…on apporte sa caméra et on profite des sujets qui pointent le bout de leur nez pour les coucher sur la « pellicule » numérique.

Grosso modo, je cherche un site pas trop loin du camping où j’habite durant l’été, un site qui doit être fréquenté par l’ours noir.  Animal que j’aimerais bien photographier.  De près.  Comme de raison.

J’ai jadis chassé l’ours. Après tout, je suis formé à la trappe.  Et à la chasse.  Mais je me rappelle des sentiments négatifs qui m’habitèrent lorsque je tuai un ours il y a belle lurette de cela maintenant.  Je n’ai vraiment pas aimé l’expérience.  Et je n’ai jamais récidivé après coup.  Les râlements de la bête qui meure me hantèrent des mois durant.  C’était horrible.

Le site que j’ai retenu pour prendre des ours en photo me semble prometteur.  Si j’y réussis de belles photos, ça devrait me faire oublier les cris d’agonie du passé.  Que je me dis.

Aujourd’hui, là-bas, alors que je scrutais les environs dans l’espoir de découvrir la trace du passage d’un ours, il y avait bien des sujets intéressants qui croisaient ma route.  Dont une grenouille des bois qui m’a presque sauté sur les pieds.

Je dois admettre que les amphibiens font partie des animaux que je préfère pour la photographie.  Leurs gros yeux globuleux remplis de détails sont toujours agréables à regarder sur une photo.  Et les voir de près me réconforte.  Ce sont de bons baromètres concernant l’état de la nature.  Ils vivent dans des habitats relativement préservés.  Quand il y en a sur un site, c’est toujours une bonne nouvelle.

Pendant que j’essayais de trouver le meilleur angle pour poser ma grenouille, un moucherolle sautait de branche en branche.  Curieux il était.  Il tentait de comprendre ce que j’étais…ce que je faisais avec le drôle d’appareil noir que j’avais en main et qui était ma caméra.

Au sol, les insectes pullulaient.  Les cercopes particulièrement.  Ils se dissimulaient sous les branches.  Alors que le merle les observait.  Et que les charançons et les papillons croisaient leur route.

Demain, on change complètement de terrain d’observation.

Je pars sous les flots du Saint-Laurent.  À la recherche de sujets sous-marins qui sauront vous émerveiller.

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5 réflexions sur “Quand on est en repérage pour les ours…