Hyperolius concolor au flash

À venir jusqu’à maintenant, les photos que j’ai prises l’ont presque toutes été en bénéficiant de la lumière offerte par la barre Led qui trône au-dessus du terrarium.

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J’aime beaucoup l’ambiance qu’une telle lumière procure aux photos ainsi réalisées.  Cette lumière est douce.  Intéressante pour la photo.  Mais le problème, c’est qu’elle n’est pas très forte.  Je dois donc composer mes images en tenant compte d’une faible lumière.  Ça veut dire que je dois monter les ISO, ou ralentir la vitesse d’obturation, ou ouvrir le diaphragme.  Ou faire un petit peu de tout ça en même temps.  Par exemple, j’ai réalisé ces photos avec un ajustement ISO de 800, une vitesse d’obturation de 1/25s et un diaphragme ouvert à F4,5.

Les ISO à 800, avec les caméras Sony, ça ne provoque pas beaucoup de bruit.  On peut donc vivre avec un tel ajustement et obtenir de belles photos quand même.  1/25s, par contre, ça implique de ne vraiment pas bouger lorsqu’on travaille à main levée.  Le moindre petit tremblement provoquera des flous de bougé qui détruiront la netteté de l’image.  Et une ouverture de F4,5, en macro, n’offrira pas une grande zone de focus.

Je voulais donc essayer une autre méthode.  Au flash cette fois.  J’ai travaillé avec mon flash Sony HVL 43m que j’ai incliné afin de déporter au maximum la lumière.  J’ai aussi utilisé un diffuseur Gary Fong.  Cela permet de ne pas produire une lumière trop dure. J’ai ajusté mon flash en mode TTL.  C’est un mode automatique.  C’est le flash qui décide de la puissance de l’éclair qui sera nécessaire dans les conditions X.  Ça fonctionne bien.

Avec une telle méthode, on obtient des images considérablement différentes que celles réalisées à l’aide du seul Led.  D’une part, parce que la lumière est beaucoup plus directe (même si le flash est incliné) et beaucoup plus forte.  Ça permet d’ajuster la caméra différemment.  Pour obtenir l’image ici bas, j’ai pu fermer le diaphragme à F11.  La zone floutée s’en trouve considérablement réduite.  Et la lumière fait voir beaucoup mieux les détails de la grenouille.  Ça donne par contre une ambiance beaucoup plus documentaire qu’artistique.

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Je vais maintenant réfléchir à une façon de déporter plus grandement le flash afin d’obtenir une lumière moins dure sur le sujet.  Pour ce faire, je devrai utiliser un fil d’extension entre la caméra et le flash.  On y reviendra!

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Rainette le film: Une étape de plus

Voilà, je viens de remettre un nouveau document dans le cadre d’une nouvelle demande de subvention pour la réalisation d’un autre documentaire animalier.  Il porte sur la rainette faux-grillon celui-là.

La rainette faux-grillon est une magnifique grenouille d’au plus deux centimètres vivant dans la grande région de Montréal.  Et elle connaît des jours affreux, la spectaculaire rainette.  Parce que l’étalement urbain et l’agriculture industrielle ont détruit ses habitats.  Et parce que les changements climatiques lui rendent les printemps plutôt inconfortables.  Il ne reste aujourd’hui plus qu’une dizaine de populations au Québec de rainettes faux-grillon.

Alors aussi bien le dire crûment: cette grenouille pourrait disparaître au cours des prochaines années!

La rédaction de cette demande de subvention m’a rappelé mon printemps dernier.  Et tout le défi que mon repérage printanier visant ladite rainette a été.  J’ai passé de très nombreuses heures à geler assis dans des flaques d’eau pour être en mesure de filmer la rainette comme je le voulais.  Et pour observer et capter ses comportements qui me sont dignes d’intérêt. J’ai réussi à faire ce que je voulais.  Mais j’ai travaillé très fort!

Un tel sujet ferait le plus beau des films animaliers il me semble.  Et un film qu’il est urgent de faire considérant le statut précaire de l’animal en question.

Bref, je touche du bois et j’espère obtenir des sous pour le faire, ce fameux film!  C’est à suivre, donc!