Je ne suis guère assidu ces jours-ci.  J’ai moins de temps pour le blogue.  Parce que je dois préparer mon départ vers la Côte-Nord.  Et surtout parce que je suis occupé à mener des travaux sur ma petite maison dans le fin fond des bois.

Cette maison, c’est un relent de ma vie d’avant. Celle qui se déroulait dans l’Est, sur la rive Sud du Saint-Laurent, en Gaspésie.  Mais c’est une trop longue histoire à raconter ici. Alors passons. Ce qu’il est important de retenir, c’est que depuis mon installation à Montréal il y a cinq ans déjà, j’ai beaucoup moins de temps à lui consacrer.  Surtout depuis l’arrivée de fiston.  Ce qui fait que la maison souffre de mon absence.  Elle a besoin de mon amour.  J’ai décidé de lui en redonner un peu avant que je ne parte sous les flots du Saint-Laurent, dans quelques semaines.

maison

À l’origine, mon plan était de retirer tout le plastique qui a été plaqué sur cette maison classée patrimoniale (valeur moyenne, à cause du plastique justement).  Historien de formation, je voulais faire ma part pour le patrimoine bâti québécois qu’on a bien fait souffrir au fil des décennies (en mettant du plastique partout, justement).  Au menu que j’ai élaboré dans ma tête: retirer les planchers flottants, les armoires de mélamine et, ultimement, la toiture en bardeaux d’asphalte.  J’ai commencé.  J’en ai un bout de fait.  Mais il reste encore beaucoup de travail à faire.

Dernièrement, je me suis découvert une nouvelle motivation pour relancer mon projet.  Ma maison se trouve au beau milieu de la forêt. Comme je le disais plus haut. Il n’y a rien autour d’elle à des dizaines et des dizaines de kilomètres.  Surtout au Sud, vers le Maine.  Le nord de cet État américain est surtout constitué de parcs nationaux.  Résultat:  il y a des animaux partout autour de la maison.

Cette semaine, alors que je réparais la galerie, j’ai vu passer un cerf de Virginie sur mon terrain.  Et un pékan!  Ce mustélidé est franchement impressionnant!  C’était la première fois que j’en voyais un.  Malheureusement, ma caméra était dans son sac…

Il y a aussi des oiseaux super intéressants dans le coin.  Et des insectes partout (et oui, plusieurs sont piqueurs !).  Bref, vous me voyez venir…À cet endroit, ce ne sont pas les sujets qui manquent pour la photographie animalière!!! Je n’ai qu’à mettre le pied dehors pour entrer en action.  Nulle besoin de sauter dans ma voiture.  Tout se passe à quelques pieds de mon lit!!!  C’est super.  Et mautaditement efficace!

Mon plan est par conséquent de rénover ma maison en pensant bien sûr, et toujours, au patrimoine québécois.  Mais tout en organisant le terrain pour la photo animalière.  Je veux installer des caches, des pièges photographiques et compagnie.  Je veux planter des arbres fruitiers et des fleurs pour attirer oiseaux, petits mammifères et insectes.  Dont des asclépiades.  J’ai cette semaine vu un papillon monarque.  Leurs populations se sont effondrées de 90% depuis 20 ans.  Et cet insecte a absolument besoin de l’asclépiade pour vivre.  Je vais lui donner un petit coup de pouce en en plantant tout autour de la maison.

Ce projet, vous pourrez le suivre via mon blogue.  Je crois que ça pourrait intéresser les photographes animaliers en vous.


Même si j’ai eu une scie ronde dans les mains pas mal tout le temps au cours des derniers jours, j’ai quand même pris quelques pauses pour la chasse aux images.  Voici ma collecte.

 

 

Publicités

6 réflexions sur “Une étape de plus