Ce que j’aime bien avec la macro, c’est qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’on va découvrir lors de nos explorations.  On déambule dans les champs, les marais et les forêts, et ce qu’on aperçoit est très souvent une pure surprise.  Un insecte qu’on ne connaît pas du tout se retrouve devant notre caméra sans qu’on ait évidemment pu prévoir le coup.

Avec les autres animaux, c’est moins vrai.  Ils ont beaucoup mieux été étudiés que les insectes.  Ce qui fait que lorsqu’on se rend dans un habit donné, on s’attend à voir des oiseaux de telles espèces, ou des mammifères de cette autre espèce.  Ça reste super!  Et il y a aussi des surprises qui nous attendent à ce chapitre, mais c’est moins étonnant qu’avec les insectes.  Enfin, la plupart du temps.

En fait, les insectes du Québec sont très méconnus.  On ne les voit jamais à la télé.  Ni nulle part ou à peu près.  Ils sont même assez absents de la science.

Quand je réussis à prendre une photo d’un insecte donné, plus souvent qu’autrement, je n’ai aucune idée de l’espèce dont il s’agit.  En rentrant chez moi, je dois consulter internet, des guides et des entomologistes amateurs que je retrouve via les réseaux sociaux.  Et même là, l’identification demeure difficile.

Aujourd’hui, j’ai eu de la chance. Les insectes que j’ai posés ont été assez faciles à identifier grâce aux guides que j’ai à la maison.  Je vous présente donc l’araignée-sauteuse evarcha hoyi, la braconide, le lampyride à bordure orange et la mouche calliphore.

Ce qui est étonnant aussi, en macro, c’est que les individus ne se comportement pas de la même façon à l’intérieur même d’une espèce face à la caméra.  Certaines araignées fuient tout de suite alors que d’autres prennent, dirait-on, la pose.

Exemple d’aujourd’hui:  une grosse grenouille verte.  Très souvent, dès qu’on s’approche d’un étang, les grenouilles nous voient avant qu’on ne les aperçoive.  Elles plongent dès lors toutes dans l’eau et on doit attendre le retour à la normale si on veut les photographier.  C’est ce qui est arrivé aujourd’hui, sauf pour un individu qui est resté bien installé sur la berge.  Cette grenouille verte s’est laissée posée de très près.  J’ai même pu laisser de côté mon téléobjectif pour prendre ma lentille macro.  J’ai pu prendre son oeil en super macro alors que ma lentille n’était plus qu’à quelques centimètres de son dit oeil.

À l’évidence, je suis tombé sur une grenouille assez imprudente !

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