Aujourd’hui, j’avais le goût de sortir mon drone.  Pour vous faire voir à quel point l’endroit où je prends mes photos est complètement écrasé par l’urbanité environnante.

Dans la région de Montréal, 85% des milieux humides ont été détruits.  Pour faire place à des quartiers résidentiels.  La plupart du temps.  Mais aussi à des entreprises agricoles.

Les milieux humides sont pourtant très importants et très riches.  Beaucoup d’espèces s’y reproduisent.  J’ai d’ailleurs aujourd’hui croisé la route d’un oisillon cardinal qui faisait ses premiers pas en dehors du nid.  Les parents étaient tout juste à côté, pour surveiller et s’assurer que tout se passe bien.

Quand on dit qu’un milliard d’oiseaux ont disparu depuis 30 ans en Amérique du Nord, c’est d’abord et avant tout parce qu’on a détruit les habitats où ils se nourrissent et se reproduisent.  Si on était intelligents, on chercherait des moyens pour reconstituer de tels milieux.  Mais au lieu de ça, des promoteurs cherchent toujours de nouveaux moyens de détruire les habitats humides qui restent et qui peinent à survivre envers et contre tous.

Aujourd’hui, j’avais le goût de vous raconter tout ça dans une vidée Facebook en direct:


Et pour bien montrer à quel point ces marais subissent une pression énorme de notre part, rien de tel que le drone.  J’ai ce soir fait un simple collage d’images qui illustrent assez bien, je crois, à quel point le marais ne peut plus perdre un seul pouce de terrain.

J’ai par la suite poursuivi mes explorations dans le marais.  J’ai croisé la route de toutes sortes d’oiseaux intéressants.  Dont le tyran tritri.  Il m’a donné du fil à retordre celui-là.  Il est pas mal plus farouche que le tyran huppé. Dur à approcher donc. Et  conséquemment, je n’ai pu prendre une photo que d’assez loin.  Ce qui tue les détails de la photo.  Mais bon, au moins je l’ai vu!

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