visite d’une belle bernache.  Et d’un sympathique pic mineur.

Oiseaux du matin

Le boisé du Tremblay est parsemé d’étangs et de mares où les oiseaux barbotent avec joie.  Pour bien les observer, le mieux, c’est d’y aller tôt le matin.

L’étang où j’ai choisi de poser ma caméra ce matin est en fait un bassin constitué artificiellement par une famille de castors.  Ce qui attire, dans le secteur, des canards, des bernaches, des aigrettes, des butors, etc.

Ce matin, j’espérais capter l’image de la fameuse aigrette.  Je l’ai bien aperçue.  Mais malheureusement, elle a décidé de fréquenter un secteur un peu plus loin.  Et très difficile d’accès quand on a seulement des petites bottes.  Ce qui était mon cas.  Je me promets bien de récidiver et de coucher un autre jour le portrait de cette aigrette sur ma pellicule numérique.

Les couleuvres étaient aussi très présentes.  Mais la chaude température les a bien réveillées.  Elles filaient comme l’éclair entre les herbes.  Impossible pour moi de les poser.

Heureusement, des bernaches et des canards colverts ont accepté de poser pour moi!