Presque!

Le piégeage photographique est une approche très difficile.  Les échecs sont à ce jeu beaucoup plus nombreux que les réussites.

Depuis quelques semaines, je tente de réaliser des photos d’ours noir.  Mais de très près.  Et au grand-angle.  Tel est mon plan!  Pour ce faire, je laisse ma caméra en forêt, en permanence.

Le problème que je rencontre depuis peu, c’est l’émergence des petits fruits en forêt.  Conséquence:  les ours trouvent amplement de nourriture en nature pour éviter religieusement mon poste d’alimentation.  Et donc pas de photos pour résultats.

Étant donné que les ours se font rares ces jours-ci, j’utilise plutôt mon piège photo pour les lièvres.  La caméra est au niveau du sol.  À la bonne hauteur pour poser les lièvres.

Évidemment, c’est quand on a configuré son matériel pour les lièvres qu’un ours décide de revenir sur le site.

Dans cette vidéo, on se rend bien compte que mon matériel photo rend l’ours nerveux.  Il l’examine.  Le sent.  Mais les coups de flash ne semblent, eux, ne pas le perturber.  S’il revient souvent sur le site, il finira pas s’habituer à ces bouts de plastique qui émettent de drôles de bruits.  Il restera de ce fait plus longtemps devant mes caméras.  Les images s’en trouveront bien meilleures!

Hier, la caméra étant positionnée comme elle l’était est certes parvenue à prendre des photos de l’ours, mais le sujet était quelque peu hors focus.  Les photos sont par conséquent ratées.  Il faut dire que j’avais placé la zone de focus pour le passage d’un lièvre.  Et non d’un ours.

Ces séquences et photos démontrent à quel point le piégeage photo est difficile!  Mais c’est encourageant tout de même.  Car je sens que je me rapproche enfin de mon but!

Je vais y retourner demain matin.  Espérant que l’ours sera revenu sur mon site au cours des dernières heures.  Si tel est le cas, je vais positionner la caméra sur un trépied.  Et je placerai la zone de focus à un endroit où j’aurai plus de chances de poser l’ours.

Lorsque l’ours se rendra régulièrement sur le site, je pourrai alors penser à l’affût.  Il n’en demeure pas moins qu’une photo réalisée par un humain donne généralement de meilleurs résultats qu’une photo prise par un piège.

C’est à suivre!

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Plongée de nuit: un monde de différences!

C’est plus difficile, certes.  Et quand on a déjà passé une grosse journée, c’est une activité franchement épuisante.  Mais la plongée de nuit a tellement à offrir que le jeu en vaut tout de même la chandelle.

Hier, j’étais accompagné sur le Saint-Laurent par deux amis-clients de Boston.  D’entrée de jeu, ils m’ont fait part de leur plan pour la dernière journée qu’ils devaient passer à Baie-Comeau, avec moi (nous avons ensemble plongé toute la semaine):  effectuer deux plongées durant le jour et une dernière…de nuit.  Tout un plan que je savais éreintant.  Mais pas grave, on l’a exécuté quand même.

Ce que j’aime de la plongée de nuit dans le Saint-Laurent, c’est que les animaux sont alors beaucoup plus actifs.  Les sébastes sortent de leur repaire, les poissons entrent en chasse, le zooplancton s’anime.  C’est l’occasion de voir des animaux qui se font toujours très discrets durant le jour.

Au cours de la journée d’hier, j’avais configuré mon caisson sous-marin pour la photographie grand-angle.  C’est dire que je recherchais surtout les poissons. Les seuls que j’ai pu apercevoir durant le jour étaient bien cachés.  Et donc très difficiles à photographier.

La nuit, par contre, ils étaient partout autour de moi!  Les ulvaires deux-lignes, entre autres, étaient légion.  Ces poissons que l’on ne voit que très rarement durant le jour. pullulaient la nuit venue.

Mais les ulvaires sont petits, et je n’utilisais pas un objectif macro.  Alors j’ai plutôt jeté mon dévolu sur les chaboisseaux, les hémitriptères et les sébastes acadiens.  Qui étaient tout aussi nombreux dans les profondeurs noires du Saint-Laurent!

Les psolus écarlates étaient également très actifs hier, durant la nuit.  Ces animaux se nourrissent en « filtrant » l’eau du Saint-Laurent.  Lorsqu’ils sont en action, ils sont ouverts et leurs « balais » remuent constamment les eaux des alentours afin de capturer un élément ou un autre du plancton.  Cela nous procurait tout un spectacle!

