À toujours jouer près de l’eau, ou carrément dedans, il fallait bien qu’une telle malchance survienne.

Il y a quelques jours de cela, j’étais dans le marais, en train de poser un amphibien ou un autre.  À un certain moment, l’envie d’utiliser mon objectif grand-angle macro qui donne des résultats étonnants m’est venue.  Cet objectif replace de belle façon, je trouve, les petits sujets dans leur environnement immédiat.  Donnant ainsi une bonne image de leur vulnérabilité dans cette « jungle » si grande.

Voici un exemple: une rainette faux-grillon posée avec l’objectif 20mm macro de Laowa.

rainette g a macro

Cet objectif est tout petit.  Et se glisse bien dans une poche…  Et voilà le début de mon malheur.  J’avais, quelques instants avant l’incident, oublié de refermer ma poche.  L’objectif Laowa était appuyé contre mon cellulaire qui se trouvait lui aussi dans ma poche.  Au moment de me relever, ma cuisse a donné un coup contre ce qui se trouait dans ma poche et a de ce fait projeté mon objectif vers le monde extérieur…

Et plouf, dans l’eau!

Mais vraiment dans l’eau! Il y avait à cet endroit-là un bon 30 centimètres de profondeur.  Je pouvais apercevoir les bulles qui remontaient vers la surface au même rythme que l’eau marécageuse s’infiltrait dans mon objectif.

Aïe, aïe, aïe…

Je ressortis de l’eau mon objectif…sans grand espoir de le revoir fonctionner, il est vrai.  Et comme de fait, en regardant à l’intérieur de celui-ci, la visée était couverte de buée et de gouttes d’eau.

Que faire avec ça, me disais-je?

Je me suis dit qu’au moins c’était l’objectif le moins dispendieux que je possède.  Et qu’il est entièrement mécanique.  Si j’avais eu à choisir un objectif dans ma collection que j’aurais accepté de tirer à l’eau, ç’a aurait été celui-là.  Mince consolation.

De retour à la maison, j’ai fait comme toujours en pareille circonstances.  J’ai placé l’objectif dans un sac de riz et de sachets de silica gel.  Sans résultat!  Si la buée est en effet disparue, les gouttes, elles, demeuraient bien en place.  Et je me disais qu’en s’évaporant, elles laisseraient un dépôt affectant mes images.

Je pris alors la dernière décisions qui s’offraient à moi:  j’ai complètement démonté l’objectif pour retirer l’eau et nettoyer les lentilles.  C’était une option à la va-tout.  Soit ça marchait, soit l’objectif serait définitivement gâché.

J’ai pris des photos.  Pour vous montrer la démarche.  Mais aussi pour me souvenir comment remonter l’objectif une fois l’opération de nettoyage terminée.

Le système à glissade qu’on retrouve sur cet objectif et qui permet de contrer l’effet rondissant des grand-angles m’a donné du fil à retordre, mais je suis finalement parvenu à tout remettre en place.  Ouf!

Et comme il s’agit d’un objectif complètement mécanique, j’ai pu accéder sans difficulté aux lentilles, que j’ai minutieusement nettoyées.  Au final, j’ai réussi la mission et sauver l’objectif.

D’accord, il ne coulisse plus aussi bien qu’avant (de la graisse a été perdue dans l’opération), mais bon, il fonctionne de nouveau quand même!

Je tenais à partager ma bêtise avec vous.  Question de vous donner un peu d’espoir si vous avez, vous aussi, la brillante idée de jeter un objectif par-dessus bord 😉

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