À chaque anfractuosité que l’on croise lorsque l’on évolue sous les flots du Saint-Laurent, on observe d’étranges racines.  On se demande alors bien quelle plante peut trouver confortable de pousser ainsi sous les pierres, les pattes en l’air.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’une plante. Mais d’une étoile de mer.  Une fragile étoile de mer que l’on appelle ophiure pâquerette.

Celle-ci se protège sous les pierres en laissant dépasser ses pattes.  De la sorte, elle peut capturer des petits crustacés, des débris organiques ou de petits vers dont elle se nourrit et qui passerait par là.

Cette étoile est fort abondante dans le Saint-Laurent.  Mais on ne la voit pratiquement jamais dans son entièreté.  À moins de déplacer des pierres.  Mais ce faisant, on met en péril la micro-faune qui s’y abrite.  Alors vaut mieux ne pas le faire.

Un jour ou l’autre, il y aura bien une ophiure qui acceptera de sortir d’elle-même de sa cachette pour qu’on l’observe plus attentivement, dans toute son entièreté.

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