Ça fait longtemps que j’essaie de prendre en photo la mouche assassine.  Et je n’y parviens jamais.  Jusqu’ici, dès que je me plaçais pour photographier ledit sujet, celui-ci prenait ses ailes à son cou et allait se poser là où il disparaissait de mon champs de vision. Donc loin de ma caméra.

Enfin cela était vrai jusqu’à hier.  Car hier j’ai enfin pu prendre le temps de réaliser des images de cette diptère, digne membre de l’ordre des asilidae.

C’est en marchant dans le sentier au beau milieu d’un marais que j’ai aperçu cette grosse mouche qui trônait au sommet d’une tige cassée de phragmite.  Je me suis approché, et j’ai pu identifier celle que je cherchais depuis longtemps: la fameuse mouche assassine.  Je me suis mis en position pour prendre une photo d’assez loin, car je craignais que celle-ci se sauverait comme les autres que j’ai jusqu’ici rencontrées dans mes balades en nature.  Hé bien non, cette mouche assassine était trop occupée à scruter les horizons, dans l’espoir d’apercevoir la proie qui la sustenterait, pour que ma présence l’indispose le moindrement.  Un bon sujet pour la photo, quoi!

La mouche assassine est aussi appelée mouche à toison.  Parce que sur son torse se trouvent des poils drus qui forment une genre de barbe.  Ils permettent à la mouche de protéger ses yeux des mouvements défensifs des proies qu’elle capture.

La mouche assassine possède un rostre solide.  Elle l’utilise pour percer l’exosquelette de ses proies.  Une fois le corps percé, elle injecte dans celui-ci un fluide digestif et paralysant.  Une fois sa proie maîtrisée et pré-digérée, la mouche assassine n’a plus qu’à aspirer les fluides intérieurs de celle-ci.

La mouche assassine préfère attraper ses proies en vol.  Mais certains individus se spécialisent dans la capture d’individus au repos.  Il faut dire que la famille des asilidae est assez vaste.  Certains spécimens ressemblent à de gros moustiques alors que d’autres espèces ressemblent davantage à des bourdons.

Quoi qu’il en soit, ces mouches sont agressives et n’hésitent pas à attaquer des proies beaucoup plus plus grosses qu’elles.  Même des libellules ou des guêpes.

Hier, j’espérais bien capter un comportement de prédation à l’aide de ma caméra.  Mais le temps que j’ai passé avec ladite mouche ne m’a pas permis de voir une attaque couronnée de succès.  À chaque fois que la mouche assassine décollait de son perchoir pour mieux foncer sur un insecte volant, elle revenait bredouille d’où elle était partie.  Comme quoi, le succès ne semble pas toujours être au rendez-vous dans les activités de chasse de cet insecte prédateur.

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Pour réaliser ces photos, j’ai utilisé une caméra Sony A77ii (APS-C).  J’ai aussi utilisé un objectif macro Tamron 180mm.  Les photos ont été prises debout, à main levée.

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