Le goéland marin

Le goéland marin (larus marinus est le plus gros goéland au monde.

On l’observe sur le littoral du Saint-Laurent marin.

C’est un oiseau agressif qui n’hésite pas à avaler tout ce qui passe dans son bec. Que ce soit vivant, ou pas. Il apprécie particulièrement les mollusques, crustacés et autres petits poissons.

Mais les oisillons des autres espèces d’oiseaux marins doivent aussi se méfier de lui. Il les mange sans aucune pitié. Et pour y parvenir, il peut tuer les parents.

Ce n’est certes pas pour rien que j’observe toujours un ou deux goélands marins dans une colonie de mouettes tridactyles et de cormorans à aigrettes, à Baie-Comeau. Ces goélands n’attendent que l’occasion de faire un repas facile.

Le goéland marin peut vivre plus de 20 ans!

Attention, marguerites en vue!

Une marguerite, c’est certes une jolie fleur. Ça diffuse de la couleur dans nos champs.

Et ça attire les insectes.

Mais ceux-là doivent être prudents. Car les araignées ont compris aussi que les insectes étaient attirés par ces fleurs. Elles s’y placent donc à l’affût, attendant le passage d’un inconscient.

Depuis quelques années, j’ai trouvé un truc pour repérer les repaires des araignées-crabes de la famille des thomisides. Je cherche les pétales repliés sur eux-mêmes. Une araignée a alors utilisé son fil pour se concocter une cachette. Et plus souvent qu’autrement, j’y trouve une araignée en question.

Sur les marguerites, c’est très souvent l’espèce misumena vatia que je retrouve. C’est une belle araignée qui a adopté les couleurs de la marguerite. Elle est toute blanche. Et elle trompe ainsi plus facilement ses proies.

Ces araignées thomisides sont assez petites. Elles mesurent entre 1,5 et 11,3 mm, tout dépendant des espèces et des sexes. Les mâles étant plus petits que les femelles.

Leurs premières paires de pattes sont généralement beaucoup plus longues que les autres. Elles servent à la chasse! Ces araignées ont pour habitude de marcher de côté ou à reculons. Quand elles se sentent menacées, elles défient leur adversaire en dressant leurs pattes de chasse!

Buccin vs étoile polaire

En explorant les profondeurs du Saint-Laurent marin, on est témoin de toutes sortes de comportements. Comme celui du buccin commun (Buccinum undatum).

Ce gros escargot marin a développé une stratégie pour échapper à ses prédateurs. Il se tortille dans tous les sens!

Ici, c’est une étoile polaire (leptasterias polaris) qui subit la manoeuvre de fuite de sa proie.

Pas parce qu’une espèce est commune qu’elle ne connaît pas de problèmes

La grenouille léopard (lithobates pipiens) est une grenouille très commune au Québec.  Et ailleurs au Canada. Mais comme à peu près tous les amphibiens, elle connaît elle aussi une époque difficile.

genouille léopard

La grenouille léopard tire son nom des taches sombres qui se trouvent sur son corps.  C’est une espèce nocturne mais qu’on peut aussi apercevoir en plein jour.  Cette grenouille mesure de 50 à 100mm.

Au printemps, les mâles arrivent les premiers dans les mares.  De là, ils appelleront les femelles.  La saison de reproduction débute normalement à la fin avril et peut s’étendre jusqu’au début juin.  La femelle pondra de 1000 à 5000 oeufs qu’elle accroche dans la végétation.

Au moment de s’alimenter, la grenouille léopard n’est pas difficile.  Tout ce qui peut loger sans sa bouche devient une proie potentielle.  Les insectes figurent bien sûr à son menu. Mais les plus gros représentants de l’espèce peuvent aussi s’attaquer à d’autres amphibiens, des couleuvres, des petits rongeurs ou même de petits oiseaux.

Hier, j’ai aperçu une grenouille léopard dans la flaque d’eau où je filme des rainettes faux-grillon depuis quelques années maintenant.  Ce qui n’est pas nécessairement une bonne nouvelle.  Lorsque les grenouilles léopards s’installent dans un milieu, cela marque le recul des faux-grillons.

La grenouille léopard a bien évidemment ses propres prédateurs.  Les oiseaux échassiers, les tortues et bon nombre de mammifères appréciant les milieux humides, comme le vison par exemple, n’hésitent jamais un instant avant d’engloutir toute grenouille léopard qui passerait par là.

Mais le plus grave problème que rencontre la grenouille léopard est la destruction de son habitat par l’homme.  L’agriculture, l’assèchement des marais, les coupes forestières de même que la pollution provoque un recul des populations de cette espèce pourtant commune.

L’espérance de vie de la grenouille léopard est d’environ quatre ans.

