Aujourd’hui, dans le boisé du Tremblay, j’avais le goût d’utiliser le drone.  Afin de faire des images de la mare où je filme la rainette faux-grillon depuis une semaine maintenant.  Avec le drone, je me disais que la mare apparaîtrait beaucoup plus clairement dans le contexte urbain qui est le sien.

Le drone, c’est un super outil!  Ça permet d’aller chercher des images uniques.  Pour attirer l’attention des gens, c’est très pratique.  Mais c’est un outil capricieux et d’utilisation assez difficile.  Et ça coûte assez cher.  Enfin, si l’on veut des images 4K.

De prime abord, ç’a l’air simple à faire voler cet engin.  En deux temps trois mouvements, on comprend la procédure.  Mais il y a le vent.  Les branches. L’humidité.  Et la façon de bien filmer avec ce truc.  Pas évident tout ça!

Aujourd’hui, j’ai rencontré une première difficulté lorsqu’est venu le moment de faire décoller le drone au-dessus de ma flaque d’eau.  J’étais trop près d’un aéroport.  Interdiction de voler donc.  Ça compliquait les choses.

La décision que j’ai prise, ç’a été de m’éloigner de l’aéroport et de trouver une autre flaque d’eau.  Dans le même boisée.  Mais d’accord, pour mon film, c’est un peu tricher.  C’était quand même la seule façon que j’avais de pouvoir faire voler le drone dans ce secteur.

Je n’avais pas utilisé le drone depuis l’été dernier.  Et dès le décollage, je me suis souvenu à quel point ça ne prend pas grand chose pour obtenir une catastrophe avec un tel appareil.  Ok, j’étais dans le bois.  Sans beaucoup de vent.  Et surtout, sans le Saint-Laurent sous le machin.

Plus souvent qu’autrement, je fais voler le drone au-dessus des baleines et des phoques, dans le Saint-Laurent.  La piste de décollage est alors très petite:  Le bout de mon zodiac.  Mais atterrir, c’est encore pire.  Le drone doit entrer dans la même petite zone d’à peu près 4 pieds carrés, en évitant d’accrocher le toit du zodiac ou l’antenne.  Si le drone manque sa zone d’atterrissage, c’est terminé.  Tu viens de perdre environ 2000$ dans le Saint-Laurent.

L’été dernier, j’avais eu la ô combien brillante idée de faire décoller le drone en plein détroit de Jacques-Cartier.  C’est où ça?  Entre la Minganie et l’île d’Anticosti.  Et là-bas, du vent, si tu en veux, il y en a à profusion!  Pourquoi faire voler le drone là, en pleine mer?  Parce que, seconde idée ô combien géniale, il y avait des centaines de fous de Bassan qui s’alimentaient en plongeant dans les flots tout autour de nous.  J’avais envie d’aller filmer ça.  Avec le drone bien sûr.  Je me demande bien qui était le plus fou.  L’oiseau ou le gars dans le zodiac?

Les fous passaient tout près du drone, il y avait de la vague sans bon sens.  Et du vent pour écorner les boeufs.  Dans ces conditions, le drone était à peu près incontrôlable.   Le vol de 10 minutes m’a semblé avoir duré 2 heures!

Voici ce que ça donne (images non colorisées et compressées):

 

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