Hier, j’étais encore accroupi aux abords d’une flaque d’eau en train de réaliser des images; d’une grenouille des bois cette fois.  Il faisait très chaud hier.  Un soleil de plomb qui rappelait que les canicules approchent à grands pas.

Je me suis redressé, question de me dégourdir les jambes.  J’ai alors aperçu, volant entre les branches des arbres, un animal obscure.  J’ai d’abord cru à un oiseau.  Un quiscale aurait été fort probable.  Ou un carouge.  Mais non, ce vol erratique était plutôt celui d’une chauve-souris!

En plein jour, il est très rare d’apercevoir les chauves-souris en activité.  Celles-ci préfèrent la pénombre pour se nourrir.  Et s’abreuver.  Par une telle chaleur, c’est bien le dernier animal que j’aurais cru possible d’apercevoir dans le ciel de Longueuil!

Surtout que les populations de chauves-souris se sont complètement effondrées au Québec.  Enfin, cela est vrai pour nos populations résidentes.  C’est-à-dire celles qui hibernent ici.

Le problème qui les frappe est le syndrome du museau blanc.  Il s’agit d’un champignon d’origine européenne.  L’hiver, il réveille les chauves-souris qui brûlent ainsi les précieuses énergies dont elles ont besoin pour se rendre au printemps.  Résultat:  plus de 90% de ces chauves-souris sont maintenant disparues.

Une chauve-souris volant en plein jour, par une température de près de 30 degrés, était possiblement malade.  Ce ne serait pas étonnant qu’il en aille ainsi en tout cas.  La chauve-souris est souvent porteuse de la rage.  Ce qui les pousse à adopter des comportements étranges.  Et en termes de comportement étrange, celui-là était digne de mention!  Mais ça pourrait aussi être le museau blanc.  Je ne sais pas.

Pour en savoir plus sur le syndrome du museau blanc:  https://chauve-souris.ca/

Au Québec, nous avons plusieurs espèces de chauves-souris résidentes.  Il s’agit du vespertilion brun, du vespertilion nordique, du vespertilion pygmée de l’Est, du pipistrelle de l’Est et de la sérotine brune.  Quant à elles, la chauve-souris argentée, la chauve-souris rousse et la chauve-souris cendrée nous quittent lorsque l’hiver approche.  Elles passeront la froide saison dans des contrées beaucoup plus clémentes.

Hier, alors que la chauve-souris en question volait au-dessus de mon marais, j’ai bien tenté de la filmer.  Afin que nous puissions ultérieurement l’identifier.  Mais j’étais configurer pour faire des images macro.  Alors le petit film qui suit est plutôt mal fait, mais on voit au moins la chauve-souris.  Pas certain que ce sera suffisant, par contre, pour l’identifier.

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