Découverte d’un hibernacle

Hier, j’explorais des milieux humides en périphérie de Montréal quand je suis tombé sur un phénomène que j’espérais observer depuis des années.  La sortie printanière des couleuvres de l’hibernacle!

La couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis) est un animal ectotherme.  Ça signifie que la température de son corps varie en fonction de la température ambiante.  L’hiver, elle doit donc se mettre à l’abri. Et pour ce faire, elle peut parcourir des kilomètres pour retrouver son hibernacle.

En guise d’hibernacle, la couleuvre peut choisir des éboulements de roches, des crevasses dans la terre, des terriers de mammifères abandonnés.  Ce qui est important pour elle, c’est que la température de son repaire ne franchisse jamais la barre du zéro degré celsicus, ce qui marquerait bien sûr son arrêt de mort.  C’est que contrairement à certains amphibiens du Québec, comme la grenouille des bois (lithobates sylviaticus), la couleuvre rayée ne possède pas de substances antigels qui protègent ses cellules en cas de gel.  Une fois congelée, la couleuvre meurt.  Pas la grenouille des bois!

La température idéale de l’hibernacle est de 3 ou 4 degrés.  Les cachettes sont recherchées et il n’est pas rare de retrouver des dizaines de couleuvres dans le même hibernacle.

Hier, l’hibernacle que j’ai repéré était un simple trou dans la terre.  Des dizaines de couleuvres en sortaient toutes en même temps.  Les réserves de graisse s’épuisant tout le long de l’hiver, les températures clémentes du printemps lancent donc la nécessité de s’alimenter.  Et de se reproduire aussi!

Ç’a été tout un spectacle.  Je me suis couché sur le sol.  Les couleuvres sortaient et sortaient d’un trou à peine plus gros qu’une seule d’entre elles (la couleuvre rayée peut mesurer jusqu’à 60-70 centimètres).  Elles étaient si peu farouches que plusieurs sont venues à ma rencontre.  Certaines passaient sur mon corps.  Alors que d’autres m’inspectaient de leur langue sur la peau de mes mains et des mes bras.

hibernacle

Le phénomène a duré des heures.

Tout un souvenir!

 

 

La mue chez sphodromantis lineola

Ça faisait quelques jours que je trouvais que ma mante africaine (sphodromantis lineola) se comportait étrangement. En fait, elle était très peu active.

Je suspectais qu’elle préparait une mue.

Et ce matin, mes prévisions ont été confirmées. J’ai trouvé l’enveloppe de ma mante au fond du vivarium.

Il s’agit d’un processus qui permet à l’insecte, en l’occurrence ici une mante africaine, de produire une nouvelle cuticule en se débarrassant de l’ancienne. L’insecte va ainsi grandir en taille.  Il peut simultanément acquérir de nouveaux organes ou se métamorphoser.

Chez sphodromantis lineola, la durée de vie est d’environ un an pour la femelle. Un peu moins pour le mâle. Le mâle muera 7 fois avant d’atteindre la taille adulte. La femelle, elle, muera 8 fois. Elle atteindra une taille de 10 centimètres. Ce qui fait d’elle un insecte trop lourd pour voler. Le mâle, plus petit, possède quant à lui des ailes et peut s’en servir.

C’est une bonne idée, considérant que la femelle dévorera très souvent le mâle à l’issue de l’accouplement. Dans pareilles circonstances, aussi bien s’envoler rapidement une fois l’acte consommé 😉

Sophromantis lineola

Sphodromantis lineola est une grosse mante originaire d’Afrique.  C’est un super prédateur.  Très vorace.

La femelle peut mesurer près de 10 centimètres.  Le mâle, un peu moins.

Lors de l’accouplement, les chances sont très importantes que le mâle finisse dans l’estomac de la femelle.

Lorsqu’on voit cet insecte chasser, on se dit qu’on est très heureux qu’il ne mesure pas un mètre de long 😉

 

Cucumaria frondosa et caprella sp

Aujourd’hui, je vous présente cucumaria frondosa ainsi que caprella sp. En alimentation.
 
Le concombre de mer, pour s’alimenter, s’accroche au décor, à un endroit où il y a beaucoup de courant. Avec ses bras, il capture des éléments du plancton. Il plonge ensuite ses bras dans son système digestif. On dirait alors qu’il lèche ses doigts!
 
À force d’explorer les profondeurs du Saint-Laurent, j’ai remarqué que caprella sp. (la caprelle) ciblait régulièrement le dos des concombres de mer pour installer ses affûts. Le courant qui plaît au concombre de mer plaît donc aussi à la caprelle.
 
De ses bras qui rappellent ceux de la mante religieuse, elle capture elle aussi des éléments du plancton transportés par le courant.
 
Dans la dernière scène, remarquez la caprelle gravide.
 
Bon visionnement 😉