Une abeille parasite

Il y a quelques jours, j’ai posé un insecte que j’étais incapable d’identifier à l’aide de mes guides.  Ce qui n’est pas étonnant, je dois bien le dire.  Les guides pour les insectes sont largement incomplets.  Il m’arrive souvent de ne pouvoir identifier l’un des mes sujets à six pattes.  Ça démontre bien à quel point il reste du travail à accomplir pour bien comprendre ces animaux.

Enfin bref.

J’ai donc envoyé ma photo sur des groupes d’entomologistes.  Et le verdict est tombé il y a quelques heures.  Abeille.  Du type nomada sp.  Je n’avais jamais vu une abeille qui ressemblait à ça.

mouche-guêpe?? (1 sur 1)

Mais le plus beau de l’affaire, c’est que c’est une abeille spéciale.  Elle cible les nids des autres espèces d’abeilles. Elle y pénètre et y pond ses oeufs.  Les larves parasites se développent au détriment des larves des abeilles dont c’est le nid.

Je savais qu’il y avait des oiseaux et des fourmis qui se comportaient ainsi. Je veux dire que je savais que des espèces profitaient des nids d’autrui pour l’élevage de sa progéniture. Mais pas des abeilles.

Comme quoi, en photographie d’insectes, on en apprend à tous les instants.

Voici ma collecte du jour:

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Une gélinotte anxieuse

L’été dernier, je m’étais rendu dans un secteur, près du fleuve Saint-Laurent, sur la Côte-Nord,  où il était, semble-t-il, possible de filmer facilement des oiseaux marins.  La mission fut plus ou moins réussie je dois dire.  Mais en remontant la côte, pour revenir à ma voiture, je suis tombé sur une femelle gélinotte huppée qui était la cible d’un oiseau de proie.

Celui-ci tournait autour de la gélinotte qui semblait ne vraiment pas apprécier le manège.

J’ai plus tard compris qu’elle n’étais pas seulement inquiète pour elle…

(ceci n’est qu’un simple collage d’images).

 

On se régale!

Avec l’apparition des nuées d’insectes piqueurs, c’est tout l’écosystème du marais qui est en effervescence.  Et en effervescence, ça veut dire que la prédation bat son plein.

Les grenouilles sont bien installées aux abords des mares pour attraper des insectes volants.  Les araignées tissent leur toile.  Et les oiseaux s’en donnent à coeur joie en sautant d’une branche à l’autre pour mieux attraper leurs proies.

Ces comportements de prédation donnent naissance à des images fort intéressantes.

Aujourd’hui, j’ai assisté au repas d’un faucheux sur une feuille.  Il avait attrapé une mouche.  Et s’en délectait.

Le faucheux fait partie de la famille des arachnidés.  Mais contrairement aux autres araignées, il n’a que deux yeux (les autres espèces d’araignées en ont huit ou six).

Je n’avais jamais été trop sûr de ce que consommait le faucheux.  J’ai maintenant ma réponse!

Un peu plus loin, je suis tombé sur une punaise assassine.  Elle avait elle aussi capturé un insecte.  L’angle ne me permet pas de savoir de quelle espèce il s’agit.  La plupart des punaises sont végétariennes. Mais pas l’assassine, comme son nom l’indique.  Celle-là consomme des insectes.  Et certaines espèces de punaises assassines (il y en a plusieurs) boivent même du sang.  D’ailleurs, il semblerait que sa piqure soit drôlement douloureuse.

Mais il n’y a pas que les insectes qui arpentent les buissons et les hautes herbes dans l’espoir de capturer leur repas.  Les rainettes crucifères également.

Cette rainette est normalement observée au printemps, alors que les mâles entonnent leur chant d’amour.  Il est très difficile de les observer autrement.

À la recherche des insectes dissimulés sous une feuille ou derrière une tige j’ai eu la chance aujourd’hui de rencontrer plusieurs rainettes.  C’était une première pour moi de les voir ainsi assez loin des étangs et mares.

Voici les photos du jour:

 

D’un individu à l’autre

Ce que j’aime bien avec la macro, c’est qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’on va découvrir lors de nos explorations.  On déambule dans les champs, les marais et les forêts, et ce qu’on aperçoit est très souvent une pure surprise.  Un insecte qu’on ne connaît pas du tout se retrouve devant notre caméra sans qu’on ait évidemment pu prévoir le coup.