Les poissons, comme les sébastes, en profitaient pour se camoufler aux alentours des psolus.  Les crabes communs les utilisaient aussi comme abri.  Toute une faune gravitait autour de ces animaux qui ressemblent à des fleurs.

Et ce, sans parler de tous les animalcules qui se trouvaient dans la colonne d’eau et que je n’ai pu poser faute d’avoir avec moi mon objectif macro!

Tout ça pour dire qu’il faudra bien remettre ça.  Car bien connaître le Saint-Laurent, ça veut aussi dire y plonger de nuit!

Objectif: ours!

Depuis quelques jours, j’organise un site d’appâtage pour l’ours noir.  J’aimerais les prendre en photo, de proche.  J’espère y parvenir d’ici la fin de mon séjour sur la Côte-Nord.

Quand les ours seront habitués à venir prendre mon pain à la mélasse, je pourrai m’installer à l’affût et les prendre en photo à mon goût.

J’ai déjà eu la visite d’ours ces derniers temps.  Mais ils sont venus seulement deux jours.  Voir la vidéo ci-bas.

(Cette vidéo a été réalisée avec une simple caméra de surveillance.  Ça me permet de connaître les détails concernant les visites des ours sur mon site, mais les images ne sont pas terribles.)

Pour l’heure, les petits fruits sont sortis dans les bois.  Les ours sont par conséquent trop irréguliers sur mon site pour que ça vaille la peine que je m’y installe.  Quand j’aurai une bonne semaine de fréquentations régulières des ours, je le ferai.  Ça ira probablement plus vers la fin de l’été.

D’ici là, mon site fait la joie des lièvres d’Amérique.  À la tombée du jour, ils accourent et mangent mon pain à la mélasse.  Les écureuils roux aussi, d’ailleurs 😉  Mais eux, il s’y risquent en plein jour!

(Ces photos ont été réalisées grâce à du trappage-photographique)

 

On en apprend tous les jours!

À venir jusqu’à hier, je croyais que les anémones plumeuses dévoraient surtout de tout petits éléments du plancton.

Je les ai vues, à l’occasion, capturer des copépodes à l’aide de leurs tentacules soyeux.  Pour ce faire, elles utilisent un venin pour les paralyser et ainsi mieux les porter part la suite à leur bouche qui se trouve au centre de leurs tentacules.

Ce que je ne savais pas, par contre, c’est que les anémones plumeuses peuvent s’attaquer aussi à des proies beaucoup plus grosses qu’un simple copépode.

Hier, alors que je survolais le récif, j’ai aperçu une anémone plumeuse – et pas la plus grosse d’entre elles qui plus est – qui était en train d’avaler un capelan la tête la première.

Je n’en croyais pas mes yeux!

plumeuse capelan

Les gourmands en action!

Les capelans sont encore bien présents dans les secteurs où je plonge.  J’en vois passer, au-dessus de ma tête, des bancs entiers.

Au cours de la saison de reproduction, bon nombre d’entre-eux ne survivent pas.  Ils meurent sur les plages où ils roulent pour pondre et féconder leurs oeufs.  Alors que d’autres coulent tout simplement au fond.

Plusieurs font ripaille de cette source de nourriture plus que bienvenue! Dont les oursins, les étoiles, et les crabes.

oursin mange

Pour se nourrir, le concombre de mer, lui, ne se fie pas au hasard.  Il filtre religieusement l’eau du Saint-Laurent afin de trouver les animalcules dans la colonne d’eau qui lui permettront de survivre quelques instants de plus.  L’anémone rouge du nord, elle, empoisonne ses proies de ses tentacules afin de les paralyser et ainsi mieux les dévorer.

Les photos du jour!

Aujourd’hui fut une grosse journée en mer.  Les premières de la saison sont toujours plus difficiles que les autres de toute façon.  On se demande bien pourquoi (hiver trop sédentaire, peut-être 😉 )

Même si la visibilité n’était pas au beau fixe, je suis quand même parvenu à réaliser quelques images.  Regardons-les, avant que j’y retourne demain matin!!!

 

Enfin, la mouche assassine!

Ça fait longtemps que j’essaie de prendre en photo la mouche assassine.  Et je n’y parviens jamais.  Jusqu’ici, dès que je me plaçais pour photographier ledit sujet, celui-ci prenait ses ailes à son cou et allait se poser là où il disparaissait de mon champs de vision. Donc loin de ma caméra.

