J’ai passé les derniers jours dans ma petite maison dans le fin fond des bois.  Devant celle-ci, j’ai des fleurs qui poussent comme, et où elles le veulent bien.  Ça semble faire l’affaire du colibri à gorge rubis.

Deux mâles ont pris possession de ma talle de fleurs.  Mais les deux mâles ne se tolèrent pas entre eux.  De leurs yeux bagarreurs, ils se cherchent constamment.  Pour mieux s’affronter.

Deux oiseaux minuscules ont donc passé leur temps à se chercher des poux, à se pousser, à chercher à prendre possession de la fleur de l’autre.

Tout ça donna naissance à un ballet minuscule qui se déploie au son des vrombissements.

Le colibri peut battre des ailes jusqu’à 80 fois par seconde.  Ça produit un son étrangement fort.  Qui nous permet de repérer l’oiseau plus facilement.  Car petit comme il est, s’il ne faisait pas de bruit, ça serait bien difficile de l’apercevoir.

Tiens, ça me rappelle la rainette faux-grillon qui, si elle ne chantait pas au printemps, demeurerait invisible tout l’an durant.

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8 réflexions sur “Le colibri: un oiseau teigneux