Avec les autres animaux, c’est moins vrai.  Ils ont beaucoup mieux été étudiés que les insectes.  Ce qui fait que lorsqu’on se rend dans un habit donné, on s’attend à voir des oiseaux de telles espèces, ou des mammifères de cette autre espèce.  Ça reste super!  Et il y a aussi des surprises qui nous attendent à ce chapitre, mais c’est moins étonnant qu’avec les insectes.  Enfin, la plupart du temps.

En fait, les insectes du Québec sont très méconnus.  On ne les voit jamais à la télé.  Ni nulle part ou à peu près.  Ils sont même assez absents de la science.

Quand je réussis à prendre une photo d’un insecte donné, plus souvent qu’autrement, je n’ai aucune idée de l’espèce dont il s’agit.  En rentrant chez moi, je dois consulter internet, des guides et des entomologistes amateurs que je retrouve via les réseaux sociaux.  Et même là, l’identification demeure difficile.

Aujourd’hui, j’ai eu de la chance. Les insectes que j’ai posés ont été assez faciles à identifier grâce aux guides que j’ai à la maison.  Je vous présente donc l’araignée-sauteuse evarcha hoyi, la braconide, le lampyride à bordure orange et la mouche calliphore.

Ce qui est étonnant aussi, en macro, c’est que les individus ne se comportement pas de la même façon à l’intérieur même d’une espèce face à la caméra.  Certaines araignées fuient tout de suite alors que d’autres prennent, dirait-on, la pose.

Exemple d’aujourd’hui:  une grosse grenouille verte.  Très souvent, dès qu’on s’approche d’un étang, les grenouilles nous voient avant qu’on ne les aperçoive.  Elles plongent dès lors toutes dans l’eau et on doit attendre le retour à la normale si on veut les photographier.  C’est ce qui est arrivé aujourd’hui, sauf pour un individu qui est resté bien installé sur la berge.  Cette grenouille verte s’est laissée posée de très près.  J’ai même pu laisser de côté mon téléobjectif pour prendre ma lentille macro.  J’ai pu prendre son oeil en super macro alors que ma lentille n’était plus qu’à quelques centimètres de son dit oeil.

À l’évidence, je suis tombé sur une grenouille assez imprudente !

Il faut payer le prix!

Le marais est actuellement envahi par les moustiques.  Il suffit de marcher dans l’herbe haute pour faire lever des nuées de moustiques qui ne manquent pas de s’attaquer à nos chairs tendres.

Prendre des photos en macro, dans ces conditions, ce n’est pas de la tarte.  Le temps pris pour faire le focus sur l’oeil d’un insecte et voilà qu’une horde de moustiques a déjà commencé à nous piquer.

Mais n’en demeure pas moins que le temps est fructueux pour la macro.  Les insectes sont enfin bien présents.  Dans une belle diversité.

Aujourd’hui, j’ai eu le bonheur de photographier l’une des espèces d’araignées-sauteuses que l’on trouve au Québec.  Il y en a 43 espèces au Québec.

Je peux me tromper, mais je crois que c’est une araignée Erin flava que j’ai posée.

Ce sont ces araignées qui ont la meilleure vision dans le monde des arthropodes.  Et pour cause, avec de tels yeux, on comprend facilement qu’elles doivent bien voir ce qui se passe autour d’elles.

Grâce à leur vision fine, ces araignées sautent sur leurs proies.  Ou pour échapper à leurs prédateurs.  Étant donné l’importance de la vue dans leur vie, ce sont des araignées diurnes.  Et plutôt petites.

On dit qu’elles pourraient apercevoir un mouvement qui s’effectue à deux mètres d’elles!

Voici le reste de ma récolte d’aujourd’hui:

Le départ, c’est pour bientôt

Dans quelques semaines, je quitterai la métropole montréalaise pour ma roulotte installée sur un camping sur le bord du Saint-Laurent marin.; à Pointe-Lebel, près de Baie-Comeau, pour être plus précis.  Ma mission:  collecter des images sous-marines!

Je suis en pourparlers avec des chaînes télés afin de lancer de nouveaux projets concernant le Saint-Laurent marin.  Tout ça devrait se concrétiser dans les prochaines semaines.  Je vous tiendrai au courant.

Mais une chose demeure, et c’est que cet été, je ne serai pas en production. Ce qui pointe à l’horizon, c’est un contrat en développement.  Ça veut dire que je serai en exploration et en rédaction de scénarios.  C’est le bout que j’aime le plus parce que ça laisse toute la place à la découverte et à l’imagination!

Comme je ne serai pas en production, j’aurai dans les prochaines semaines un peu plus de temps pour la photo que l’été dernier.

