Les lièvres ont été coopératifs!

Depuis quelques jours, je tente d’enrichir ma banque d’images de lièvres en pelage d’hiver.

La neige recouvre déjà les paysages sur mes sites de photo, alors c’est le temps de se consacrer à cette espèce commune qui demeure tout de même très difficile à poser.  Car c’est une espèce nocturne.

Pour parvenir à mon objectif, j’ai de ce fait recours au piégeage photographique.

Dans un premier temps, je cherche les sentiers des lièvres.  Le lièvre aménage des sentiers l’été comme l’hiver entre ses sites de repos et d’alimentation. Il entretient minutieusement ses sentiers, car il doit pouvoir fuir rapidement si un prédateur se pointe. Et dieu sait que les prédateurs qui visent le lièvre sont nombreux.

Ces sentiers sont faciles à repérer l’hiver.

Une fois que j’ai repéré les sentiers, je réfléchis à l’endroit qui ferait une bonne photo. On veut un endroit dégagé. Mais avec un arrière-plan intéressant. J’installe à cet endroit mon piège photographique. Ensuite, je place quelques graines de tournesol sous la neige. Parce que ce n’est pas beau si on les voit dans la photo.

Finalement, j’installe des petites branches pour forcer le lièvre à aller aux graines en s’installant devant la caméra.

Pour les lièvres de nuit, je travaille avec deux flash.  Et le système de détection de mouvements de Captraption.

Ensuite, on croise les doigts!

J’ai été bien chanceux cette semaine.  Je suis parvenu à récolter des images de lièvres qui me plaisent bien!

Publicités

Plonger avec les baleines à bosse

Il n’y a pas si longtemps, j’étais à l’autre bout du monde, sur le Saint-Laurent, avec des animaux extraordinaires. D’année en année, j’y demeure de juin à octobre, avant de rentrer à Montréal.

Mais l’année 2018 a été une année particulière. Parce qu’il y a eu ce jour de septembre! Un jour incroyable! Que je n’oublierai jamais!

Le temps était à la pluie ce jour-là. Mon chum Steeve Labrie, qui plonge souvent avec moi, a par conséquent décidé de laisser sa caméra dans l’auto, afin d’éviter de l’endommager. Mais moi, je la traîne partout, ma caméra. Beau temps, mauvais temps. Ça m’a permis de faire des photos de baleines à bosse!!!

Steeve, lui, n’avait que son cellulaire sur le bateau alors que les baleines à bosse nous encerclaient. Il a de ce fait pu mettre en vidéo ce que moi je ne faisais que poser. Ça permet de mieux saisir toute la grandeur de ce moment unique.

Il vient de m’envoyer un montage de cette journée-là. Montage qui me rappelle encore une fois à quel point j’aime ce Saint-Laurent grandiose!

Des gélinottes à la tombée du jour

Il y a quelques jours, j’ai trouvé un site où les gélinottes huppées viennent s’alimenter.  Elles visent des arbustes, et leurs bourgeons, que l’on retrouve à cet endroit.

Pour avoir trouvé ce site, je n’ai pas beaucoup de mérite.  Il s’agissait tout simplement de suivre les traces des gélinottes dans la neige fraîche…Elles m’ont conduit là où je devais aller.

Une fois la découverte réalisée, j’ai rapidement pris la décision d’installer un affût à cet endroit, dans l’espoir d’obtenir de belles photographies de ce gallinacé.

Lorsque je suis sur la Côte-Nord, je n’ai nul besoin de passer par l’entremise de l’affût pour poser les gélinottes.  Elles y sont beaucoup moins farouches qu’ici. « Ici », c’est à seulement une heure de la Capitale nationale (Québec).  C’est dire que les gélinottes du coin subissent une sévère pression de chasse.  L’automne, je n’ai qu’à tendre l’oreille pour entendre les coups de feu provenant des quatre coins de la forêt dans laquelle je suis plongé.  Et l’oreille aguerrie sait reconnaître les calibres utilisées pour la gélinotte…

Tout ça pour dire que si je marche ici dans la forêt dans l’espoir de photographier une gélinotte, elles auront déguerpi bien avant que je puisse m’en approcher un tant soit peu, rendant la photo impossible.  D’où l’intérêt de l’affût.

Et à l’affût, c’était aujourd’hui que ça devait se passer.  Je me suis donc installé quelque part en fin de matinée.  L’hiver, c’est moins grave si on s’installe pour la photo en plein jour.  La lumière est moins dure lors de la froide saison qu’elle ne l’est l’été.  On peut donc faire de belles photos, même si on est loin du lever ou du coucher du jour.

La caméra pointée vers la forêt infinie, j’attendais dans mon affût.  Patiemment. Et rien ne se passait… Bien sûr, les écureuils circulaient, mais aucune gélinotte en vue.

