Pour survivre dans les profondeurs hostiles de l’estuaire du Saint-Laurent, les habitants doivent développer toutes sortes de stratégies.Certains sont imposants. D’autres discrets parce que très petits. Alors qu’il y en a qui préfèrent nager rapidement, en grands groupes intimidants.

L’hémitriptère atlantique (hemitripterus americanus), lui, a préféré prendre la forme d’une roche recouverte d’algues. C’est comme ça qu’il se fond dans le décor et se soustrait aux regards des prédateurs.

En explorant les profondeurs du Saint-Laurent, il faut avoir l’oeil bien aiguisé pour le repérer. Ce poisson ne bougera pas tant qu’on ne sera pas très près de lui. Il fait pleinement confiance à son camouflage en guise de mécanisme de défense. Et dans la très grande majorité des cas, cela fonctionne très bien. Mais lorsqu’il est repéré, il devient un sujet parfait pour le photographe sous-marin. Il restera sur place, prenant presque la pose, au plus grand bonheur des faiseux d’images.

C’est un poisson très commun dans l’estuaire du Saint-Laurent. Les plongeurs auront la chance de le rencontrer à des profondeurs assez faibles, quoiqu’il puisse se retrouver aussi profondément que 100 mètres et plus.

L’hémitriptère est vorace. Il avale tout ce qui passe devant lui et qui peut loger dans sa gueule. Même s’il n’est pas très rapide, il parvient à gober des poissons en jouant au prédateur embusqué.

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