L’été dernier, nous devions tourner les images de surface et les images sous-marines dont nous avions besoin pour notre film qui sera diffusé en 2018 sur les ondes de Canal D.  Ç’a a pris tout mon temps.  Je n’ai pris conséquemment que très peu de photos.  Tant sous l’eau que dans les immenses forêts de la Côte-Nord.

Il en ira autrement au cours des prochaines semaines.  Parmi les espèces qui retiennent tout particulièrement mon attention cette année, il y a les baleines, les loups atlantiques, les grosses poules de mer et les nudibranches.  Je plongerai régulièrement aussi avec Jeffrey Gallant, le spécialiste des requins du Québec.  Nous tenterons de forcer la rencontre avec le mythique requin du Groenland. Ça, c’est pour le sous-marin.

À la surface, je veux me relancer dans l’ultra macro.  Les insectes de la Côte-Nord sont fort peu observés.  Ça me tente de vous les faire découvrir avec moi.  Mais je veux aussi m’attaquer aux mammifères.  Les ours particulièrement.  Je vous ferai part de mes stratégies pour les observer et les poser.

Mais d’ici là, il me reste des préparatifs à compléter.

Je dois compléter la préparation du zodiac et nettoyer et bien préparer mon caisson sous-marin pour les découvertes sous-marines.

Je travaille avec un caisson Aquatica.  À l’intérieur, j’y place ma Sony A7Sii.  Et j’utilise tant le dôme pour ma lentille Sony 16-35mm que le port macro pour ma lentille Sony 90mm.  J’ai un strobe Ikelite DS 161 pour la photo, mais qui ne fonctionne pas en ttl avec le caisson Aquatica.  Ça veut dire que je dois ajuster manuellement la puissance du faisceau lumineux du flash lorsque je l’utilise sous l’eau.  C’est un peu plus de manipulations qu’en ttl, mais ça fonctionne quand même bien.   Sinon, j’utilise les lampes Sola.  J’ai une 8000 et une 3000.  Elles me sont indispensables pour faire de la vidéo au fond du Saint-Laurent.

Lorsque je capte des images pour la télé, j’utilise un enregistreur Shogun externe.  Il est placé dans un caisson Nauticam.  Ça me permet de tourner en 4K pro res 4-2-2.  Dit plus clairement, c’est du 4K presque pas compressé.  Ça donne des images superbes, mais mautadit que ça prend de l’espace sur un disque dur.  À la fin d’une journée en mer (et je ne plonge que très rarement plus de deux fois par jour), je me ramasse avec des images qui pèsent 300-400 gig.

 

Le colibri: un oiseau teigneux

J’ai passé les derniers jours dans ma petite maison dans le fin fond des bois.  Devant celle-ci, j’ai des fleurs qui poussent comme, et où elles le veulent bien.  Ça semble faire l’affaire du colibri à gorge rubis.

Deux mâles ont pris possession de ma talle de fleurs.  Mais les deux mâles ne se tolèrent pas entre eux.  De leurs yeux bagarreurs, ils se cherchent constamment.  Pour mieux s’affronter.

Deux oiseaux minuscules ont donc passé leur temps à se chercher des poux, à se pousser, à chercher à prendre possession de la fleur de l’autre.

Tout ça donna naissance à un ballet minuscule qui se déploie au son des vrombissements.

Le colibri peut battre des ailes jusqu’à 80 fois par seconde.  Ça produit un son étrangement fort.  Qui nous permet de repérer l’oiseau plus facilement.  Car petit comme il est, s’il ne faisait pas de bruit, ça serait bien difficile de l’apercevoir.

Tiens, ça me rappelle la rainette faux-grillon qui, si elle ne chantait pas au printemps, demeurerait invisible tout l’an durant.

Le grand défi de l’animalier: les comportements

Ce qui est le plus difficile dans le domaine de l’image animalière, c’est de capter des comportements.

Trouver l’animal qu’on veut coucher sur une photo, ça peut être facile ou très difficile, tout dépendant de l’espèce recherchée.  Mais le repérer n’est rien en comparaison de pouvoir le placer devant sa caméra alors qu’il fait autre chose que nous regarder parce que stupéfait ou inquiet.  Être en mesure de capter les comportements animaliers, ça veut dire trouver l’animal, être là au bon moment, et être très discret pour que l’animal se sente suffisamment en confiance pour vaquer normalement à ses activités.

Il faut bien connaître notre sujet, c’est clair.

Et il faut avoir le bon matériel et très bien le connaître aussi.

