Je suis sur la Côte-Nord.  Pour une dernière semaine. Et ensuite, c’est le retour à Montréal jusqu’au printemps prochain.

Sur la Côte-Nord, la nature s’endort lentement mais sûrement.  Les insectes sont plus que rares.  Les amphibiens aussi.  Les feuilles changent de couleur et tombent.

Aussi bien dire que mes méthodes de travail en nature doivent changer.  Car les sujets ne sont plus les mêmes que cet été.

Heureusement, je partirai dans les prochains jours sous les flots du Saint-Laurent.  Là, les sujets pour la photo seront nombreux.  Mais si les poissons commenceront déjà à descendre en profondeur.  Car l’hiver, ils cherchent l’eau plus chaude.  Et celle-là se trouve alors loin de la surface quasi gelée.

Heureusement, en forêt, c’est présentement la période des petites migrations.  Par petites migrations j’entends celles des petits oiseaux. Ceux-là sont en déplacement.  Ils mangent beaucoup pour se faire des forces.  En prévision des grands déplacements. Ça procure des occasions de photo intéressantes.

Aujourd’hui, j’ai vu beaucoup de juncos ardoisés.  Et des bruants à gorge blanche.  Ce sont de beaux oiseaux.  Difficiles à poser car ils sont relativement farouches et ils bougent tout le temps.  Mais bon, en photo animalière, il n’y a jamais rien de simple!

J’ai aujourd’hui aussi vu une punaise qui ne bougeait presque plus tellement le temps froid l’affecte. C’est un avantage pour le photographe. Même chose pour une petite coccinelle qui trônait au sommet d’une herbe, sous le regard attentif de l’oeil de la limace.

En octobre, la litière de la forêt de la Côte-Nord pourrit et offre une odeur tellement particulière.  Ça me rappelle l’enfance et les jeux qu’on organisait alors en forêt.

J’adore cette odeur!

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