Aujourd’hui, c’était brumeux.  Mais pas venteux (je déteste le vent, vous l’ai tu dit?).  Une belle journée pour naviguer quoi!  Mais sous l’eau, la lumière se rendait moins creux qu’à l’habitude.  Heureusement, la visibilité était bonne. Pas trop de phytoplancton.  Ça compensait. C’était donc, et malgré tout, un très bon contexte pour faire de la photo sous-marine.

J’avais des clients aujourd’hui avec moi sur la mer.  Et dans ce temps-là, je ne plonge qu’une seule fois.  Parce que la fois d’avant (je sors le bateau pour deux plongées par jour), je fais la vigie dans le bateau et aide les plongeurs à se mettre à l’eau.  Question qu’ils s’habituent à ma façon de travailler  (ok, une seule fois, c’est pas beaucoup pour comprendre ma façon de travailler, mais bon).

Ce qui veut dire que, grosso modo, dans ce temps-là, j’ai une seule heure à consacrer à la photo.  C’est peu pour ramener le matériel qui nous plaît!  En guise d’exemple, lorsque je sors la caméra pour la photo d’insectes dans les buissons, c’est 4-5 heures que j’y consacre.  Pas une seule heure comme en photo sous-marine.

Et la photo dans le Saint-Laurent, aussi bien le dire crûment, c’est souvent très souffrant.  Les mains sur la caméra gèlent rapidement.  Et elles font mal durant la bonne heure.  Les fonctions de la caméra deviennent de ce fait difficilement accessibles. Le masque est le pire des outils pour ajuster précisément le focus. C’est dire si les quelques images qu’on ramène du Saint-Laurent à la fin de la journée sont précieuses.  Enfin elles le sont pour moi.

Aujourd’hui, je suis bien content d’avoir pu photographier une stichée arctique comme je l’espérais depuis quelque temps.  C’est-à-dire en très gros plan.  Ce poisson mesure tout juste 8 ou 10 centimètres.  Il est assez nerveux.  Et se déplace rapidement.  Il fuie les lumières de la caméra. Et l’ombre du gros plongeur.  La plupart du temps.  Enfin chez moi. Dire qu’il est difficile à photographier en macro est un euphémisme.  Mais l’eau glaciale du jour semble l’avoir engourdi suffisamment.  Au plus grand plaisir de ma caméra.

J’ai aussi pu réserver le même traitement macro à la crevette striée.  Cette espèce est plus facilement observable la nuit je dois dire.  Mais le jour, quand on regarde bien tout près des anémones et qu’on descend assez profondément, il est possible de l’apercevoir de ci ou de là sur le récif.  J’ai toujours trouvé étonnant que le corps de cet animal soit à ce point translucide qu’on puisse observer ses organes vitaux. À l’oeil à peu près nu.

Pour le reste, les concombres se nourrissaient, bien accrochés qu’ils étaient au récif avec leurs ventouses.  Le tout sous le regard attentif des crabes communs.

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