Enfin cela était vrai jusqu’à hier.  Car hier j’ai enfin pu prendre le temps de réaliser des images de cette diptère, digne membre de l’ordre des asilidae.

C’est en marchant dans le sentier au beau milieu d’un marais que j’ai aperçu cette grosse mouche qui trônait au sommet d’une tige cassée de phragmite.  Je me suis approché, et j’ai pu identifier celle que je cherchais depuis longtemps: la fameuse mouche assassine.  Je me suis mis en position pour prendre une photo d’assez loin, car je craignais que celle-ci se sauverait comme les autres que j’ai jusqu’ici rencontrées dans mes balades en nature.  Hé bien non, cette mouche assassine était trop occupée à scruter les horizons, dans l’espoir d’apercevoir la proie qui la sustenterait, pour que ma présence l’indispose le moindrement.  Un bon sujet pour la photo, quoi!

La mouche assassine est aussi appelée mouche à toison.  Parce que sur son torse se trouvent des poils drus qui forment une genre de barbe.  Ils permettent à la mouche de protéger ses yeux des mouvements défensifs des proies qu’elle capture.

La mouche assassine possède un rostre solide.  Elle l’utilise pour percer l’exosquelette de ses proies.  Une fois le corps percé, elle injecte dans celui-ci un fluide digestif et paralysant.  Une fois sa proie maîtrisée et pré-digérée, la mouche assassine n’a plus qu’à aspirer les fluides intérieurs de celle-ci.

La mouche assassine préfère attraper ses proies en vol.  Mais certains individus se spécialisent dans la capture d’individus au repos.  Il faut dire que la famille des asilidae est assez vaste.  Certains spécimens ressemblent à de gros moustiques alors que d’autres espèces ressemblent davantage à des bourdons.

Quoi qu’il en soit, ces mouches sont agressives et n’hésitent pas à attaquer des proies beaucoup plus plus grosses qu’elles.  Même des libellules ou des guêpes.

Hier, j’espérais bien capter un comportement de prédation à l’aide de ma caméra.  Mais le temps que j’ai passé avec ladite mouche ne m’a pas permis de voir une attaque couronnée de succès.  À chaque fois que la mouche assassine décollait de son perchoir pour mieux foncer sur un insecte volant, elle revenait bredouille d’où elle était partie.  Comme quoi, le succès ne semble pas toujours être au rendez-vous dans les activités de chasse de cet insecte prédateur.

***

Pour réaliser ces photos, j’ai utilisé une caméra Sony A77ii (APS-C).  J’ai aussi utilisé un objectif macro Tamron 180mm.  Les photos ont été prises debout, à main levée.

Poser la langue, c’est tout un art!

L’autre jour, quelqu’un me demandait comment je faisais pour prendre en photo les couleuvres rayées alors qu’elles ont la langue sortie.

Comme ces photos, par exemples.  Il s’agit d’une couleuvre que j’ai posée aujourd’hui.

Le plus difficile, on s’en doutera d’emblée, c’est évidemment de trouver ladite couleuvre.  Plus l’été avance, et plus les couleuvres trouvent une végétation dense où se cacher.  Là où elles sont impossibles à apercevoir, ou peu s’en faut.

Mais elles ont quand même un point faible.  Comme ce sont des reptiles, les couleuvres sont des animaux à sang froid.  Ça veut dire qu’elles ont besoin de la chaleur ambiante pour s’animer.  Tôt le matin, après une nuit froide, il est beaucoup plus facile de les repérer, car elles sortiront dans les sentiers pour se réchauffer; ou elles se trouveront un promontoire pour mieux recevoir de là les rayons du soleil.  C’est comme ça qu’on les repère le plus facilement.

Et quand on les repère tôt le matin, autre avantage, elles ne sont pas encore parvenues à réanimer complètement leurs énergies.  On pourra de ce fait les approcher plus facilement.  Car elles seront plus lentes à fuir.

Ça, c’est mon truc pour les repérer et les approcher.

Mais une fois que c’est fait, ça ne veut pas dire que ce sera si facile que ça de poser la langue de la couleuvre.  Pour y parvenir, j’utilise un objectif macro.  Avec une longue focale.  Pour ma part, j’utilise l’objectif macro Tamron 180mm que je monte sur ma Sony A77ii (rapport de magnification de 1.5 dû au capteur APS-C).

De ce fait, je peux avoir un rapport d’agrandissement de 1:1 tout en étant à une assez bonne distance du sujet.  Utiliser un objectif macro plus court en terme de focale provoquera fort probablement la fuite de ladite couleuvre qui sera effrayée par notre proximité.