Le temps s’étirait et la fin de la journée s’annonçait. Déjà!  Il faut dire que ces jours-ci, le soleil se couche vers 15h55.  Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour attendre celui qui sait toujours se faire attendre.

Je commençais à me dire que j’allais manquer de lumière pour faire mes photos de gélinottes, que j’allais peut-être rater mon objectif.  J’étais un peu stressé par tout ça, mais en même temps, je me disais que ça fait partie du jeu. Après tout, on ne peut pas réussir à tous les coups.

J’en étais à ces réflexions quand tout à coup, j’ai aperçu une gélinotte à travers les buissons.  Elle s’approchait, mais vraiment tout doucement.  Elle semblait inquiète. De tout et de rien.  Elle surveillait de tous les bords et de tous les côtés avant d’avancer d’un nouveau pas.  Comme si un rapace énorme devait lui tomber dessus si elle ne marchait pas à pas de loup.

Pas à pas, elle est finalement arrivée à un endroit où j’ai pu la poser.  Sans branches entre elle et moi. Et il restait assez de lumière dans mon sous-bois pour le faire.  La photo serait bonne!  Je l’espérais!

gélinotte3

Clic, j’ai appuyé sur le déclencheur.  Et rapidement, j’ai regardé la photo dans mon viseur.

Mission accomplie!  Elle était réussie!

Dans ma tête, je me suis dit que je pouvais maintenant ramasser mon matériel et rentrer à la maison.  La lumière ne serait de toute façon plus suffisante dans quelques instants pour faire de la photo.  Alors à quoi bon!

Et c’est alors que j’ai vu que ma gélinotte n’était pas seule.  Elles étaient en fait trois à se diriger droit vers moi.  Et toutes, elles étaient très prudents.  Et lentes.  Ce qui laissait encore plus de temps au jour pour s’éteindre jusqu’au lendemain.

(L’activité humaine et la pression de chasse ont rendu ces oiseaux excessivement farouches.  Ils prennent mille et une précautions avant de poser un geste.  Et ils sont surtout actifs très tôt le matin ou en fin de journée.  Alors que sur la Côte-Nord, les gélinottes sont pleinement diurnes.  C’est dire si nous avons un impact important sur la faune qui nous entoure).

Par-delà ces réflexions, je pris la décision de rester à mon poste et de prendre les photos que je pourrais. Je savais bien que la lumière déclinerait rapidement et qu’elle ne serait bientôt plus suffisante pour faire des photos présentant beaucoup de détails.  Mais je voulais faire des photos d’ambiance de ces oiseaux ayant appris à se faire tellement discrets.

Et je n’ai pas été déçu!

J’aime beaucoup ces photos nous montrant des gélinottes se déplaçant sur un site d’alimentation alors que le jour s’achève.  Ces oiseaux sont superbes! Franchement! Ils le sont en plein jour comme entre chien et loup.

***

Je suis finalement rentré chez moi à la nuit tombée, mon barda sous le bras.  En marchant dans la neige humide et collante, je me disais que j’étais très heureux des photos que j’avais réalisées!

 

 

Accomplir ses rêves!

Je suis très heureux.

Le tournant vers l’image nature que j’ai pris il y a quelques années seulement commence à rapporter ses fruits.

Cette année, j’ai gagné le concours photo des Escoumins. J’ai été finaliste pour le concours photo du zoo ecomuseum. Et je viens d’apprendre que j’ai remporté la deuxième place du concours photo du magazine Nature sauvage pour la catégorie dans laquelle j’avais présenté 5 photos; la catégorie Saint-Laurent bien sûr!

Ma photo se trouve dans le numéro de Nature sauvage qui est présentement en kiosque.

Mais ce n’est pas tout. Cette année, je suis devenu un collaborateur de ce très beau magazine. Dans le numéro présentement en kiosque se trouve une photo de grosse poule que j’ai vendue.

Et il y a aussi une annonce sur le reportage-photo que j’ai écrit pour eux et qui concerne l’anémone rouge du nord.

Lentement, mais sûrement, je suis en train de réaliser mes rêves de tit-gars…

 

Raton dans la neige

L’hiver semble ici vouloir s’installer hâtivement. Déjà, la nuit dernière, il est tombé quelques centimètres de neige.  En octobre, c’est tôt, même si ce n’est pas exceptionnel.

La nature devra s’adapter à cette rencontre entre l’automne et l’hiver.

Pareil contexte permet de faire des photos intéressantes.  Des animaux dans la neige, ça donne toujours des images agréables!  Comme un raton-laveur par exemple.

raton16

Ce qui est assez particulier car le raton-laveur disparaît lorsque l’hiver s’installe.  Il n’hiberne pas à proprement dit, mais il tombe en torpeur.  Durant les longs mois d’hiver, il ne s’alimentera pas.  Il subsistera grâce à ses réserves de graisse.

