Pour le projet de film sur la rainette faux-grillon sur lequel je travaille, je veux réaliser des séquences de time lapses de longue durée.  Ces séquences me permettront d’illustrer efficacement le temps qui passe.

Et j’ai vraiment besoin de le faire car mon film se déroule sur les quatre saisons.

Au Québec, les saisons apportent leurs lots de changements drastiques.  Qu’on pense à la glace qui se forme et qui fond, aux couleurs de l’automne qui transforment les paysages, ou à la végétation qui reprend vie au printemps.  Ces changements imposent tous des défis différents à la rainette faux-grillon et occupent par conséquent une place importante dans le film.

Bien sûr, j’ai déjà réalisé des time lapses. Et souvent.  Mais ils étaient de courte durée.  J’en ai d’ailleurs faits pour notre film sur le Saint-Laurent marin.  Quand je parle de courte durée, je parle de quelques heures tout au plus.  Ce qui est trop court pour illustrer le changement des saisons.

Pour le changement des saisons, on parle de captures d’images qui doivent se dérouler sur des jours et des jours, voire des semaines.  Le défi est, dans ces circonstances, d’économiser l’énergie de la caméra tout ce temps.  J’aurais pu travailler avec des Gopros est des boitiers fonctionnant à l’énergie solaire.  Mais je n’aime pas tellement les images produites par les Gopros.  Je voulais plutôt utiliser mes caméras Sony.  Et là, c’est plus compliqué.  Car les piles ne durent pas longtemps.  Et je n’ai trouvé aucun système permettant de les alimenter à l’énergie solaire.

La solution que j’ai trouvée?  Brancher la caméra dans le mur, à l’aide d’un adaptateur.  Et aller à ma maison dans le fin fond des bois pour travailler en extérieur avec des extensions et des caissons étanches.  La caméra sera de ce fait placée dehors, sur mon terrain.  Elle sera à l’abri des voleurs.

Mais avant de me lancer ainsi, je devais faire quelques tests.  En voici un:

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