Et si on utilise un téléobjectif, on a toutes les chances de se retrouver avec toutes sortes de brindilles et de branches qui obstrueront le champs de vision. La photo, du coup, ne sera pas très intéressante. Pour poser, les couleuvres, moi, j’entre carrément dans les buissons et herbes hautes. C’est comme ça que je parviens à éliminer tous les éléments pouvant obstruer mon champs de vision.

Bon.  Maintenant qu’on a notre sujet face à soi, qu’on a le bon matériel pour faire la photo qu’on souhaite, pourquoi est-ce que la couleuvre reste de marbre, devant nous, sans sortir la langue?  Tout simplement parce qu’elle nous a repéré bien avant que nous l’ayons fait nous-mêmes.  Ce qui veut dire qu’elle se fie dès lors à sa force de camouflage pour s’en sortir indemne.  Car elle nous craint malgré tout.  Après tout, comment voulez-vous qu’elle devine qu’on veut juste poser sa langue?! 😉

Mon truc pour faire sortir la langue est bien simple.

Je me place à genoux, en position prêt à prendre une photo…tout juste devant la couleuvre. Je suis peut-être à 30 centimètres de mon sujet. Je fais le focus sur la tête de celui-ci.  Je ferme suffisamment le diaphragme pour avoir les yeux au focus ainsi que la gueule du reptile.  Et je garde mon oeil dans le viseur. Et là, le doigt sur le déclencheur, je remue énergiquement mes pieds dans les herbes environnantes. Étrange comme comportement?  Oui, assurément.  Mais ce bruit qui provient de derrière moi surprend la couleuvre.  Elle se met dès lors à relire son environnement pour comprendre ce qui se passe autour d’elle.  Et pour lire son environnement, elle le fait d’une seule façon.  Hé oui, en tirant la langue.

Voilà, vous savez tout!

La punaise embusquée

Il y a quelques jours, je déambulais dans les marais en compagnie d’une personne que j’initiais à la macrophotographie.  Je dois dire que cette même personne m’a porté chance.  Au cours de la sortie, nous avons pu observer toutes sortes de sujets plus intéressants les uns que les autres.

Dont une toute petite punaise prédatrice que je n’avais encore jamais observée.  Elle devait mesurer 8 ou 9 mm.  Elle se tenait au sommet des fleurs dans une position qui laissait peu de doute:  elle était à l’affût.

En l’observant attentivement, j’ai aperçu des pinces antérieures qui ressemblent à celles des mantes religieuses.  Cela confirma ce que je croyais déjà:  il s’agissait d’un prédateur.

La journée a suivi son cours et nous avons finalement aperçu un autre digne représentant de cette espèce qui avait cette fois attrapé une proie.

De retour à la maison, j’ai fouillé dans mes guides afin d’identifier cet insecte fort intéressant.  Et j’ai trouvé!  Il s’agit de la punaise embusquée (phymata fasciata).  Un hémiptère donc. Espèce commune au Québec.

Cette punaise peut atteindre 12 mm.  Elle dévore les insectes butineurs.  De par sa couleur jaune-verdâtre, elle aime se dissimuler au sommet des verges d’or (fleur jaune).  Elle peut s’en prendre à des insectes qui sont beaucoup plus gros qu’elle.

En Europe, on trouve une espèce cousine.  La punaise à pattes de crabe (phymata crassipes).

 

Concours!

Il y a quelques semaines de cela, je demandais à mes amis Facebook de me donner un petit coup de pouce avec mes photos animalières.  Précisément, je leur demandais de me dire quelle photo ils préféraient parmi celles que je leur avais soumises dans une publication réalisée sur ce même réseau social.

Et c’est la photo de crinière de lion qui a remporté le concours de popularité!

Les informations que j’ai ainsi obtenues m’aideront à mieux organiser la vente de mes photos.  Je désire en vendre pour m’aider à financer mes opérations sur le terrain, là où je recherche les animaux les plus spectaculaires du Québec.

J’avais aussi dit dans cette même publication facebook que j’organiserais un concours pour remercier les gens d’avoir participé à mon petit sondage.  Je fais donc tirer au hasard cette fameuse photo de crinière de lion.

D’ici le 8 juillet, inscrivez-vous à mon blogue et obtenez une chance de remporter ladite photo de crinière de lion (une valeur de 175$).

(Concours réservé aux gens du Québec)

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