Il faut dire que ses sources d’alimentation se tarissent plutôt durant l’hiver.  Le raton-laveur est un animal omnivore qui consomme insectes, petits amphibiens et autres animaux aquatiques, de même que des céréales et des fruits.  L’hiver, il devrait se contenter presque exclusivement de charogne pour survivre.  Il a plutôt fait le choix de se mettre au repos.

Quelques fois durant l’hiver, il se réveillera et bougera un peu.  Mais pour aussitôt mieux retomber dans sa profonde torpeur.

Il n’y a que la fin de l’hiver et le début du printemps pour réveiller pleinement ses sens.  C’est alors que s’entamera la saison de reproduction au pays des ratons-laveurs.

Dans la nature, le raton-laveur peut espérer vivre de 3 à 5 ans.

 

Ça fonctionne!

Comme je vous le disais dans un article précédent, j’ai modifié mon système de piégeage photographique.  Je suis passé d’un système PIR (rayon projeté vers l’avant) à un système actif (un rayon unissant le récepteur et l’émetteur.  Dès qu’un animal le traverse, la caméra se déclenche).  Et ça fonctionne très bien!

Je teste la patente depuis quelques nuits déjà, et j’ai beaucoup moins de photos ratées qu’auparavant.  Mon focus est beaucoup plus facile à placer avec un système actif qu’avec le PIR.

Heureux je suis car un raton-laveur a bien voulu jouer les modèles pour moi.  Depuis quelques nuits, il passe systématiquement devant mon piège.  J’accumule de ce fait les images!

Maintenant que j’ai réglé le cas du focus, je vais me concentrer sur l’éclairage!

La mue

J’ai commencé les premiers tests de piégeage photographique dans la forêt derrière ma maison du fond des bois.  J’utilise cette fois-ci un système à détection active et non un système PIR comme précédemment.

La différence, c’est que le système actif déclenche la caméra seulement quand un animal passe entre le récepteur et l’émetteur.  C’est plus facile d’ajuster le focus ainsi qu’avec un système PIR qui projette un rayon à 5 mètres vers l’avant.

J’ai eu une seule nuit pour tester la chose actuellement.  Et ça fonctionne bien.  J’y retourne dès demain.  Je pourrai vous présenter davantage de résultats.

En marchant dans la forêt pour réaliser mon repérage ces jours-ci, j’ai trouvé une musaraigne qui venait tout juste de mourir.  L’animal ayant mis fin à ses jours l’a probablement abandonnée en m’entendant arriver sur les lieux, car la musaraigne était encore chaude.

Je l’ai récupérée et placée au centre de mon système de détection active.

Je m’attendais à la venue d’une hermine ou d’une martre, attirées qu’elles auraient été par un repas aussi facile, mais à ma surprise, c’est plutôt un lièvre d’Amérique qui a fait déclencher mon système.  Le lièvre a profité de l’obscurité de la nuit pour venir renifler la musaraigne.

Ça m’a permis de constater que les lièvres ont déjà bien entamé leur mue.  Bientôt, ils seront tout blancs.  Ce qui leur permettra de passer facilement inaperçus dans un paysage hivernal.

C’est la durée des jours qui déclenche la mue chez les lièvre d’Amérique.  Lorsque les jours raccourcissent en septembre et en octobre, et lorsqu’ils s’allongent au printemps, le signal est envoyé dans le corps de l’animal pour opérer le changement de couleur.  À l’automne, il deviendra blanc.  Alors qu’au printemps, il redeviendra brun.

Novembre est une bonne période de l’année pour poser les lièvres d’Amérique.  Souvent, ils deviendront blancs avant que la neige ne recouvre durablement les paysages.  Conséquence:  le camouflage prévu pour l’hiver trahi à l’automne la présence du petit rongeur dans une forêt toute brune et sans feuille.  Au plus grand plaisir du photographe, bien sûr!

Piégeage photographique: on redouble d’ardeur!

L’hiver est à nos portes.  Eh oui, déjà!  Et cet hiver, je compte bien redoubler d’ardeur en ce qui concerne le piégeage photographique.

J’adore cette approche en photo. Cela consiste à deviner où un animal passera pour mieux placer une caméra sur son chemin.  Cette dernière est déclenchée par le mouvement de l’animal qui excite un détecteur.  C’est donc dire que la photo se prend en l’absence du photographe.

Ça peut sembler facile.  Mais ce ne l’est pas du tout.  Il faut vraiment bien comprendre son sujet, et vraiment bien imaginer le comportement qu’il adoptera face à la caméra cachée si on veut en retirer une photo intéressante.

Placer le focus au bon endroit relève, dans cette discipline, de la véritable prouesse.  Et je ne parle pas de la composition!

L’été dernier, j’ai investi beaucoup d’énergie dans le piégeage photographique.  Et j’ai de ce fait appris beaucoup.

