J’aime beaucoup les libellules.  Tant à leur stade larvaire qu’une fois adulte, elles sont les grands prédateurs du monde des insectes.

En vol, la libellule file à vive allure.  À peu près aucun insecte volant ne peut lui échapper.  Il faut dire que la libellule peut atteindre une vitesse de près de 100km/h.  Et qu’elle peut effectuer des changements de direction brusques.  Ou encore voler sur place.

Elles s’attaquent surtout aux diptères (les mouches).  La technique est foudroyante:  de ses grands yeux, la libellule repère sa proie.  L’approche se fait généralement par en-dessous de celle-ci.  Elle l’attrape de ses pattes d’en avant.  Elle se pose ensuite pour la déchiqueter avec ses puissantes mandibules.

La larve de la libellule est un prédateur tout aussi redoutable.  Elle chasse à la vue.  Et peut consommer des proies aussi grosses que des tétards de grenouille! Ou même des petits poissons!

10 mues seront souvent nécessaires avant que le stade adulte ne soit atteint.

La larve de la libellule est appelée odonate.  Elle possède un appendice buccale fort étonnant et qui rappelle le film Alien.  En effet, la larve de la libellule peut projeter cet appendice très rapidement vers l’avant pour ainsi frapper de plein fouet ses proies.

Hier, j’ai enfin aperçu ma première libellule de la saison.  Si je ne m’abuse, il s’agissait d’un digne représentant de l’espèce épithèque canine (Epitheca canis).  Cette libellule mesure près de 40 mm.  Elle est majoritairement sombre avec une série de motifs jaunes sur le côté de l’abdomen. Mâle et femelle sont semblables.

L’été dernier, j’étais parvenu à poser la cousine de la libellule avec sa collecte du jour.  Une belle demoiselle avait capturé, devant mes yeux, un gerry, plus communément appelé le patineur.  Elle s’était ensuite posée sur une tige près de moi pour mieux le consommer.

Je vais essayer de vous rapporter des images similaires cette saison-ci!

demoiselle (1 sur 1)

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