Le journal Le Monde vient de publier un article drôlement intéressant sur la pollution sonore.  Celle-ci affecterait beaucoup plus les animaux qu’on ne l’avait cru jusque-là.

On savait que les baleines avaient beaucoup de difficulté à communiquer à cause du bruit des bateaux, des levées sismiques et tout le boucan qu’on fait dans les océans.  D’ailleurs, lorsque j’utilise mon hydrophone, dans mon zodiac, alors que je me retrouve dans un secteur tranquille du Saint-Laurent, j’ai quand même beaucoup de difficulté à entendre les baleines.  Ce que je parviens à détecter plus souvent qu’autrement, c’est le vacarme d’un cargo passant au large.

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Si on connaissait assez l’impact de la pollution sonore dans les océans, on savait jusqu’ici beaucoup moins quel pouvait être l’impact du bruit des automobiles, des avions et des activités industrielles sur la vie qui se réfugie dans les boisés qui croissent près des activités humaines.  Avec cette étude, telle que commentée dans Le Monde, on se rend compte que l’impact est finalement dévastateur.

Lorsque je suis à la chasse aux images à la rainette, je dois faire le moins de bruit possible si je veux les apercevoir et les approcher.  Mais j’ai beau être le plus silencieux du monde, dès qu’un avion ou un camion fait plus de bruit que celui qu’on entend habituellement, les rainettes se taisent.  C’est clair que ça les perturbe dans leurs activités de reproduction.

En marchant en forêt près des villes, on se rend aussi compte que la vie se fait beaucoup plus rare dans les bandes près des routes.  Il faut s’enfoncer parmi les arbres pour retrouver une vie qui y trouve un refuge plus confortable.

Pour lire l’article du Monde.

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Une réflexion sur “Un monde bruyant

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