Je prends pour exemple une grenouille léopard que j’ai filmée et photographiée cette semaine.  Il y avait beaucoup de moustiques.  Et ma grenouille semblait à l’affut.  Je me suis dit qu’elle devait être en alimentation.  Je me suis approché tout doucement.  Et me suis assis face à elle, le soleil dans le dos.  Et j’ai passé 3 heures dans l’herbe à attendre que la grenouille capture un insecte.

Je ne vous cacherai pas que les résultats sont meilleurs en vidéo.  En photo, ma caméra n’a pas un mode rafale super performant.  Ce qui fait que souvent la photo se prenait au mauvais moment dans la séquence d’attaque.

C’est très difficile de placer le focus au bon endroit quand on essaie de photographier une action qui se déroule en une fraction de seconde.  Il faut le placer là où la grenouille attaquera, pour qu’on puisse vraiment bien voir l’action.

N’en demeure pas moins que je suis parvenu à monter la séquence d’attaque en combinant des photos prises dans plusieurs attaques.

Voici ce que ça donne:

La macro: un sport quasi extrême!

Bon, d’accord, j’exagère avec mon sport extrême.  Ce n’est quand même pas dangereux, la macrophotographie.  Mais ça demeure assez difficile.

Difficile parce qu’il faut tout d’abord avoir l’oeil pour dénicher nos sujets.  Une fois qu’ils sont repérés, il faut savoir s’en approcher sans les effrayer. Et avec certaines espèces, ce n’est pas une mince affaire!

L’idéal est de partir très tôt le matin sur le terrain.  Les insectes sont alors « gelés » et bougent beaucoup moins que plus tard dans la journée.  En pleine journée, il faudra courir beaucoup plus après les insectes pour les photographier.  Mais il y a un avantage tout de même à cette heure tardive. La lumière dure de midi permet de faire sortir des détails sur l’insecte que ne permet pas la lumière si belle de l’aube.  Et à l’aube, les insectes ne bougent peut-être pas beaucoup, mais ils seront beaucoup mieux cachés et conséquemment assez difficiles à trouver.  Il n’y a rien de parfait, hé!

Approcher les insectes peut signifier maintes contorsions pour le photographe.  Il doit se coucher dans la vase ou les épines s’il le faut, tout en pensant bien sûr à l’angle intéressant qui fera la bonne photo.  Une fois en position, il faut parvenir à placer le focus au bon endroit.  Sur les yeux, c’est toujours mieux.  Même si en macro on permet quand même quelques digressions à ce sujet.

Le focus en macro, ce n’est pas de la tarte.  Il est souvent aussi fin qu’un fil de soie.

En macro, je dirais qu’il y a deux grandes façons de travailler.  Au bout du bras ou sur trépied.  Au bout du bras, c’est en bougeant délicatement son corps qu’on déplacera le focus.  Au trépied, ça prend un rail.  Comme ça, on avance ou recule la caméra afin de placer son focus au bon endroit sur l’insecte.  Personnellement, j’aime mieux travailler au trépied.  Ça permet d’éviter plus facilement les flous de bougé.  Et c’est moins dur sur les bras.  Mais bien sûr, il doit être miniature le trépied.  Le mien mesure à peine deux pied de haut en pleine extension.

L’idéal est aussi d’avoir un flash.  Ça permet d’utiliser des vitesses d’obturation beaucoup plus rapides et de figer plus efficacement son sujet sur sa carte SD.  Le flash peut être accroché au sabot de la caméra, qui se trouve sur le dessus de celle-ci.  Mais viendra un moment où vous serez confronté à l’ombre créé par la lumière du flash qui frappe le haut de la lentille (les sujets sont si près en macro!).  On peut corriger ce problème, un peu, en utilisant un diffuseur de lumière qu’on accroche sur le flash.  Mais ce n’est pas parfait.  Pour les plus grosses bourses, il y a le flash macro qui s’accroche directement sur la lentille.  C’est le mieux!  Un jour, j’en aurai un!

Personnellement, j’utilise un flash Sony monté sur le sabot de la caméra.  Et j’utilise une lentille macro 90mm.  Ma caméra est une full frame (Sony A7Sii), mais elle a une fonction qui me permet de passer sur un capteur APS-C qui est plus petit.  Ce qui signifie que ça zoom.  Ma macro est de ce fait plus performante. Même si je pers quelques megapixels. J’utilise aussi une lentille Laowa 15mm macro-grand-angle.  Ça permet de replacer son sujet dans son environnement.  Mais c’est très difficile à utiliser.  Le sujet doit être très très près de la lentille.  Et cette lentille fonctionne uniquement en manuel.