Au courant de l’hiver, je vous parlerai de mes bons coups, comme de mes moins bons.  Et je vous donnerai des conseils pour vous lancer vous aussi.

Le premier que je puis avancer à ce stade-ci est qu’il est très difficile de placer le focus sur l’oeil d’un sujet quand on travaille avec un détecteur de type PIR.  Celui-là envoie un « rayon » droit devant lui.  Dès qu’il est perturbé, il envoie le signal à la caméra de se déclencher et de prendre sa photo.  Le « rayon » atteint quelque chose comme 5 mètres droit devant le détecteur.  C’est enfin le cas avec le détecteur que j’utilise.  Aussi bien dire que les photos manquées sont légion lorsque l’on use de cette technique.  Et il est impossible de discriminer les sujets selon la taille de ceux-ci.  Un ours déclenchera la caméra aussi bien qu’un écureuil roux!

C’est pourquoi je viens d’acheter un détecteur fonctionnant selon une autre logique:  la détection active.  Selon cette méthode, il y a un émetteur et un récepteur que l’on place l’un en face de l’autre dans la forêt.  Ils sont reliés par un « rayon ».  Dès qu’un sujet coupe le rayon, la caméra se déclenche.  C’est beaucoup plus facile de placer ainsi manuellement le focus de sa caméra.  Et on peut en plus discriminer ses sujets selon la taille.

Tout au long de la froide saison, je ferai des vidéos pour expliquer mon travail.

D’ici là, je vous laisse avec un campagnol et des lièvres que j’ai photographiés cet été grâce à des pièges photographiques.

Rencontre inoubliable

Lors du tournage de notre documentaire Québec profond, il est arrivé toutes sortes de choses toutes plus marquantes les unes que les autres.  Mais parmi toutes celles-là, notre sortie aux phoques gris à l’île Bonaventure restera marquée dans nos esprits à jamais.

C’était en 2016.  La météo était clémente.  Et nous avons pu nous rendre aisément à l’île, en partant du port de l’Anse-à-Beaufils.

Arrivés sur le site, plusieurs dizaines de phoques gris nous attendaient.  Je dirais environ 75 à 100.  Sous l’eau, ils ne sont pas tous venus nous rendre visite.  Mais une bonne dizaine se sont approchés de nous, alors que deux ou trois se sont même risqués à entrer en interaction avec nous.

phoque2

Normalement, je suis contre le fait de toucher les animaux sauvages.  Mais ceux de l’île Bonaventure sont tellement habitués à la présence des plongeurs qu’ils viennent d’eux-mêmes jouer avec nous.  Je n’aime pas ça.  Mais bon, une fois n’est pas coutume.

Surtout que les phoques deviennent parfois franchement intenses.  Cette fois-là, l’un d’eux à mis notre gopro dans sa gueule.  Alors que d’autres tentaient de mordre le dôme de ma caméra.

Les images obtenues pour les film étaient franchement spectaculaires.  Nos souvenirs encore davantage!

Pour voir à quoi ça ressemble quand je filme des phoques gris, au Québec, visionnez cette vidéo!

 

 

 

Le lucernaire, cet animal étrange

Quand on plonge régulièrement dans les eaux froides du Saint-Laurent, on est amenés à croiser l’existence de toutes sortes d’animaux étranges.

Les plus particuliers sont très certainement ceux qui ressemblent davantage à des fleurs qu’à des animaux.  Le lucernaire est l’un d’entre-eux.

J’en vois souvent dans le Saint-Laurent.  Et je suis toujours aussi renversé par cet animal qui semble avoir des boules disco fonctionnant à la fibre optique au bout des bras.

Le lucernaire fait partie de la classe des cyphozoaires. Cet animal ressemble à une genre de méduse qui n’aurait pas abandonné le stade polype. Cela veut dire que le lucernaire passe sa vie accroché au récif par son pédoncule.

Pour se nourrir, il se laisse bercer par les courants. Les boules qui se trouvent au bout de ses bras se balancent ainsi d’un côté à l’autre et capturent de ce fait des éléments du plancton. Les animalcules ainsi capturés sont par la suite dirigés par le bras vers la bouche du lucernaire qui se trouve au centre de son corps.

Sur l’une des photos qui suivent, on peut apercevoir (si on regarde bien), un copépode qui a été capturé par le lucernaire.

Il y a plusieurs espèces de lucernaires. Dans le Saint-Laurent, nous avons le lucernaire à quatre cornes, le lucernaire en forme de gobelet, le lucernaire atlantique et le lucernaire en forme de trompette. Ils sont assez difficiles à distinguer les uns des autres puisqu’ils se ressemblent tous.

La plupart des lucernaires que j’observe en plongée sont minuscules. Mais ces animaux peuvent atteindre près de 10 cm de hauteur.