C’est la fin de l’été, et les gélinottes huppées se rencontrent encore fréquemment en groupes.  Les groupes étant formés d’individus qui sont issus de la même couvée, plus souvent qu’autrement.  Au fil des prochains mois, ils se disperseront, chacun menant sa vie dans un coin de la forêt.

En fin de semaine, je suis tombé sur l’un de ces attroupements.  Il devait bien y avoir 4 ou 5 gélinottes autour de moi.  Mais bien difficile d’identifier dans un tel lot, à ce moment-ci de l’été, le parent.  Car les poussins sont devenus grands maintenant. Ils se ressemblent donc tous.

Ce qui permet encore de différencier le parent des juvéniles, c’est le petit cri d’alarme qu’il lance lorsqu’il perçoit un danger; en fin de semaine, c’était moi, en l’occurrence. Les autres gélinottes ont alors accouru vers le sonneur d’alarme.

J’aime beaucoup cet oiseau.  Son plumage camouflage aux teintes brunâtres peut certes laisser indifférent l’amateur de couleurs.  Mais quand on y regarde de plus près, on se rend rapidement compte que ce plumage est riche en diversité et en teintes.  Et qu’il est très efficace.  Combien de fois un promeneur passera tout juste à côté de l’une de ces poules sauvages immobiles sans même l’apercevoir!

Pour le photographe, la gélinotte représente un super sujet.  Une fois qu’on l’a repéré, l’oiseau fait encore bien souvent confiance à l’efficacité de son plumage.  Il doit espérer qu’on ne l’a pas vraiment repéré.  Ce qui fait qu’on peut l’approcher d’assez près avant de forcer sa fuite précipitée.  J’aime réussir une photo de l’oeil de la gélinotte d’une façon telle qu’on perçoive sa pupille.

L’hiver, la gélinotte est aussi très intéressante comme sujet.  Par journées froides et de nuit aussi, elle s’enfouit dans la neige.  À l’instar des Inuits, elle a compris que la neige forme un excellent isolant.  Combien de fois m’est-il arrivé de marcher dans les bois sans même apercevoir la cachette de l’oiseau.  Lorsque celui-ci me sent venir trop près de lui, il s’envole alors dans une explosion de neige, me faisant faire un saut à chaque fois.

Et l’hiver, la gélinotte est beaucoup plus facile à apercevoir que l’été.  Elle fréquente alors des boisés mixtes où elle peut se mettre à l’abri des intempéries hivernales dans des conifères.  Mais lorsqu’elle se déplace pour s’alimenter, elle se trouve alors sur les branches des arbres sans feuille.  Facile à cibler pour une photo, donc.

 

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