Ce que j’aime de la macro terrestre (car j’en fais aussi de la sous-marine), c’est que ça nous permet de voir des choses qui sont inconnues pour la vaste majorité des gens. Et on apprend aussi à voir les insectes sous un jour nouveau.  De façon à les trouver beaux, finalement!

On peut même découvrir de nouvelles espèces.

Je suis aujourd’hui tombé sur une espèce étrange.  Je peux me tromper.  Bien sûr.  Et on devra faire analyser ces images par des experts.  Mais ça ressemble drôlement à Psorophora ciliata.  Ce moustique serait montée des États-Unis avec le réchauffement climatique.  Il est 20 fois plus gros que ceux qui sont indigènes au Québec.  Sa piqure est très douloureuse.  Comme la sensation d’une aiguille qui nous transperce le bras.  On parle de sa présence en Outaouais depuis 2013.  Mais aujourd’hui, j’ai peut-être photographié un beau spécimen dans le boisé du Tremblay, à Longueuil.  C’est à vérifier.

J’ai quand même eu aujourd’hui beaucoup plus de plaisir à photographier la spectaculaire araignée-crabe.  Cette petite araignée d’au plus un centimètre de long se trouve perchée de ci ou de là dans les herbes.  Elle se met à l’affût et attend qu’un insecte passe par là.  L’araignée-crabe ne tisse pas de toile.  Elle saute sur les insectes à sa portée et les agrippe fermement à l’aide de ses pattes munies de crochets.  Elle mord ensuite sa proie et lui injecte un venin pour la paralyser.  Elle ira ensuite la dévorer bien à l’abri des regards.

Aucune inquiétude.  Le venin de cette araignée est inoffensif pour les humains.

Voici le reste de ma collecte d’aujourd’hui:

Aucun respect!

À déambuler dans les boisés qui se trouvent au coeur de nos villes, on découvre des choses choquantes. Des déchets abandonnés de ci ou de là, des camps de fortune, des restes de feux de joie, des clous plantés dans les arbres ou encore des miradors servant aux braconniers.  Et dans le cas du boisé du Tremblay, tout ça se passe dans une réserve naturelle, faut-il le mentionner.

Mais aujourd’hui, le manque de respect de certains a franchement dépassé les bornes!

Je me promenais le long de la ligne d’Hydro-Québec, au coeur du boisé du Tremblay, dans l’espoir de capturer le portrait d’un animal ou d’un autre.  Quand un hélicoptère s’est mis à tournoyer au-dessus de ma tête. À basse altitude.  Le vacarme ainsi provoqué n’a pas dérangé que moi.  Mais bien tous les oiseaux autour qui mènent autant de parades nuptiales par les temps qui courent. Ils se sont tous tus. Le temps que l’hélico fasse son manège.

Mais ce n’était pas encore assez pour le pilote.  Il s’est alors mis à descendre encore davantage.  Je me suis dit qu’il arrêterait quand il me verrait.  Mais il ne cessait pas de descendre même si j’étais là.  À l’évidence, il ne me voyait pas.  Je me suis alors éloigné.  Et ahuri que j’étais, j’aperçus l’hélicoptère se poser tout juste de l’autre côté des arbres, près de la ligne électrique.  Je recevais toutes sortes de bourgeons et de feuilles projetés par le vent produit par les pales de l’hélicoptère.

Il s’agissait d’un hélicoptère appartenant à une école de pilotage.  J’imagine que le prof demandait à l’élève de se poser dans une zone à risque (arbres et fils électriques).

C’est franchement débile qu’une école de pilotage utilise une réserve naturelle pour mener de telles activités (je ne la nommerai pas, mais on voit le nom de l’école sur ma photo), mais c’est en plus franchement dangereux.  Il y a des gens qui se promènent par là.  Et à l’évidence, les pilotes de cette école n’ont pas de très bons yeux…

hélico (1 sur 1)

Le bruit dérange beaucoup les animaux.  Et dans un boisé en milieu urbain, il y a quand même des animaux très farouches.  Qui aimeraient vivre tranquilles.

Parmi eux, il y a le lapin à queue blanche.  Ça fait des jours et des jours que je me positionne à un endroit où ces lapins viennent se nourrir, espérant de ce fait le poser.  Et les lapins s’arrangent toujours pour venir quand je n’y suis pas.  Sauf ce matin!

Ce n’est pas une photo exceptionnelle, mais j’ai quand même ma photo de lapin à queue blanche.

J’ose imaginer la tête que le lapin aurait fait s’il avait vu l’hélicoptère se poser quasiment sur sa tête! Et la mienne!


Le reste de ma collecte du jour: